Israël informe l'ONU de l'interdiction de l'Unrwa, craintes pour l'aide aux Palestiniens

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Publié le Lundi 04 novembre 2024

Israël informe l'ONU de l'interdiction de l'Unrwa, craintes pour l'aide aux Palestiniens

  • Dans le même temps, l'armée israélienne a mené de nouvelles frappes à Gaza et au Liban, où elle combat respectivement le Hamas et le Hezbollah, deux mouvements islamistes pro-iraniens qu'elle cherche à mettre hors d'état de nuire.
  • Malgré les coups durs infligés au Hezbollah, ce mouvement continue de tirer des roquettes sur le nord d'Israël, frontalier du sud du Liban. Lundi, il a dit avoir lancé "une grande salve de roquettes" sur la ville de Safed

JERUSALEM: Israël a informé officiellement l'ONU lundi de l'interdiction de l'Unrwa, une agence onusienne considérée comme la "colonne vertébrale" de l'aide aux réfugiés dans les Territoires palestiniens occupés, en pleine guerre dans la bande de Gaza plongée dans un désastre humanitaire.

Dans le même temps, l'armée israélienne a mené de nouvelles frappes à Gaza et au Liban, où elle combat respectivement le Hamas et le Hezbollah, deux mouvements islamistes pro-iraniens qu'elle cherche à mettre hors d'état de nuire.

Malgré les coups durs infligés au Hezbollah, ce mouvement continue de tirer des roquettes sur le nord d'Israël, frontalier du sud du Liban. Lundi, il a dit avoir lancé "une grande salve de roquettes" sur la ville de Safed.

La guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque d'une violence et d'une ampleur sans précédent menée le 7 octobre 2023 par le Hamas sur le sol israélien. Le lendemain et en soutien au Hamas, le Hezbollah a ouvert un front contre Israël, qui a dégénéré en guerre ouverte en septembre dernier.

A la veille de la présidentielle aux Etats-Unis, principal allié d'Israël, et malgré les pressions internationales, les tentatives en vue de mettre fin aux hostilités à Gaza et au Liban sont restées vaines.

Une semaine après le vote par le Parlement israélien d'une loi interdisant les activités de l'office de secours de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), la diplomatie israélienne "a notifié l'ONU de l'annulation de l'accord entre Israël et l'Unrwa", selon un communiqué.

Cet accord remonte à 1967, année du début de l'occupation par Israël des territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, ainsi que Jérusalem-Est.

"Effondrement" 

Israël, depuis longtemps très critique à l'égard de l'Unrwa, a de nouveau accusé "des employés de l'organisation d'avoir participé au massacre du 7 octobre", selon le communiqué des Affaires étrangères.

"L'ONU a reçu d'innombrables preuves selon lesquelles des agents du Hamas sont employés par l'Unrwa et sur l'utilisation de leurs installations à des fins terroristes", a-t-il ajouté.

L'Unrwa fournit une assistance essentielle aux réfugiés dans les Territoires palestiniens et dans plusieurs pays arabes.

"Si cette loi est mise en oeuvre, elle risque de provoquer l'effondrement de l'opération humanitaire internationale à Gaza, dont l'Unrwa est la colonne vertébrale", a averti Jonathan Fowler, un porte-parole de l'agence.

Mais le chef de la diplomatie Israël Katz rejette cet argument. "La grande majorité de l'aide humanitaire à Gaza est acheminée par d'autres organisations, et seulement 13% de cette aide vient de l'Unrwa."

"C'est l'Unrwa ou rien" 

"Pour nous, c'est l'Unrwa ou rien", lance Chafic Ahmad Jad dans le camp de Nour Chams, dans le nord de la Cisjordanie, où les habitants s'inquiètent pour leur avenir après que le bureau de l'agence a été sérieusement endommagé lors d'un raid israélien.

Israël a juré de détruire le Hamas après son attaque du 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les données officielles israéliennes, incluant les otages tués ou morts en captivité.

Sur 251 personnes enlevées, 97 restent otages à Gaza dont 34 ont été déclarées mortes par l'armée.

En représailles, l'armée israélienne a lancé une offensive destructrice à Gaza qui a fait 43.341 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas.

