Barnier espère finaliser son gouvernement, manifestations contre le couple exécutif

Le Premier ministre français Michel Barnier (C) quitte les lieux après une visite de l'INES (Institut national de l'énergie solaire) au Bourget du Lac, dans l'est de la France, le 12 septembre 2024. (AFP)
Le Premier ministre français Michel Barnier (C) quitte les lieux après une visite de l'INES (Institut national de l'énergie solaire) au Bourget du Lac, dans l'est de la France, le 12 septembre 2024. (AFP)
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Publié le Samedi 21 septembre 2024

Barnier espère finaliser son gouvernement, manifestations contre le couple exécutif

  • Après avoir transmis une nouvelle liste de noms à Emmanuel Macron, Michel Barnier espère toujours présenter son gouvernement "avant dimanche" mais des hésitations persistent dans le camp macroniste
  • L'entourage du locataire de Matignon, qui a "pleine liberté" pour composer son équipe selon le président, a fait savoir vendredi soir que "l'architecture et la composition finalisées" du gouvernement ont été envoyées à l'Elysée

BEYROUTH: Après avoir transmis une nouvelle liste de noms à Emmanuel Macron, Michel Barnier espère toujours présenter son gouvernement "avant dimanche" mais des hésitations persistent dans le camp macroniste et une partie de la gauche descend de nouveau dans la rue contre le chef de l'Etat et le Premier ministre.

L'entourage du locataire de Matignon, qui a "pleine liberté" pour composer son équipe selon le président, a fait savoir vendredi soir que "l'architecture et la composition finalisées" du gouvernement ont été envoyées à l'Elysée.

La veille, une liste de 38 ministres, dont 16 de plein exercice, avait déjà été présentée au chef de l'Etat. Mais certaines personnalités, marquées très à droite - comme Bruno Retailleau à l'Intérieur ou, à la Famille, la sénatrice LR Laurence Garnier, opposée au mariage homosexuel - inquiètent au sein de la macronie.

"Les noms bougent dans tous les sens" ces derniers jours, résume à l'AFP une source ministérielle.

Le député macroniste Antoine Armand, un temps pressenti à Bercy, ne semblait plus figurer dans la nouvelle mouture, selon des sources concordantes.

Et le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli est désormais donné à la Famille, d'après ces sources. Laurence Garnier sera-t-elle maintenue à un autre poste ?

Plus de deux semaines après l'arrivée à Matignon de Michel Barnier, le camp présidentiel reste divisé sur la marche à suivre.

Le MoDem, après plusieurs réunions vendredi autour de François Bayrou, n'a toujours "pas acté" sa participation ou non au gouvernement, a fait valoir le groupe à l'AFP.

"Il y a encore des inconnues, on n'a pas 100% des réponses à nos questions", a-t-on ajouté, en actant tout de même "une envie de soutenir Barnier".

Face à ces hésitations, au nom de "l'intérêt collectif", Emmanuel Macron a appelé ses alliés à "aider" le Premier ministre à former son gouvernement.

- "Ligne rouge" -

Sur X, l'ancien député centriste Jean-Louis Bourlanges a, de son côté, "adjuré" ses amis à "surmonter leurs réserves" car "la situation politique, financière et internationale du pays est trop sérieuse".

Mais d'autres voix au sein du camp présidentiel ne semblent pas non plus convaincues par ce gouvernement.

Nommer Laurence Garnier, c'est franchir "une ligne rouge" pour Pierre-Yves Bournazel. L'ancien député Horizons semble, en revanche, prêt à accepter l'entrée au gouvernement de Bruno Retailleau. "Ce n'est pas ma ligne politique, mais c'est une coalition, et une coalition c'est un compromis", a-t-il dit sur BFMTV.

Avec un seul ministre de plein exercice attendu, le parti d'Édouard Philippe, pourtant enthousiaste à la nomination de Michel Barnier, estime ne pas avoir "été bien traité", selon un de ses cadres.

Un autre dirigeant de l'ex-majorité déplore qu'"aucune ambiguïté" sur la politique qui sera menée par Michel Barnier n'a été levée. "Aucune. Sur l'immigration, les impôts, la bioéthique…", énumère-t-il.

- "Election volée" -

La gauche, arrivée en tête des législatives, s'indigne aussi d'un futur gouvernement marqué à droite.

Ecologistes et insoumis devaient se joindre à des manifestations organisées samedi dans plusieurs villes de France par des associations, des organisations étudiantes, environnementales et féministes contre le tandem Macron-Barnier.

"C’est une question de dignité pour tout un peuple, après une élection niée et volée par le président de la République", relève la cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot. Et de dénoncer "les orientations politiques macrono-lepénistes du gouvernement Barnier".

LFI entend "augmenter la pression populaire" après une première journée de manifestations le 7 septembre qui avait réuni dans toute la France entre 110.000 (police) et 300.000 personnes (organisateurs).

Le chef de l'Etat a installé à Matignon Michel Barnier, "un Premier ministre de droite dure, anti-social, anti-migrants, au passé homophobe et qui ne pourra gouverner qu’avec l’accord permanent de Marine Le Pen", ont écrit dans leur appel à la mobilisation l'Union étudiante, l'Union syndicale et lycéenne, le Planning familial ou encore Attac France.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.