Gaza: Une frappe israélienne tue un jeune journaliste palestinien

Depuis le début du conflit, le 7 octobre 2023, au moins 128 journalistes et travailleurs des médias ont été tués. Tous, sauf cinq d'entre eux, sont palestiniens. Les victimes de ce conflit sont des civils. Le nombre de morts réel est susceptible d'être bien plus élevé. (X/File)
Depuis le début du conflit, le 7 octobre 2023, au moins 128 journalistes et travailleurs des médias ont été tués. Tous, sauf cinq d'entre eux, sont palestiniens. Les victimes de ce conflit sont des civils. Le nombre de morts réel est susceptible d'être bien plus élevé. (X/File)
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Publié le Lundi 07 octobre 2024

Gaza: Une frappe israélienne tue un jeune journaliste palestinien

  • Hassan Hamad a été tué dans une attaque menée à son domicile, au camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de Gaza.
  • Hamad est devenu bien connu pour documenter les frappes israéliennes et leur impact sur les résidents de Gaza.

LONDRES : Le journaliste palestinien Hassan Hamad, 19 ans, a été tué dans sa maison du camp de réfugiés de Jabalia, au nord de Gaza, lors d’une frappe aérienne israélienne dimanche, selon des médias locaux.

Hamad a été pris dans le bombardement lourd alors que les forces israéliennes continuaient de frapper Jabalia et d’autres zones, y compris Rafah et Al-Zawaida.

Lundi, Gaza a marqué le premier anniversaire de l’attaque d’octobre qui a depuis plongé la bande de Gaza, le Liban et d’autres acteurs régionaux dans un conflit en expansion, ce qui a fait monter les tensions dans toute la région.

« Avec une grande tristesse et douleur, je pleure le journaliste Hassan Hammad... le journaliste qui n’avait pas encore 20 ans, a résisté toute une année à sa manière et est resté seul, loin de sa famille pour ne pas être ciblé », a posté un ami sur son compte X, confirmant la mort du jeune homme.

« Il a résisté en essayant de trouver un signal Internet et en passant des heures sur le toit de sa maison pour publier des vidéos. Hier, à partir de 22 heures, il se déplaçait entre les zones bombardées et rentrait chez lui pour obtenir un signal internet puis revenait couvrir ce qui restait du bombardement. »

Hamad aurait été blessé à la jambe, mais il a continué de documenter les agressions, envoyant sa dernière vidéo à 6 heures du matin le dimanche avant d’être tué. Son corps a été retrouvé plus tard en morceaux, rassemblés dans une boîte par ceux qui étaient sur les lieux.

Hamad est devenu bien connu pour documenter les frappes israéliennes et leur impact sur les résidents de Gaza, y compris la dévastation causée par les bombardements, les conditions de siège et le manque de ressources.

Selon des rapports, il aurait reçu de multiples menaces de la part d’officiers israéliens lui demandant d’arrêter de filmer les attaques.

« Écoutez, si vous continuez à répandre des mensonges sur Israël, nous viendrons après vous et transformerons votre famille en (...) C’est votre dernier avertissement », a-t-il lu un message prétendument envoyé à Hamad via WhatsApp par un officier israélien, un avertissement qui a été partagé sur les réseaux sociaux.

Dans l’un de ses derniers messages, Hamad a fait état des frappes aériennes israéliennes à Beit Lahia et du bombardement de Jabalia. Quelques jours plus tôt, lui et son collègue journaliste Moamen Abu Awda ont survécu à une attaque de drone dans le camp de Jabalia.

Depuis le début du conflit, le 7 octobre 2023, au moins 128 journalistes et travailleurs des médias ont été tués. Tous sauf cinq d'entre eux sont des Palestiniens. Les victimes de ce conflit sont des Palestiniens. Le nombre réel de morts est susceptible d'être bien plus élevé.

Le conflit en cours a plongé Gaza dans une crise humanitaire profonde. Les autorités locales indiquent qu'environ un tiers des bâtiments du Strip ont été détruits, avec près de 42 000 morts et plus de 91 000 blessés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Soudan: une attaque de drone fait 10 morts, dont 7 enfants, à el-Obeid 

Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour
  • Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale

PORT-SOUDAN: Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Un témoin oculaire a affirmé que la frappe avait touché une maison dans le centre de cette ville, contrôlée par l'armée mais assiégée par la milice des Forces de soutien rapide (FSR).

Ces deux sources se sont exprimées auprès de l'AFP sous couvert d'anonymat, craignant pour leur sécurité.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des FSR qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

Ils y encerclent notamment El-Obeid, la principale ville de la région, qui se trouve à un carrefour stratégique reliant la capitale Khartoum au Darfour, où l'armée a perdu sa dernière position importante en octobre.

Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'El-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre El-Obeid et Dilling, une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis la mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.