Elle bombarde sans cesse le territoire palestinien pauvre et exigu où elle assiège depuis plus d'un an les quelque 2,4 millions d'habitants dont la grande majorité ont été déplacés et qui vivent dans des conditions qualifiées de "désastreuses" par l'ONU.

Lundi avant l'aube, de nouvelles frappes ont visé des secteurs de Gaza, selon des témoins.

Raids israéliens au Liban 

"Chaque heure, il y a des tueries, des gens sont déplacés, et des gens ont faim. Nous n’avons pas d'eau et aucune aide n'est acheminée", se lamente à Gaza-ville, Soumaya Al-Zaanine, 40 ans, déplacée plusieurs fois.

Sur la frontière nord d'Israël, de nouveaux raids aériens israéliens ont été menés sur le sud du Liban, où les troupes israéliennes sont engagées depuis le 30 septembre dans une offensive terrestre.

A partir du 23 septembre, Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah, disant vouloir neutraliser ce mouvement dans les régions frontalières du sud et éloigner ses combattants au nord du fleuve Litani, situé à une trentaine de km de la frontière israélienne. Objectif: le retour des 60.000 habitants dans le nord d'Israël, déplacés par les tirs du Hezbollah.

Au moins 1.940 personnes ont été tuées depuis le 23 septembre au Liban, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse

Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse
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  • Les États-Unis prévoient de retirer leurs 1.000 soldats de Syrie dans les deux prochains mois, selon le Wall Street Journal et CBS, après l’extension du contrôle du gouvernement syrien sur le territoire
  • Washington recentre son attention militaire sur l’Iran, avec des porte-avions déployés dans le Golfe et des frappes envisagées si aucun accord n’est trouvé sur le nucléaire iranien

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient de retirer l'ensemble de leurs 1.000 soldats de Syrie au cours des deux prochains mois, selon la presse américaine.

Washington mettra fin à sa présence dans le pays, a indiqué le Wall Street Journal, après que le gouvernement syrien a étendu son contrôle sur le territoire et a annoncé fin janvier être parvenu à un accord pour intégrer à l'Etat syrien les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, qui jouaient un rôle clé dans la lutte contre l'Etat islamique (EI).

Le média CBS a également fait état de ce projet, citant des responsables américains sous couverts d'anonymat.

Les forces américaines présentes en Syrie ont récemment amorcé leur retrait, notamment la semaine dernière des bases d'al-Tanf et d'al-Chaddadi, utilisées dans le cadre de la lutte menée par la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis avaient soutenu les forces kurdes dans leur lutte contre les jihadistes de l'EI à partir de 2014.

Mais après le renversement de Bachar al-Assad fin 2024 et l'arrivée au pouvoir de l'islamiste Ahmad al-Chareh, ils ont soutenu le nouveau président dans sa détermination à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est félicité dimanche de "la trajectoire" suivie par la Syrie, malgré "des jours difficiles".

Dernièrement, les Etats-Unis rassemblent aussi leur attention et leurs capacités militaires autour de l'Iran, qu'ils menacent de frapper si les deux ennemis ne parvenaient pas à conclure un accord au sujet du programme nucléaire iranien.

CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end, même si Donald Trump n'a selon eux pas encore pris de décision finale.

Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases à travers la région.

Sollicité, le Pentagone n'a pas donné de réponse dans l'immédiat à une demande de commentaires.


La médiation saoudienne permet la libération de détenus pakistanais en Afghanistan

Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
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  • Le porte-parole du gouvernement afghan a indiqué que les détenus ont été libérés en signe de bonne volonté

DUBAÏ : L’Arabie saoudite a facilité la libération de trois détenus pakistanais retenus en Afghanistan, suite à une demande du Royaume et à la visite d’une délégation saoudienne à Kaboul avant le mois sacré du Ramadan.

Le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, a déclaré mardi que les détenus avaient été libérés en signe de bonne volonté, reflétant la politique de l’Afghanistan de maintenir des relations positives avec les autres pays et en reconnaissance des efforts de médiation saoudiens.

Les trois Pakistanais avaient été capturés lors d’affrontements frontaliers entre les forces afghanes et pakistanaises le 12 octobre 2025, et ont été remis à la délégation saoudienne en visite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com