Banque mondiale: L'économie de l'Arabie saoudite devrait croître de 4,9% en 2025

Les dernières prévisions de la Banque mondiale en matière de croissance économique de l'Arabie saoudite en 2025 dépassent les prévisions précédentes du Fonds monétaire international.
Les dernières prévisions de la Banque mondiale en matière de croissance économique de l'Arabie saoudite en 2025 dépassent les prévisions précédentes du Fonds monétaire international.
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Publié le Jeudi 17 octobre 2024

Banque mondiale: L'économie de l'Arabie saoudite devrait croître de 4,9% en 2025

  • L'étude de la Banque mondiale met en avant l'impact de l'initiative Vision 2030 de l'Arabie saoudite, qui a entraîné des progrès socioéconomiques significatifs
  • La participation des femmes au marché du travail est passée de 22% en 2016 à 34% fin 2023, ce qui est conforme aux objectifs stratégiques du Royaume visant à promouvoir l'égalité des sexes

RIYAD: L'économie de l'Arabie saoudite devrait rester solide, le produit intérieur brut du Royaume devant croître de 1,6% cette année, avant d'atteindre 4,9% en 2025, selon une étude publiée récemment par la Banque mondiale.

Le rapport indique également que le taux d'inflation de l'Arabie saoudite devrait rester stable à 2,1% en 2024 et à 2,3% en 2025, deux chiffres inférieurs à la moyenne de la région du Conseil de coopération du Golfe.

L'inflation dans le CCG devrait être de 2,2% en 2024 et de 2,7% en 2025.

En outre, l'étude met en avant l'impact de l'initiative Vision 2030 de l'Arabie saoudite, qui a entraîné des progrès socioéconomiques significatifs.

La participation des femmes au marché du travail est passée de 22% en 2016 à 34% fin 2023, ce qui est conforme aux objectifs stratégiques du Royaume visant à promouvoir l'égalité des sexes et à accroître la participation des femmes au marché du travail.

«Les réformes clés de la législation du travail visant à éliminer la discrimination en matière d'emploi, l'expansion des opportunités d'emploi dans diverses industries et l'accent mis sur la participation de la main-d'œuvre féminine dans le cadre de l’initiative Vision 2030 peuvent avoir conduit à une augmentation substantielle de la participation des femmes dans un laps de temps relativement court», a déclaré la Banque mondiale.

Et d'ajouter: «Les réformes structurelles économiques, accélérées par la Vision 2030 saoudienne et la pandémie, peuvent avoir stimulé davantage la création d'emplois en modernisant et en diversifiant l'économie, ce qui a été crucial pour accroître la participation des femmes à la vie active.»

Les dernières prévisions de la Banque mondiale en matière de croissance économique de l'Arabie saoudite en 2025 dépassent les prévisions précédentes du Fonds monétaire international.

En septembre, le FMI a estimé que le Royaume connaîtrait un taux de croissance du PIB de 4,7% en 2025, s'attendant à ce que l'élimination progressive des réductions de la production de pétrole stimule l'expansion économique.

En outre, un rapport publié le mois dernier par l'agence de notation S&P Global a souligné la résilience économique de l'Arabie saoudite, prévoyant une croissance du PIB de 1,4% en 2024, avec une accélération à 5,3% en 2025.

Selon S&P Global, cette croissance sera soutenue par la stratégie de diversification du Royaume, qui vise à renforcer le secteur privé non pétrolier et à réduire la dépendance à l'égard des revenus du pétrole brut.

L'agence a également noté que les réductions de taux anticipées par la Réserve fédérale américaine pourraient être bénéfiques pour des marchés émergents comme l'Arabie saoudite, qui possède des fondamentaux de croissance solides et des flux de capitaux croissants.

Des perspectives plus larges

Dans son dernier rapport, la Banque mondiale prévoit que le PIB global de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord augmentera de 2,2% en 2024 et de 3,8% en 2025.

Pour la région du CCG, l'économie devrait croître de 1,9% en 2024 et de 4,2% en 2025.

Au sein du CCG, l'économie du Qatar devrait croître de 2,2% en 2024 et de 2,7% en 2025. Les Émirats arabes unis devraient connaître une expansion du PIB de 3,3% en 2024 et de 4,1% l'année suivante.

L'économie du royaume de Bahreïn devrait croître de 3,5% en 2024 et de 3,3% en 2025, selon la Banque mondiale. Quant à l'économie du Koweït, elle devrait se contracter de 1% cette année avant de se redresser avec une croissance de 2,5% en 2025.

L'économie du sultanat d'Oman devrait connaître une croissance marginale de 0,7% en 2024, suivie d'une augmentation de 2,7% en 2025.

Le rapport indique également que la croissance économique collective des exportateurs de pétrole de la région devrait être de 2,2% en 2024 et de 3,9% en 2025.

Cependant, la Banque mondiale a averti que la croissance économique dans la région Mena reste faible en raison des incertitudes exacerbées par les conflits en cours.

