ONU: Quelque 100 000 personnes ont fui le Liban vers la Syrie

Samedi, l'agence de l'ONU pour les réfugiés avait affirmé que plus de 50.000 personnes avaient fui vers la Syrie. La veille un représentant du HCR dans la région avait indiqué que la proportion était alors de 80% de Syriens rentrant dans leur pays pour 20% de Libanais fuyant le leur. (AFP)
Samedi, l'agence de l'ONU pour les réfugiés avait affirmé que plus de 50.000 personnes avaient fui vers la Syrie. La veille un représentant du HCR dans la région avait indiqué que la proportion était alors de 80% de Syriens rentrant dans leur pays pour 20% de Libanais fuyant le leur. (AFP)
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Publié le Lundi 30 septembre 2024

ONU: Quelque 100 000 personnes ont fui le Liban vers la Syrie

  • Quelque 100.000 personnes ont fui vers la Syrie suite aux frappes aériennes israéliennes sur le Liban, a indiqué lundi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), un chiffre qui a doublé en deux jours
  • Samedi, l'agence de l'ONU pour les réfugiés avait affirmé que plus de 50.000 personnes avaient fui vers la Syrie

GENEVE: Quelque 100.000 personnes ont fui vers la Syrie suite aux frappes aériennes israéliennes sur le Liban, a indiqué lundi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), un chiffre qui a doublé en deux jours.

"Le nombre de personnes qui ont traversé le Liban pour se rendre en Syrie, fuyant les frappes aériennes israéliennes - des ressortissants libanais et syriens - a atteint 100.000. L'exode se poursuit", a écrit le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, sur le réseau social X.

"Le HCR, a-t-il précisé, "est présent à quatre points de passage" pour aider ces personnes, "aux côtés des autorités locales et du Croissant-Rouge syrien".

Samedi, l'agence de l'ONU pour les réfugiés avait affirmé que plus de 50.000 personnes avaient fui vers la Syrie. La veille un représentant du HCR dans la région avait indiqué que la proportion était alors de 80% de Syriens rentrant dans leur pays pour 20% de Libanais fuyant le leur.

L'armée israélienne a intensifié à partir du 23 septembre ses bombardements au Liban pour permettre, selon elle, le retour dans le nord d'Israël de ses habitants déplacés par les échanges de tirs avec le Hezbollah. Ces frappes ont entraîné d'importants mouvements de population, tant à l'intérieur du Liban que vers la Syrie.

Des habitants avaient déjà commencé à fuir après que le Hezbollah au Liban a ouvert un front contre Israël au début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque du 7 octobre 2023 contre Israël par le Hamas palestinien, son allié.

La semaine dernière, les bombardements israéliens ont fait plus de 700 morts au Liban, en majorité des civils selon le ministère libanais de la Santé.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU a annoncé dimanche une opération d'urgence pour fournir une aide alimentaire à un million de personnes touchées par le conflit au Liban.

Alors que la crise s'aggrave, nous nous préparons à aider jusqu'à un million de personnes avec un mélange d'argent liquide et d'aide alimentaire", a déclaré Matthew Hollingworth, directeur du PAM pour le Liban, appelant la communauté internationale à contribuer à hauteur de 105 millions de dollars pour permettre à l'organiser de financer ces opérations jusqu'à la fin de l'année.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.