Erdogan a proposé une rencontre à Bachar al-Assad à New York

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé à rencontrer son homologue syrien Bachar al-Assad à New York, en marge des travaux de l'ONU, pour "normaliser" leurs relations, a-t-il annoncé avant son départ samedi. (AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé à rencontrer son homologue syrien Bachar al-Assad à New York, en marge des travaux de l'ONU, pour "normaliser" leurs relations, a-t-il annoncé avant son départ samedi. (AFP)
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Publié le Samedi 21 septembre 2024

Erdogan a proposé une rencontre à Bachar al-Assad à New York

  • Le président turc, qui avait soutenu, en vain, les efforts des rebelles syriens pour renverser le régime de Bachar al-Assad, cherche depuis plusieurs mois un rapprochement avec ce dernier et l'a invité en Turquie - sans résultat jusqu'à présent
  • Ankara qui contrôle de vastes portions du territoire syrien dans le nord-ouest avec le soutien de factions rebelles syriennes, accueille plus de 3,2 millions de réfugiés syriens

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé à rencontrer son homologue syrien Bachar al-Assad à New York, en marge des travaux de l'ONU, pour "normaliser" leurs relations, a-t-il annoncé avant son départ samedi.

Les deux pays ont rompu toutes relations officielles en 2011, après le début du conflit syrien.

"Nous avons demandé à rencontrer Bachar al-Assad afin de normaliser les relations entre la Turquie et la Syrie. Nous attendons désormais la réponse de l'autre partie", a déclaré le chef de l'Etat aux journalistes avant de décoller pour rejoindre l'Assemblée générale des Nations unies, où il doit prendre la parole lundi.

Le président turc, qui avait soutenu, en vain, les efforts des rebelles syriens pour renverser le régime de Bachar al-Assad, cherche depuis plusieurs mois un rapprochement avec ce dernier et l'a invité en Turquie - sans résultat jusqu'à présent.

Ankara qui contrôle de vastes portions du territoire syrien dans le nord-ouest avec le soutien de factions rebelles syriennes, accueille plus de 3,2 millions de réfugiés syriens, selon les données officielles de l'Onu, sur une population de 85 millions d'habitants.

Par ailleurs, M. Erdogan a indiqué que "Gaza sera au centre" de ses discussion à New York: "la Turquie veut jouer un rôle pour mettre un terme aux atrocités commises à Gaza", a-t-il dit.

"J'évoquerai les mesures communes qui peuvent être prises contre le génocide à Gaza et les politiques agressives d'Israël".

Pour lui, "les récentes attaques menées par Israël contre le Liban ont justifié les inquiétudes de la Turquie concernant les risques d'extension du conflit".

"La communauté internationale, en particulier les pays occidentaux, doit cesser de contempler les meurtres commis par Israël et prendre des mesures dissuasives".

"En tant que Turquie, nous nous efforcerons de voir ce que nous pouvons faire contre la tempête de morts que le sionisme mondial est en train de déclencher au Moyen-Orient".

"Je discuterai avec tous les dirigeants que je rencontrerai de l'arrêt du bain de sang dans les territoires palestiniens, en particulier à Gaza".


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com