Offensive médiatique du prince William, avec un documentaire sur les sans-abri

Le Prince William, Prince de Galles, pose pour un selfie avec un étudiant alors qu'il se prépare à quitter le College Stoke Climsland à Callington, en Cornouailles, dans le sud-ouest de l'Angleterre, le 17 octobre 2024, après une visite pour apprendre comment le collège offre des opportunités aux jeunes dans les zones rurales. (AFP)
Le Prince William, Prince de Galles, pose pour un selfie avec un étudiant alors qu'il se prépare à quitter le College Stoke Climsland à Callington, en Cornouailles, dans le sud-ouest de l'Angleterre, le 17 octobre 2024, après une visite pour apprendre comment le collège offre des opportunités aux jeunes dans les zones rurales. (AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 30 octobre 2024

Offensive médiatique du prince William, avec un documentaire sur les sans-abri

  •  Après avoir allégé ses engagements pendant plusieurs mois en raison de la maladie de Kate, le prince William revient sur le devant de la scène avec un documentaire centré sur son engagement auprès des sans-abri
  • Si le frère cadet de William, Harry, multiplie les documentaires cette démarche est plus inhabituelle pour l'aîné

LONDRES: Après avoir allégé ses engagements pendant plusieurs mois en raison de la maladie de Kate, le prince William revient sur le devant de la scène avec un documentaire centré sur son engagement auprès des sans-abri, ponctué de souvenirs d'enfance avec sa mère.

Le film, "We Can End Homelessness" ("Nous pouvons en finir avec la crise des sans-abri") est diffusé en deux parties, mercredi et jeudi soir sur ITV, puis vendredi sur Disney+, façon de toucher une audience mondiale.

L'implication dans cette cause du prince de Galles, qui a plusieurs palais à sa disposition, attire déjà certaines critiques. Mais l'initiative démontre une volonté de la part du futur roi et de sa femme Kate, tous deux âgés de 42 ans, de se montrer plus proches des Britanniques en rompant avec une communication royale traditionnellement guindée, pour imposer un ton plus personnel voire intime.

La princesse de Galles s'est ainsi adressée directement au public pour révéler en mars qu'elle était atteinte d'un cancer, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux où elle était apparue face caméra, pâle et seule sur un banc. En septembre, c'est avec un film capturant de façon très cinématographique des instants de bonheur familial qu'elle avait annoncé la fin de sa chimiothérapie.

Si le frère cadet de William, Harry, multiplie les documentaires --le plus polémique étant celui produit avec sa femme Meghan sur Netflix fin 2022, dans lequel le couple réglait ses comptes avec la famille royale-- cette démarche est plus inhabituelle pour l'aîné.

Dans ce film qui le suit pendant la première année du lancement de son projet "Homewards", destiné à aider les personnes sans domicile, William convoque le souvenir de sa mère, la princesse Diana.

Des photos inédites le montrent, âgé d'une dizaine d'années, au côté de sa mère et de Harry, dans un centre pour SDF.

Plusieurs titres de presse, Daily Mail en tête, se sont mis à spéculer sur le simple fait que William prononce le nom de son frère, avec qui il est fâché, croyant y voir une main tendue.

"Imprimer sa marque" 

"Ma mère nous a emmenés, Harry et moi", se souvient-il, dans des extraits déjà diffusés. "J'étais un peu anxieux, je ne savais pas trop à quoi m'attendre". Mais "ma mère a déployé son art habituel de mettre tout le monde à l'aise, en riant et en plaisantant avec tout le monde", poursuit-il.

Ces visites, dit-il, lui ont ouvert les yeux sur un monde à mille lieux du sien et de l'univers feutré des résidences royales.

En Angleterre, quelque 178.500 foyers étaient en 2023-2024 considérés comme sans logement et éligibles à un hébergement dans des structures temporaires, selon les chiffres officiels, soit une hausse de plus de 12% par rapport à 2022-2023. Et chaque nuit, quelque 3.900 personnes dorment dans la rue, selon d'autres données officielles.

Le fils aîné du roi Charles III assure parler de ce problème à ses trois enfants George, Charlotte et Louis. Et balaie les critiques qui lui reprochent d'être mal placé pour s'attaquer à ce sujet: "Cela fait partie de mon rôle", assure-t-il.

Le militant anti-monarchie Graham Smith s'est réjoui que ses "critiques aient été soulevées dans le documentaire".

"William a bien sûr rejeté toutes les critiques d'un revers de main et ne peut accepter l'idée que sa propre position et son abus de l'argent public sont injustes et immoraux", a dénoncé le directeur de l'organisation Republic sur X.

Pour Pauline MacLaran, professeure à l'Université Royal Holloway, la diffusion de ce documentaire est pour William "l'occasion d'imprimer sa marque".

"Le sujet des sans-abri est extrêmement politique, particulièrement en ces temps où l'on voit une énorme hausse du phénomène", souligne-t-elle. Et pour la monarchie, soucieuse de sa pérennité, c'est une tentative "d'atteindre un public plus jeune", note-t-elle.


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Short Url
  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Short Url
  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
Short Url
  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com