L'ancien patron de la Banque du Liban interrogé par un juge 

Depuis fin 2019, la livre libanaise a perdu plus de 98% de sa valeur et 44% des Libanais vivent désormais sous le seuil de pauvreté, selon un rapport de la Banque mondiale publié en mai dernier. (AFP)
Depuis fin 2019, la livre libanaise a perdu plus de 98% de sa valeur et 44% des Libanais vivent désormais sous le seuil de pauvreté, selon un rapport de la Banque mondiale publié en mai dernier. (AFP)
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Publié le Lundi 09 septembre 2024

L'ancien patron de la Banque du Liban interrogé par un juge 

  • L'ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, était interrogé lundi par un juge au palais de Justice à Beyrouth au sujet des accusations de détournement de fonds publics
  • A l'arrivée devant le palais de Justice du convoi transportant M. Salamé, une trentaine de manifestants ont tenté de prendre les voitures d'assaut, criant "Salamé est un voleur"

BEYROUTH: L'ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, était interrogé lundi par un juge au palais de Justice à Beyrouth au sujet des accusations de détournement de fonds publics dont il fait l'objet, a indiqué à l'AFP une source judiciaire libanaise.

M. Salamé, 74 ans, avait été arrêté le 3 septembre à Beyrouth puis placé en détention provisoire. Il est suspecté de détournement massif de fonds publics libanais et de s'être constitué un riche patrimoine immobilier et financier.

A l'arrivée devant le palais de Justice du convoi transportant M. Salamé, une trentaine de manifestants ont tenté de prendre les voitures d'assaut, criant "Salamé est un voleur", a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le premier juge d'instruction de Beyrouth, Bilal Halawé, a entamé l'interrogatoire" de l'ancien gouverneur de la BDL, "en présence de son avocat", a indiqué la source judiciaire qui a refusé d'être identifiée.

Le procureur financier avait engagé des poursuites contre M. Salamé au lendemain de son arrestation pour "détournement de fonds publics, enrichissement illicite et blanchiment d'argent".

L'ancien banquier d'affaires franco-libanais se défend de toute malversation et a affirmé vendredi dans un communiqué "coopérer avec la justice libanaise".

Il avait été arrêté après avoir été entendu par le procureur général au sujet de soupçons de détournement de fonds de la BDL dépassant 40 millions de dollars.

M. Salamé, qui était étroitement lié à la classe politique, a été gouverneur de la banque centrale de 1993 jusqu'en juillet 2023.

Depuis fin 2019, la livre libanaise a perdu plus de 98% de sa valeur et 44% des Libanais vivent désormais sous le seuil de pauvreté, selon un rapport de la Banque mondiale publié en mai dernier.

M. Salamé, qui n'a pas répondu à une convocation d'un juge français en mai 2023, fait depuis l'objet d'un mandat d'arrêt international. Le Liban refuse néanmoins d'extrader ses ressortissants.

La justice allemande a de son côté annulé en juin dernier un mandat d'arrêt contre lui, sans pour autant boucler l'enquête à son encontre.

Les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni ont imposé des sanctions économiques pour corruption contre M. Salamé, Washington estimant que ses "actions corrompues et illégales ont contribué à l'effondrement de l'Etat de droit au Liban".


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.