Des tracts israéliens appellent des habitants du sud du Liban à évacuer

Il s'agit de la première fois que des tracts israéliens sont largués sur le sud du Liban pour demander aux habitants d'évacuer depuis le début des affrontements début octobre entre Israël et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié du Hamas palestinien. (AFP)
Il s'agit de la première fois que des tracts israéliens sont largués sur le sud du Liban pour demander aux habitants d'évacuer depuis le début des affrontements début octobre entre Israël et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié du Hamas palestinien. (AFP)
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Publié le Dimanche 15 septembre 2024

Des tracts israéliens appellent des habitants du sud du Liban à évacuer

  • Il s'agit de la première fois que des tracts israéliens sont largués sur le sud du Liban pour demander aux habitants d'évacuer depuis le début des affrontements début octobre
  • Selon l'Agence nationale d'information libanaise ANI, les tracts de "l'ennemi israélien" ont été largués au-dessus de Wazzani, à environ 5 km de la frontière. Contacté par l'AFP, son maire, Ahmad al-Mohammad, a confirmé l'information

BEYROUTH: Des tracts israéliens ont été largués dimanche sur le sud du Liban, demandant à des habitants d'évacuer, ont rapporté un média officiel et un responsable local, l'armée israélienne parlant de l'initiative d'une brigade qui n'avait pas été approuvée.

Il s'agit de la première fois que des tracts israéliens sont largués sur le sud du Liban pour demander aux habitants d'évacuer depuis le début des affrontements début octobre entre Israël et le Hezbollah, allié du Hamas palestinien.

Selon l'Agence nationale d'information libanaise ANI, les tracts de "l'ennemi israélien" ont été largués au-dessus de Wazzani, à environ 5 km de la frontière. Contacté par l'AFP, son maire, Ahmad al-Mohammad, a confirmé l'information.

"A tous les habitants et résidents des zones des camps de réfugiés, le Hezbollah tire depuis votre région. Vous devez quitter immédiatement vos foyers et vous diriger vers le nord de la région de Khiam avant 16h (13H00 GMT), et ne pas revenir dans cette zone jusqu'à la fin de la guerre", pouvait-on lire sur un tract consulté par l'AFP.

"Toute personne se trouvant dans cette zone après cette heure sera considérée comme un élément terroriste", est-il ajouté.

Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne a affirmé qu'il s'agissait d'une "initiative de la brigade 769 qui n'avait pas été approuvée par le commandement du Nord" et qu'une enquête avait été ouverte.

Les tracts ont été largués à l'aide d'un drone sur une zone depuis laquelle des "roquettes ont été tirées vers le nord d'Israël ces dernières semaines", a précisé l'armée.

La région de Wazzani est une région agricole dont les habitants emploient des familles de réfugiés syriens pour y travailler la terre.

Alors que les échanges de tirs ont entraîné le déplacement de milliers de personnes de part et d'autre de la frontière, le Hezbollah pro-iranien a déclaré samedi qu'une guerre totale avec Israël entraînerait le déplacement de "centaines de milliers" d'Israéliens supplémentaires.

Les violences transfrontalières depuis début octobre ont fait 623 morts au Liban, pour la plupart des combattants mais aussi au moins 142 civils, selon un bilan de l'AFP.

Du côté israélien, y compris sur le plateau du Golan annexé, les autorités ont annoncé la mort d'au moins 24 soldats et 26 civils.

Dans la bande de Gaza, où une guerre oppose Israël au mouvement Hamas, Israël largue régulièrement des tracts pour demander aux habitants d'évacuer un lieu devant être bombardé.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.