Les Houthis affirment avoir attaqué Tel-Aviv avec un «nouveau missile balistique hypersonique»

 Des secouristes éteignent un incendie dans la région de Lod, près de Tel-Aviv, dans le centre d'Israël, le 15 septembre 2024. L'armée israélienne a déclaré qu'un missile tiré depuis le Yémen a traversé le centre d'Israël le 15 septembre et est «tombé dans une zone ouverte».(AFP)
Des secouristes éteignent un incendie dans la région de Lod, près de Tel-Aviv, dans le centre d'Israël, le 15 septembre 2024. L'armée israélienne a déclaré qu'un missile tiré depuis le Yémen a traversé le centre d'Israël le 15 septembre et est «tombé dans une zone ouverte».(AFP)
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Publié le Mardi 17 septembre 2024

Les Houthis affirment avoir attaqué Tel-Aviv avec un «nouveau missile balistique hypersonique»

  •  Des milliers d'Israéliens se sont précipités dans des abris à Tel-Aviv dimanche et de fortes explosions ont secoué la ville 
  •  Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a menacé de lancer une nouvelle vague de frappes sur le Yémen, similaires à celles de Hodeïda

AL-MOUKALLA: La milice houthie du Yémen affirme avoir tiré un missile balistique sur la capitale israélienne et a promis de continuer à tirer des roquettes sur Israël et d'attaquer ses navires en soutien au peuple palestinien.

Dans une déclaration télévisée, le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarea, a indiqué, dimanche, que les forces houthies avaient tiré un missile hypersonique sur un site militaire à Tel-Aviv, qui a parcouru 2 040 kilomètres et a échappé aux défenses aériennes américaines et israéliennes.

«L'ennemi israélien doit s'attendre à d'autres frappes et opérations qualitatives à venir», a déclaré M. Sarea, ajoutant que l'attaque contre Tel-Aviv était également une mesure de représailles pour les frappes aériennes israéliennes sur la ville de Hodeïda, dans l'ouest du Yémen, le 20 juillet.

Des milliers d'Israéliens se sont précipités dans des abris à Tel-Aviv dimanche et de fortes explosions ont secoué la ville lorsque les défenses israéliennes ont tenté d'intercepter un missile houthi qui a atterri dans le centre de la ville.

Après l'attaque à la roquette des Houthis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a menacé de lancer une nouvelle vague de frappes sur le Yémen, similaires à celles de Hodeïda.

«Les Houthis ne sont pas sans savoir que nous faisons payer un lourd tribut à toute tentative de nous nuire. Ceux qui ont besoin d'un rappel sont invités à visiter le port de Hodeïda», a déclaré M. Netanyahou lors de la réunion de son cabinet.

S'adressant à une foule de partisans dans les zones qu'il contrôle, le chef des Houthis, Abdel Malik al-Houthi, a également promis dimanche de poursuivre la campagne contre les navires internationaux en mer Rouge et dans d'autres eaux, et de tirer des missiles sur Israël jusqu'à ce que ce dernier mette un terme à sa guerre à Gaza.

«Nos forces poursuivent leurs opérations maritimes réussies et très efficaces contre les navires liés aux adversaires israéliens, américains et britanniques», a déclaré M. Al-Houthi.

Depuis novembre, les Houthis ont tiré plus d'une centaine de missiles balistiques, de drones et de bateaux-drones sur des navires commerciaux et des navires de guerre naviguant sur les voies maritimes internationales, ainsi que des roquettes et des drones sur Israël, en affirmant qu'ils agissaient en soutien au peuple palestinien.

Les critiques affirment que les Houthis utilisent l'indignation générale du Yémen face à l'opération dévastatrice d'Israël à Gaza pour recruter des combattants, renforcer leur soutien public qui s'amenuise et mobiliser des forces pour attaquer leurs opposants au Yémen.

Par ailleurs, la mission navale de l'UE en mer Rouge, connue sous le nom d'EUNAVFOR Aspides, a déclaré dimanche que l'opération de sauvetage du pétrolier en flammes Sounion était en cours, ce qui laisse espérer qu'une catastrophe sera évitée pour l'écosystème de la mer Rouge et le transport maritime.

«Le sauvetage du MV Sounion est une opération complexe qui se déroule en plusieurs phases. Les remorqueurs ont réussi à se connecter au navire et le remorquage du MV Sounion vers un lieu sûr est en cours», a déclaré la mission de l'UE sur X, ajoutant que ses navires de guerre assuraient la protection des navires de sauvetage.

Le Sounion, qui transporte près d'un million de barils de pétrole brut, a été abandonné en flammes dans la mer Rouge depuis la fin du mois dernier, après avoir été attaqué à plusieurs reprises par les Houthis.

La mission de l'UE a déclaré au début du mois que les remorqueurs arrivés sur le site du pétrolier en feu ont découvert que le navire était trop dangereux pour être déplacé vers un autre endroit afin de neutraliser la menace, ce qui a contraint les sauveteurs à envisager d'autres options.

Dimanche, un représentant du gouvernement d'Aden, la capitale provisoire du Yémen, a déclaré à Arab News que les sauveteurs avaient pu remorquer le navire après l'arrivée d'un nouveau remorqueur envoyé par le propriétaire du Sounion.

Les experts maritimes, qui avaient précédemment mis en garde contre une catastrophe écologique majeure en mer Rouge en cas d'explosion du navire ou de fuite de pétrole, ont réagi positivement à la nouvelle du remorquage.

«Grâce à la protection navale qui l'entoure, le MV Sounion est maintenant remorqué vers un endroit sûr pour être récupéré, ce qui permettrait d'éviter une catastrophe écologique en mer Rouge après que le navire a été truffé d'explosifs par les Houthis et qu'il a brûlé pendant des semaines», a déclaré Wim Zwijnenburg, du projet de désarmement humanitaire de l'organisation pacifiste néerlandaise PAX, dans un message publié sur le site X.

Par ailleurs, un officier du gouvernement yéménite a été tué dimanche lors d'affrontements avec les Houthis dans la province méridionale de Dhale, la dernière d'une série d'attaques des Houthis contre les troupes gouvernementales dans la province.

Mohammed al-Naqeeb, porte-parole militaire du Conseil de transition du Sud, a déclaré à Arab News que les Houthis avaient utilisé des drones et des missiles thermiques pour attaquer leurs forces dans le district de Qatabah à Dhale dimanche, déclenchant des affrontements qui ont tué le commandant de terrain Mohammed Ali al-Humaidi.

Des dizaines de soldats du gouvernement yéménite ont été tués dans des attaques des Houthis à Dhale, Marib, Taiz et dans d'autres zones contestées au cours des deux dernières années, malgré une baisse significative des hostilités depuis l'entrée en vigueur, en 2022, d'une trêve négociée par l'ONU.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.