Liban : le principal parti chrétien appelle à élire un président en vue d'un cessez-le-feu

Le chef du parti chrétien des Forces libanaises, Samir Geagea, a déclaré samedi que l'élection d'un nouveau président était essentielle pour obtenir un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. (AP/File)
Le chef du parti chrétien des Forces libanaises, Samir Geagea, a déclaré samedi que l'élection d'un nouveau président était essentielle pour obtenir un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. (AP/File)
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Publié le Samedi 12 octobre 2024

Liban : le principal parti chrétien appelle à élire un président en vue d'un cessez-le-feu

  • Le pays est sans président depuis près de deux ans, en raison des divergences au Parlement censé l'élire entre le Hezbollah pro-iranien et ses adversaires, dont les FL, principal bloc chrétien.
  • "L'urgence exige d'abord et avant tout un cessez-le-feu pour mettre fin à la catastrophe que notre peuple endure", a déclaré Samir Geagea lors d'une conférence de presse.

BEYROUTH : Le chef du parti chrétien des Forces Libanaises (FL) a estimé samedi qu'élire un président était la "seule option" pour parvenir à un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël et appliquer les résolutions internationales prévoyant le désarmement des milices au Liban.

Le pays est sans président depuis près de deux ans, en raison des divergences au Parlement censé l'élire entre le Hezbollah pro-iranien et ses adversaires, dont les FL, principal bloc chrétien.

Le Hezbollah a décidé unilatéralement d'ouvrir un front contre Israël le 8 octobre 2023 pour soutenir son allié palestinien, le Hamas, à Gaza.

Ces violences, auxquelles les FL et d'autres partis libanais sont opposés, ont tourné à la guerre ouverte le 23 septembre.

"L'urgence exige d'abord et avant tout un cessez-le-feu pour mettre fin à la catastrophe que notre peuple endure", a déclaré Samir Geagea lors d'une conférence de presse.

"En l'absence d'initiatives internationales sérieuses, notre seule option pour parvenir à un cessez-le-feu est d'élire un président de la République", a ajouté le dirigeant chrétien, proche de l'Arabie saoudite et des Etats-Unis.

La veille, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, avait dit soutenir les efforts du Liban pour "s'affirmer" face au Hezbollah et plaidé pour pourvoir le poste de président.

M. Geagea a réclamé "un président crédible qui s'engage clairement à mettre en œuvre les résolutions internationales, en particulier les résolutions 1559, 1680 et 1701, conformément à toutes leurs dispositions".

Les résolutions 1559 et 1680 de l'ONU, adoptées en septembre 2004 et en mai 2006, prévoient le désarmement de toutes les milices et l'exercice unique de l'autorité du gouvernement sur la totalité du territoire libanais.

La résolution 1701 qui a mis fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006 stipule la cessation des hostilités des deux côtés de la frontière et que seules les forces de maintien de la paix de l'ONU et l'armée libanaise soient déployées dans le sud du Liban.

Le Hezbollah est la seule faction libanaise à avoir gardé ses armes après la guerre civile (1975-1990) au nom de la lutte contre Israël et son arsenal est plus important que celui de l'armée libanaise.

Selon M. Geagea, le président devra également s'assurer que les "décisions stratégiques appartiennent uniquement à l'État" libanais.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com