Sahara occidental : la partition proposée à l'ONU reste « inacceptable  » pour le Maroc

Une femme sahraouie autochtone marche dans un camp de réfugiés de Boudjdour pendant une tempête de sable à Tindouf, dans le sud de l'Algérie, le 10 septembre 2016. (REUTERS)
Une femme sahraouie autochtone marche dans un camp de réfugiés de Boudjdour pendant une tempête de sable à Tindouf, dans le sud de l'Algérie, le 10 septembre 2016. (REUTERS)
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Publié le Mardi 22 octobre 2024

Sahara occidental : la partition proposée à l'ONU reste « inacceptable  » pour le Maroc

  • Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a qualifié lundi d'« inacceptable » un projet de « partition » du territoire disputé du Sahara occidental.
  • La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un « territoire non autonome » par l'ONU, oppose depuis un demi-siècle le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

RABAT : Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a qualifié lundi d'« inacceptable » un projet de « partition » du territoire disputé du Sahara occidental, déjà proposé par le passé et soumis à nouveau la semaine dernière au Conseil de sécurité de l'ONU.

L'émissaire des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, a déclaré avoir « en toute discrétion, repris et réactivé avec toutes les parties concernées le concept de partition du territoire » lors d'un Conseil de l'ONU à huis clos mercredi dernier.

La proposition avait déjà été évoquée en avril dernier par M. de Mistura pendant une visite au Maroc, mais elle avait été rejetée par Rabat qui avait jugé que « ces idées sont totalement inacceptables ». M. Bourita l'a rappelé lors d'un point presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue estonien, Margus Tsahkna.

Ce rejet avait déjà été formulé par le Maroc en 2002, lorsque l'ancien émissaire de l'ONU au Sahara occidental, James Becker, l'avait évoqué « sur proposition de l'Algérie, comme l'indiquait le rapport du Secrétaire général de l'époque », a ajouté le ministre marocain des Affaires étrangères.

« Le Maroc ne négocie ni son Sahara, ni sa souveraineté sur le Sahara, ni son intégrité nationale », a précisé M. Bourita.

La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un « territoire non autonome » par l'ONU, oppose depuis un demi-siècle le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

Rabat, qui contrôle près de 80 % de ce territoire, propose depuis 2007 un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU, prévu lors de la signature en 1991 d'un cessez-le-feu mais jamais concrétisé.

Depuis sa nomination en octobre 2021, Staffan de Mistura a effectué plusieurs visites dans la région sans parvenir à relancer le processus politique en vue d'un règlement.

Le Maroc, qui a réussi ces dernières années à rallier à sa cause plusieurs pays occidentaux dont les États-Unis, prône la reprise de « tables rondes » pour parvenir à une « solution politique » du conflit dans le cadre de sa souveraineté.

Ces pourparlers, organisés à Genève en 2019 suivant une résolution de l'ONU, doivent réunir le Maroc, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie. Un format rejeté par Alger.

M. Bourita y a fait allusion lundi en soulignant que le Maroc « négocie au sujet d'un conflit régional avec un pays voisin (l'Algérie, ndlr) qui conteste la souveraineté du Maroc sur son territoire ».


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.