L'armée israélienne dit que plus de 100 roquettes ont été tirées depuis le Liban dimanche

L''armée israélienne évacue des blessés par hélicoptère après qu'un missile antichar a été tiré sur Israël depuis le Liban, dans le cadre des hostilités transfrontalières entre le Hezbollah et Israël, près de la frontière israélienne avec le Liban, dans le nord d'Israël, le 19 septembre 2024. (REUTERS)
L''armée israélienne évacue des blessés par hélicoptère après qu'un missile antichar a été tiré sur Israël depuis le Liban, dans le cadre des hostilités transfrontalières entre le Hezbollah et Israël, près de la frontière israélienne avec le Liban, dans le nord d'Israël, le 19 septembre 2024. (REUTERS)
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Publié le Dimanche 22 septembre 2024

L'armée israélienne dit que plus de 100 roquettes ont été tirées depuis le Liban dimanche

  • L'armée israélienne a annoncé que plus de 100 projectiles avaient été tirés depuis le Liban tôt dimanche matin, ajoutant que les pompiers s'efforçaient d'éteindre les incendies provoqués par la chute de munitions
  • Des roquettes ont également été tirées au cours de la nuit, selon l'armée, tandis que le service d'urgence israélien Magen David Adom a indiqué dans un communiqué que quatre personnes avaient été blessées par des éclats d'obus au cours de la nuit, dont tr

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé que plus de 100 projectiles avaient été tirés depuis le Liban tôt dimanche matin, ajoutant que les pompiers s'efforçaient d'éteindre les incendies provoqués par la chute de munitions.

"Environ 85 projectiles ont été identifiés comme traversant le territoire israélien depuis le Liban" peu après 06H00 (03H00 GMT), et "environ 20" lors d'une précédente salve peu avant 05H00 (02H00 GMT), a expliqué l'armée dans un communiqué.

Des roquettes ont également été tirées au cours de la nuit, selon l'armée, tandis que le service d'urgence israélien Magen David Adom a indiqué dans un communiqué que quatre personnes avaient été blessées par des éclats d'obus au cours de la nuit, dont trois près de Haïfa, ville du nord d'Israël.

Au cours de la nuit, "plusieurs objets volants suspects" se sont approchés d'Israël depuis l'Irak, a déclaré l'armée, ajoutant qu'ils ont été interceptées et qu'aucun blessé n'a été signalé.

Les échanges de tirs transfrontaliers, quotidiens depuis des mois entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste Hezbollah au Liban, sont de plus en plus fréquents et intenses. Le Hebzollah affirme soutenir ainsi son allié palestinien du Hamas en guerre contre Israël dans la bande de Gaza.

 

L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah au Liban

L'armée israélienne a indiqué qu'elle menait des frappes sur des cibles du Hezbollah au Liban dimanche matin, après que le mouvement islamiste a tiré des dizaines de roquettes sur des zones habitées dans le nord d'Israël.

"L'armée israélienne frappe actuellement des cibles de l'organisation terroriste du Hezbollah au Liban", a précisé l'armée dans un communiqué, ajoutant que le mouvement armé libanais avait tiré environ 115 projectiles au cours des dernières heures "en direction de zones civiles dans le nord d'Israël".

 

Le Hezbollah affirme avoir ciblé des complexes industriels militaires israéliens

Le Hezbollah a affirmé dimanche avoir ciblé des installations de production militaire israéliennes en réponse aux explosions meurtrières ayant touché cette semaine ses appareils de transmission.

"Dans une première réponse" aux explosions mardi et mercredi au Liban de bipeurs et de taklies-walkies appartenant à des membres du Hezbollah et imputées à Israël, le mouvement islamiste libanais a affirmé dans un communiqué avoir "bombardé les complexes de l'industrie militaire Rafael", dans le nord d'Israël avec des "dizaines" de roquettes.

 

La défense passive israélienne ordonne la fermeture des écoles dans le nord du pays

Le Commandemant du front intérieur en Israël (défense passive) a indiqué dimanche avoir ordonné la fermeture de toutes les écoles dans les régions du nord du pays proches du Liban, à la suite de tirs de roquettes du mouvement islamiste Hezbollah.

Le Commandement du front intérieur a indiqué dans un communiqué que les écoles et autres institutions éducatives seraient fermées jusqu'à lundi 18H00 (1500 GMT).

 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.