Ghaliaa Chaker, chanteuse syrienne qui veut inspirer d'autres femmes voilées

Dans un studio d'enregistrement aux Emirats arabes unis, pays du Golfe où elle a grandi, la jeune femme, qui chante en plusieurs langues, raconte avoir elle-même été inspirée par la victoire d'une chanteuse jordanienne voilée dans la version arabe du télé-crochet The Voice en 2015. (AFP)
Dans un studio d'enregistrement aux Emirats arabes unis, pays du Golfe où elle a grandi, la jeune femme, qui chante en plusieurs langues, raconte avoir elle-même été inspirée par la victoire d'une chanteuse jordanienne voilée dans la version arabe du télé-crochet The Voice en 2015. (AFP)
Dans un studio d'enregistrement aux Emirats arabes unis, pays du Golfe où elle a grandi, la jeune femme, qui chante en plusieurs langues, raconte avoir elle-même été inspirée par la victoire d'une chanteuse jordanienne voilée dans la version arabe du télé-crochet The Voice en 2015. (AFP)
Dans un studio d'enregistrement aux Emirats arabes unis, pays du Golfe où elle a grandi, la jeune femme, qui chante en plusieurs langues, raconte avoir elle-même été inspirée par la victoire d'une chanteuse jordanienne voilée dans la version arabe du télé-crochet The Voice en 2015. (AFP)
Dans un studio d'enregistrement aux Emirats arabes unis, pays du Golfe où elle a grandi, la jeune femme, qui chante en plusieurs langues, raconte avoir elle-même été inspirée par la victoire d'une chanteuse jordanienne voilée dans la version arabe du télé-crochet The Voice en 2015. (AFP)
Dans un studio d'enregistrement aux Emirats arabes unis, pays du Golfe où elle a grandi, la jeune femme, qui chante en plusieurs langues, raconte avoir elle-même été inspirée par la victoire d'une chanteuse jordanienne voilée dans la version arabe du télé-crochet The Voice en 2015. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 07 septembre 2024

Ghaliaa Chaker, chanteuse syrienne qui veut inspirer d'autres femmes voilées

  • Foulard sur la tête et guitare à la main, l'artiste de 26 ans aime penser qu'elle peut "ouvrir la voie" à celles qui doutent qu'une carrière musicale soit compatible avec la religion musulmane
  • Dans un studio d'enregistrement aux Emirats arabes unis, pays du Golfe où elle a grandi, la jeune femme, qui chante en plusieurs langues, raconte avoir elle-même été inspirée par la victoire d'une chanteuse voilée dans la version arabe de The Voice

DUBAI: Avec sa musique alternative, ses centaines de milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux et son hijab assumé, la chanteuse syrienne Ghaliaa Chaker fait parler d'elle, espérant que son succès inspirera d'autres femmes voilées.

Foulard sur la tête et guitare à la main, l'artiste de 26 ans aime penser qu'elle peut "ouvrir la voie" à celles qui doutent qu'une carrière musicale soit compatible avec la religion musulmane.

"C'est merveilleux de savoir que l'on a (...) donné un coup de pouce à une fille qui n'arrive pas à réaliser ses rêves", dit-elle dans un entretien à l'AFP.

Dans un studio d'enregistrement aux Emirats arabes unis, pays du Golfe où elle a grandi, la jeune femme, qui chante en plusieurs langues, raconte avoir elle-même été inspirée par la victoire d'une chanteuse jordanienne voilée dans la version arabe du télé-crochet The Voice en 2015.

Le passage de Nedaa Sharara dans l'émission avait choqué à l'époque certains spectateurs, peu habitués à voir des femmes en hijab sur scène.

Mais à 17 ans, Ghaliaa Chaker avait été impressionnée par sa "confiance en elle". "Je me suis dit que moi aussi je pouvais le faire", dit-elle.

Le Coran n'interdit pas explicitement aux musulmanes de chanter ou de jouer de la musique en public, mais certains religieux conservateurs jugent cela contraire aux valeurs islamiques.

Ghaliaa Chaker, elle, refuse que sa foi soit un frein à ses ambitions. "Il n'y a rien que je veuille faire que je n'ai pas fait parce que je suis voilée", dit la chanteuse aux yeux verts, qui s'adonne aussi sans complexes à son autre passion: la moto.

Ses parents l'ont toujours soutenu dans son choix de carrière, même si sa famille en Syrie a été "très surprise au début".

Ils avaient sans doute "peur de ce milieu et de la réaction des gens" vis-à-vis du hijab, explique-t-elle, en affirmant recevoir beaucoup de critiques dans son entourage et sur les réseaux sociaux, où elle compte plusieurs centaines de milliers d'abonnés.

"Cela me dérange bien sûr, mais j'essaie de retenir les commentaires positifs et l'amour que les gens portent à ma musique", dit-elle.

Mélange de styles

Influencée à la fois par les légendes de la chanson arabe que lui a fait découvrir son père, telles Oum Kalthoum ou Fairouz, et par la musique occidentale écoutée par sa mère, Ghaliaa Chaker a développé son propre style, qu'elle décrit comme un mélange de musique indie, RnB, hip-hop, electro pop, et jazz.

Au cours de son enfance à Al Ain, grande ville émiratie à l'est d'Abou Dhabi, l'un des sept émirats des Emirats arabes unis, elle a appris seule à jouer du piano, de la batterie, de la guitare et de la darbouka, son père préférant lui offrir des instruments plutôt que des jouets.

Son premier titre, composé en anglais, sort en 2018 et fait rapidement le tour des radios de Dubaï.

"Je n'ai jamais pensé à l'époque que je chanterais aussi en arabe", se souvient-elle.

C'est pourtant sa langue maternelle qui la fera connaître dans la région, notamment la chanson "Abali" dont la vidéo a été visionnée plus de 34 millions de fois sur YouTube depuis sa sortie en 2019.

Depuis, son public grandit et ses concerts se multiplient dans le monde arabe. En août, elle était sur scène à Beyrouth, au Liban.

Outre l'arabe et l'anglais, Ghaliaa Chaker chante parfois en turc, en arménien et en persan, et rêve de collaborer avec des artistes du monde entier.

"Il est temps que le monde occidental sache à quel point notre musique est belle", dit-elle.


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
Short Url
  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.