COP29 : les options se précisent pour l'accord mondial sur la finance climat, sans affiner les chiffres

Key among these is a fund, proposed by Azerbaijan, that intends to raise money for developing countries through donations from fossil fuel producing countries and companies. (AFP)
Key among these is a fund, proposed by Azerbaijan, that intends to raise money for developing countries through donations from fossil fuel producing countries and companies. (AFP)
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Publié le Mardi 15 octobre 2024

COP29 : les options se précisent pour l'accord mondial sur la finance climat, sans affiner les chiffres

  • Trois options de formulation sont désormais sur la table dans ce texte établi par l'Égypte et l'Australie, désignés comme co-facilitateurs pour tenter de synthétiser des années de bras de fer Nord-Sud.
  • Il remplacera celui fixé en 2009, qui prévoyait que les pays riches fournissent 100 milliards de dollars d'aide annuelle aux pays en développement, chiffre péniblement atteint en 2022.

PARIS : La formulation de l'objectif de finance climatique pour les pays en développement, qui doit être adopté en novembre lors de la COP29 de Bakou, se précise un peu, selon une ébauche d'accord publiée mardi, sans toutefois affiner le montant qui sera exigé des pays riches.

Trois options de formulation sont désormais sur la table dans ce texte établi par l'Égypte et l'Australie, désignés comme co-facilitateurs pour tenter de synthétiser des années de bras de fer Nord-Sud.

La première adopte la perspective des pays en développement, qui veulent voir le nouvel objectif reposer exclusivement sur l'aide des pays développés. La seconde reprend la position de ces derniers, qui veulent partager la responsabilité avec les riches pays émergents. La troisième mixe les deux approches.

Ces trois options comprennent elles-mêmes plusieurs possibilités de chiffrage et de répartition des milliards de dollars attendus pour établir ce nouvel objectif de finance mondiale en direction du climat (ou « nouvel objectif collectif quantifié », ou NCQG selon son sigle anglais), qui devrait être approuvé lors de la 29ᵉ conférence climatique des Nations unies (du 11 au 22 novembre), sous présidence azerbaïdjanaise.

Il remplacera celui fixé en 2009, qui prévoyait que les pays riches fournissent 100 milliards de dollars d'aide annuelle aux pays en développement, chiffre péniblement atteint en 2022.

Dans la première option, les pays riches, reconnus comme responsables historiques du réchauffement climatique dans la Convention de l'ONU sur le climat, devront à nouveau s'engager à fournir un montant annuel. Celui-ci, selon les possibilités citées par le document entre crochets (donc encore à négocier), irait d'un « minimum de 100 milliards » à « 2 000 milliards de dollars » par an, sur une période qui reste à déterminer : « 2025-2030 », « 2025-2035 », « d'ici 2030 », etc.

La seconde approche revient à fixer un NCCG « en oignon », avec plusieurs couches : d'abord un objectif de montant total pour les pays en développement, à atteindre « d'ici 2035 » ou « d'ici 2035 et jusqu'en 2040 », abondé par « toutes les sources, publiques et privées, nationales et internationales » ou bien « internationales et privées » ; puis des sous-objectifs, dont le cœur serait l'obligation reposant sur les pays développés.

Cependant, cette deuxième option ne fournit aucun indice sur l'effort supplémentaire que les pays riches seront prêts à accepter.

La troisième option, non détaillée par le texte, combinerait des éléments des deux premières.

« Cela doit être ambitieux et les besoins sont de l'ordre de milliers de milliards (de dollars), avec une mobilisation réaliste qui doit être de l'ordre de centaines de milliards » pour les financements publics, avait jugé lundi le négociateur en chef de l'Azerbaïdjan, Ialtchine Rafiev, à l'issue de deux jours de « pré-COP » jeudi et vendredi à Bakou.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.