L'attaque israélienne contre une institution financière libanaise viole le droit international humanitaire, selon un expert de l'ONU

Un expert de l'ONU a déclaré que «le bombardement de banques anéantit la distinction entre les biens civils et les objectifs militaires, qui est fondamentale pour protéger les civils de la violence». (AP)
Un expert de l'ONU a déclaré que «le bombardement de banques anéantit la distinction entre les biens civils et les objectifs militaires, qui est fondamentale pour protéger les civils de la violence». (AP)
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Publié le Jeudi 24 octobre 2024

L'attaque israélienne contre une institution financière libanaise viole le droit international humanitaire, selon un expert de l'ONU

  • Ben Saul a déclaré que les attaques contre les infrastructures économiques étaient illégales «même si elles soutiennent indirectement les activités militaires (de l'adversaire)»
  •  Pour supprimer le financement du terrorisme, les États devraient plutôt recourir à des mesures administratives et pénales, a ajouté M. Saul

NEW YORK: Israël a bombardé, à maintes reprises, une institution financière au Liban en début de semaine. Il s'agit d'attaques illégales contre des biens civils en vertu du droit international humanitaire, a déclaré mercredi un expert indépendant des droits de l'homme.

Ben Saul, rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, a déclaré que les attaques contre les infrastructures économiques étaient illégales «même si elles soutiennent indirectement les activités militaires (de l'adversaire)».

Avant l'attaque, Israël a publiquement averti qu'il frapperait les bureaux de la banque Al-Qard al-Hassan, qui, selon lui, finance le Hezbollah.

La banque propose de petits prêts sans intérêt et mène des activités caritatives. Elle compte des milliers de clients et de nombreuses succursales dans tout le Liban.

Dans un conflit armé, seuls les «objectifs militaires» dont la destruction «offre un avantage militaire certain» peuvent être attaqués, a déclaré M. Saul.

Les activités économiques d'un adversaire ne contribuent pas efficacement à l'action militaire, a-t-il ajouté.

«Le bombardement des banques anéantit la distinction entre les biens civils et les objectifs militaires, qui est fondamentale pour protéger les civils de la violence. Cela ouvre la porte à une 'guerre totale' contre les populations civiles, où les combats ne se limitent plus à l'attaque de cibles militairement dangereuses», a déclaré l'expert. «De telles attaques mettent en péril le droit à la vie.»

M. Saul a rappelé que le droit international en matière de lutte contre le terrorisme n'autorise pas les attaques militaires visant à empêcher le financement présumé du terrorisme ou le blanchiment d'argent.

«Bombarder des banques n'est pas une solution légale aux défis de la criminalité et de la réglementation financières», a-t-il déclaré.

Pour supprimer le financement du terrorisme, les États devraient plutôt recourir à des mesures administratives et pénales, a ajouté M. Saul.

Ces attentats constituent la dernière escalade de la violence au Liban au cours de l'année écoulée, qui a fait plus de 2 400 morts et 1,2 million de déplacés, selon les Nations unies.

M. Saul s'est joint à d'autres représentants des Nations unies pour appeler à un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hezbollah.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.