Deuxième journée consécutive de frappes contre des cibles Houthis par les États-Unis et le Royaume-Uni

 Des jets américains et britanniques ont frappé des cibles des Houthis dans la province de Hodeidah, à l'ouest du Yémen, lundi. (@CENTCOM)
Des jets américains et britanniques ont frappé des cibles des Houthis dans la province de Hodeidah, à l'ouest du Yémen, lundi. (@CENTCOM)
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Publié le Mardi 10 septembre 2024

Deuxième journée consécutive de frappes contre des cibles Houthis par les États-Unis et le Royaume-Uni

  • Les attaques des Houthis contre les navires ont conduit les États-Unis à former une coalition de forces opérationnelles maritimes pour défendre les navires
  • Le premier ministre du Yémen arrive à Doha pour discuter de l'aide financière du Qatar, en particulier dans le secteur de l'électricité

AL-MUKALLA : Des avions de combat américains et britanniques ont frappé des cibles houthies dans la province de Hodeidah, à l'ouest du Yémen, lundi. Il s'agit de la deuxième vague de frappes sur le territoire tenu par les Houthis en moins de 48 heures.

La chaîne Al-Masirah, dirigée par les Houthis, a rapporté que les avions américains et britanniques ont mené une frappe sur la région d'Al-Jabanah à Hodeidah, mais n'a fourni aucune information sur les lieux visés, les victimes ou les dégâts.

L'attaque à Hodeidah a eu lieu un jour après que les Houthis ont déclaré que les deux pays avaient mené trois frappes aériennes sur des cibles non identifiées dans la région de Maytam, au nord de la province d'Ibb.

Parallèlement, le commandement central américain a déclaré dimanche soir qu'au cours des dernières 24 heures, ses forces avaient détruit trois drones et deux systèmes de missiles des Houthis dans une zone yéménite contrôlée par les Houthis, qui menaçaient tous les navires de la coalition dirigée par les États-Unis et les navires commerciaux circulant sur les voies maritimes internationales.

Les attaques des Houthis contre les navires ont conduit les États-Unis à former une coalition de forces opérationnelles maritimes pour défendre les navires, à désigner les Houthis comme un groupe terroriste et à lancer des frappes contre le Yémen contrôlé par les Houthis, notamment Sanaa, Saada, Ibb et Hodeidah, en collaboration avec le Royaume-Uni.

Hodeidah, la seule grande ville côtière du Yémen contrôlée par les Houthis, a fait l'objet de la plupart des frappes américaines et britanniques depuis janvier, car la milice aurait utilisé ses côtes pour lancer des bateaux chargés d'explosifs et télécommandés afin d'attaquer les navires.

Les Houthis affirment que leurs forces ne visent que les navires liés à Israël afin de faire pression sur Tel-Aviv pour qu'il mette fin à la guerre de Gaza.

Par ailleurs, le gouvernement du Yémen a demandé lundi une aide financière aux pays du CCG afin de soutenir son économie chancelante, de stabiliser la monnaie et de payer les fonctionnaires.

Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel, a rencontré l'ambassadeur des Émirats arabes unis au Yémen, Mohammed Hamad Al-Zaab, à Riyad, lundi, afin de discuter du soutien financier "nécessaire" pour stimuler l'économie du pays, améliorer les conditions de vie des Yéménites et soutenir les réformes du gouvernement, selon l'agence de presse officielle, SABA.

Cette visite intervient alors que le premier ministre yéménite, Ahmed Awadh bin Mubarak, est arrivé à Doha dimanche pour discuter de l'aide financière qatarie au Yémen, en particulier dans le secteur de l'électricité.

"Le gouvernement cherche un nouveau soutien de la part de ses frères des pays du CCG", a déclaré à Arab News un responsable gouvernemental yéménite bien informé qui a requis l'anonymat.

Le gouvernement yéménite a perdu près de 70 % de ses revenus depuis que les Houthis ont attaqué les terminaux pétroliers dans les provinces de Shabwa et de Hadramout, provoquant un arrêt complet des exportations de pétrole.

Le riyal yéménite a continué à chuter par rapport au dollar, atteignant environ 1900 dans les zones contrôlées par le gouvernement, contre 215 riyals en 2015.

Les fonctionnaires, y compris les enseignants et le personnel militaire, se sont plaints que leurs salaires n'ont pas été augmentés et qu'ils sont payés en retard.


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.