«La paix et la stabilité sont les fondements du développement durable. Le Groupe de la Banque mondiale est déterminé à rester engagé dans les zones touchées par les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et à construire un avenir digne de tous les habitants de la région», a déclaré Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

Selon le rapport, les territoires palestiniens sont au bord de l'effondrement économique, subissant la plus forte contraction économique jamais enregistrée, l'économie de Gaza s'étant contractée de 86% au cours du premier semestre de cette année.

La Banque mondiale ajoute que les perspectives économiques du Liban restent très incertaines et dépendent largement de la trajectoire des conflits en cours. Entre-temps, les pays voisins comme la Jordanie et l'Égypte ont été confrontés à une baisse des recettes touristiques et des recettes fiscales.

La Jordanie devrait connaître une croissance économique de 2,4% en 2024, en baisse par rapport aux 2,7% de l'année précédente, avec des prévisions de croissance de 2,6% en 2025.

L'économie égyptienne devrait croître de 2,5% en 2024, puis de 3,5% l'année suivante.

Le rapport prévoit également que les PIB de la Syrie et du Liban se contracteront respectivement de 1,5% et de 1% en 2024.

«Les conflits pourraient compromettre les trajectoires de développement des pays. La Banque mondiale estime que le PIB par habitant des pays de la région Mena touchés par un conflit aurait pu être, en moyenne, 45% plus élevé sept ans après le début du conflit. Cette perte équivaut au progrès moyen réalisé par la région au cours des 35 dernières années», indique le rapport.

Domaines d'amélioration

Malgré les progrès réalisés par l'Arabie saoudite pour accroître la participation des femmes au marché du travail, la région Mena a toujours le taux d'emploi des femmes le plus bas du monde, avec seulement 19%.

La Banque mondiale a déclaré que le fait de combler les écarts d'emploi entre les hommes et les femmes pourrait entraîner une augmentation remarquable de 51% du revenu par habitant dans les pays de la région Mena, soulignant que l'inclusion des femmes est essentielle pour favoriser des économies prospères.

«La transformation du rôle de l'État entraînerait des gains de productivité substantiels. Par exemple, la région compte la plus grande proportion d'employés du secteur public au monde, en particulier des femmes», a déclaré Roberta Gatti, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Mena.

Elle ajoute: «Malheureusement, dans la région Mena, un secteur public plus important ne correspond pas nécessairement à de meilleurs biens et services publics. La mobilisation des talents vers le secteur privé permettrait d'améliorer l'allocation des ressources, avec des gains de productivité globale pouvant atteindre 45%.»

Selon le rapport, le déploiement de la technologie et l'adoption de la numérisation renforceront également la croissance des économies de la région Mena.

«L'intensification du commerce international, en tirant parti de la situation géographique stratégique de la région, peut faciliter ce processus d'innovation. L'amélioration de la qualité et de la transparence des données – qui sont à la traîne par rapport aux normes internationales – est un autre levier clé pour faciliter la diffusion des idées», a déclaré la Banque mondiale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


Plan d'économies à La Provence (CMA Média), avec de possibles départs

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
  • Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies
  • Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels)

MARSEILLE: CMA Média prévoit un plan d'économies au quotidien La Provence, pouvant comporter de 20 à 30 départs y compris à la rédaction, a-t-on appris mardi de sources concordantes au sein du journal marseillais, le groupe cherchant déjà à vendre les antennes locales de BFMTV.

Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies, avec notamment un plan de départs volontaires au sein de RMC BFM. L'annonce d'une mise en vente des neuf chaînes locales de BFM avait provoqué une grève largement suivie.

Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels), existant depuis 2023, confirmant une information du média d'investigation La Lettre.

Cherchant à "réaliser entre 1,5 et deux millions d'économies", la direction explore plusieurs pistes. "On va tout repeigner, contrats de prestations, coûts de papier, déplacements...", dit-il.

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable.

"Tout ça se fait dans le cadre de notre stratégie de retour à l'information de proximité, mais dans une contrainte économique forte", poursuit M. Pelé. Car malgré un "redressement de la diffusion, notamment avec les municipales" en mars, le groupe a connu "un décrochage publicitaire."

Le syndicat SNJ La Provence évoque également "de nouveaux départs" dans le cadre de la GEPP. "Si tout reste à définir, entre 20 et 30 personnes pourraient être cette fois-ci ciblées" dont du personnel de la rédaction, selon un communiqué du SNJ consulté par l'AFP.

"La cartographie n'est pas faite, ça ne se fera pas avant la rentrée. Donc pour l'instant, c'est un peu prématuré", indique sous couvert d'anonymat un membre du CSE, rappelant que l'entreprise compte près de 300 salariés, pour moitié des journalistes.

D'après le SNJ, "l'enchaînement des GEPP, qui sont à l'origine des outils pour transformer les entreprises, ne saurait être à lui seul une stratégie". Dénonçant "un plan social déguisé", le syndicat souligne "qu'une personne partie grâce à cet outil ne peut pas être remplacée."

Via CMA Media, CMA CGM détient la chaîne télé d'information continue BFMTV, la radio RMC, les chaînes télé RMC Découverte, RMC Story et RMC Life, les journaux La Tribune/La Tribune Dimanche, La Provence et Corse Matin, ainsi que le média vidéo en ligne Brut.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.