Le Hezbollah affirme qu'il poursuivra la lutte contre Israël, malgré la mort de son chef

Malgré une intense campagne de frappes aériennes menée depuis une semaine par Israël et la mort de plusieurs chefs du mouvement, Naïm Qassem a affirmé lundi que le Hezbollah était "prêt" à repousser une offensive terrestre israélienne. (AFP)
Malgré une intense campagne de frappes aériennes menée depuis une semaine par Israël et la mort de plusieurs chefs du mouvement, Naïm Qassem a affirmé lundi que le Hezbollah était "prêt" à repousser une offensive terrestre israélienne. (AFP)
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Publié le Mardi 01 octobre 2024

Le Hezbollah affirme qu'il poursuivra la lutte contre Israël, malgré la mort de son chef

  • Le Hezbollah a affirmé lundi qu'il poursuivrait sa lutte contre Israël en «soutien» à Gaza et s'est dit «prêt» à faire face à une opération terrestre israélienne au Liban
  • Le mouvement libanais, soutenu par l'Iran, choisira un successeur à Hassan Nasrallah «à la première occasion», a déclaré dans un discours télévisé son numéro deux, Naïm Qassem

BEYROUTH: Le Hezbollah a affirmé lundi qu'il poursuivrait sa lutte contre Israël en "soutien" à Gaza et s'est dit "prêt" à faire face à une opération terrestre israélienne au Liban, en dépit de la mort de son chef, Hassan Nasrallah, et des coups intenses qu'il subit.

Le mouvement  libanais, soutenu par l'Iran, choisira un successeur à Hassan Nasrallah "à la première occasion", a déclaré dans un discours télévisé son numéro deux, Naïm Qassem.

Après un an d'échanges de tirs à la frontière israélo-libanaise, en marge de la guerre dans la bande de Gaza, Israël a déplacé depuis la mi-septembre le coeur de ses opérations vers le nord, afin d'affaiblir le Hezbollah et permettre le retour de dizaines de milliers d'habitants déplacés par les tirs de roquettes incessants.

Malgré une intense campagne de frappes aériennes menée depuis une semaine par Israël et la mort de plusieurs chefs du mouvement, Naïm Qassem a affirmé lundi que le Hezbollah était "prêt" à repousser une offensive terrestre israélienne.

Il a ajouté que le Hezbollah, allié du Hamas, allait poursuivre sa lutte contre Israël "en soutien à Gaza", où l'armée israélienne mène depuis le 7 octobre 2023 une offensive en riposte à l'attaque sans précédent du mouvement palestinien.

"Nous sommes prêts si les Israéliens décident d'entrer au sol, nos forces de résistance sont prêtes pour une confrontation terrestre", a averti Naïm Qassem.

Israël, qui a déployé des renforts à sa frontière nord, avait une nouvelle fois promis de combattre ses "ennemis" et de les "éliminer" partout où ils se trouvent, après la mort de Hassan Nasrallah, tué vendredi dans une puissante frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth.

Naïm Qassem a affirmé que Nasrallah avait été tué en compagnie de quatre autres personnes, démentant la mort d'une vingtaine de membres du Hezbollah annoncée par Israël. Il n'a pas précisé quand son successeur serait désigné, ni quand se dérouleraient ses obsèques.

Dans un contexte régional explosif, l'Iran, ennemi juré d'Israël, qui finance et arme le Hezbollah, a assuré lundi qu'il ne "déploierait" pas de combattants au Liban.

« Visés injustement »

Lundi, le Hamas a annoncé que son chef au Liban, Fatah Charif Abou al-Amine, avait été tué lundi dans une frappe dans le camp de réfugiés palestiniens d'al-Bass, dans le sud du pays. L'armée israélienne a confirmé l'avoir "éliminé".

Après plusieurs bombardements ces derniers jours sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, une frappe a visé lundi un immeuble du centre de la capitale, pour la première fois en un an d'escalade militaire.

Le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), une organisation palestinienne laïque de gauche qualifiée de terroriste par Israël et l'Union européenne, a annoncé la mort de trois de ses membres.

L'armée israélienne n'a pas commenté ces informations.

Selon une source de sécurité libanaise, "au moins quatre personnes ont été tuées dans une frappe de drone israélienne visant un appartement appartenant à la Jamaa Islamiya", un groupe libanais sunnite qui appuie le Hezbollah dans ses opérations menées depuis le Liban sur le nord d'Israël "en soutien" au Hamas.

Cette frappe a visé un immeuble du quartier de Cola, dont un étage a été détruit, selon des images de l'AFP.

Réveillé par un "énorme bruit", Mohammed al-Hoss, un habitant du quartier, s'est précipité dans la rue en pyjama. "Les gens criaient et on voyait la poussière qui s'élevait de l'immeuble d'à côté", a raconté cet homme de 41 ans.

Son immeuble, où vivaient aussi des personnes ayant fui les bombardements dans d'autres régions du Liban, a été endommagé. "Nous sommes visés injustement pour quelque chose avec laquelle nous n'avons rien à voir. Notre pays n'a pas les moyens d'aller en guerre. Notre pays est dans un état misérable", a-t-il ajouté.

Un million de déplacés 

Au total, plus de mille personnes ont été tuées au Liban depuis la mi-septembre, selon les autorités. Le Premier ministre, Najib Mikati, a affirmé que près d'un million de personnes pourraient avoir été déplacées par les bombardements israéliens, soit le plus grand déplacement de population de l'histoire du pays selon lui.

Lundi avant l'aube, l'armée a annoncé avoir frappé des dizaines de cibles du Hezbollah dans la région de la Békaa, dans l'est du Liban, parmi lesquelles "des dizaines de lanceurs et de bâtiments où étaient stockées des armes".

Elle a indiqué avoir "réussi à intercepter une cible aérienne suspecte qui est entrée depuis le Liban en territoire israélien" lundi matin.

L'Arabie saoudite, très influente au Liban, a appelé lundi au respect de la "souveraineté et de l'intégrité territoriale" de ce pays, exprimant sa "grande préoccupation" face à l'intensification du conflit entre le Hezbollah et Israël, alors que se poursuit l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.

Dans le territoire palestinien, bombardé sans répit depuis un an en riposte à l'attaque du 7 octobre, le nombre de frappes aériennes israéliennes a cependant baissé de manière significative ces derniers jours, selon des journalistes de l'AFP qui ont signalé trois ou quatre frappes pendant la nuit de dimanche à lundi.

Le décès de Hassan Nasrallah, considéré comme l'homme le plus puissant du Liban, constitue une victoire majeure d'Israël face à l'Iran et ses alliés.

Israël a affirmé que la "plupart" des hauts dirigeants du Hezbollah avaient été tués ces derniers mois lors de ses opérations.

Malgré ces coups durs, le mouvement poursuit ses tirs de roquettes vers le nord d'Israël. "Nous avons peur qu'il y ait une escalade totale", a témoigné Matan Sofer, un habitant de la localité israélienne de Rosh Pina, à une trentaine de kilomètres de la frontière libanaise.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.