Israël: Netanyahu limoge son ministre de la Défense, en pleine guerre

M. Netanyahu a ajouté avoir "choisi de nommer le ministre Israël Katz" pour remplacer M. Gallant, un général en retraite devenu l'une des principales figures du gouvernement. (AFP)
M. Netanyahu a ajouté avoir "choisi de nommer le ministre Israël Katz" pour remplacer M. Gallant, un général en retraite devenu l'une des principales figures du gouvernement. (AFP)
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Publié le Mardi 05 novembre 2024

Israël: Netanyahu limoge son ministre de la Défense, en pleine guerre

  • Cette annonce surprise intervient dans l'attente du résultat de l'élection présidentielle aux Etats-Unis, le principal allié d'Israël
  • "En pleine guerre, la confiance est plus que jamais requise entre le Premier ministre et son ministre de la Défense" mais "ces derniers mois, cette confiance s'est érodée", a affirmé M. Netanyahu dans une lettre adressée à M. Gallant

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a limogé mardi son ministre de la Défense, Yoav Gallant, après des divergences sur la conduite de la guerre à Gaza, et l'a remplacé par l'actuel chef de la diplomatie Israël Katz.

Cette annonce surprise intervient dans l'attente du résultat de l'élection présidentielle aux Etats-Unis, le principal allié d'Israël.

"En pleine guerre, la confiance est plus que jamais requise entre le Premier ministre et son ministre de la Défense" mais "ces derniers mois, cette confiance s'est érodée", a affirmé M. Netanyahu dans une lettre adressée à M. Gallant, alors qu'Israël bataille sur deux fronts, contre le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Liban.

M. Netanyahu a ajouté avoir "choisi de nommer le ministre Israël Katz" pour remplacer M. Gallant, un général en retraite devenu l'une des principales figures du gouvernement.

Il s'était imposé en Israël comme une figure de proue de la guerre qu'Israël mène depuis septembre contre le Hezbollah au Liban voisin.

Mais M. Gallant plaidait aussi pour une trêve avec le Hamas à Gaza en vue d'obtenir la libération des otages enlevés lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël, alors que l'objectif martelé par M. Netanyahu est un anéantissement du mouvement islamiste palestinien.

Depuis une seule et unique trêve en novembre 2023, tous les efforts diplomatiques en vue d'un cessez-le- feu dans le territoire palestinien de Gaza se sont avérés infructueux.

"Mission de ma vie" 

"La sécurité d'Israël a été et restera la mission de ma vie", a répondu M. Gallant sur X.

Depuis le 7-Octobre, Israël est en guerre contre le mouvement islamiste palestinien à Gaza et depuis septembre également contre le Hezbollah au Liban.

Il a en outre répondu à des tirs de missiles contre son territoire menés par l'Iran, qui soutient ces deux mouvements islamistes.

M. Gallant avait réitéré ces dernières semaines son objectif de repousser les combattants du Hezbollah de la frontière nord d'Israël, afin de sécuriser la zone pour permettre aux déplacés de rentrer chez eux.

Environ 60.000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays en raison des échanges de tirs transfrontaliers quasi quotidiens depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël le 8 octobre 2023 en soutien au Hamas, avant que la situation ne dégénère en guerre ouverte.

"L'action militaire" est "le seul moyen de garantir le retour des communautés du nord d'Israël dans leurs foyers", avait dit M. Gallant le 16 septembre à l'émissaire américain Amos Hochstein, en visite en Israël.

Selon Calev Ben-Dor, ancien analyste au ministère israélien des Affaires étrangères, M. Gallant s'était imposé comme une figure "responsable", "perçu comme se concentrant sur la victoire et sur l'intérêt national", "plutôt que sur de la politique de bas étage".

Un profil le rendant plus "rassembleur" que Benjamin Netanyahu, selon Michaël Horowitz, expert en géopolitique pour le cabinet de conseil en sécurité Le Beck, basé au Moyen-Orient.

Même s'il a rejoint en 2019 le même parti, Likoud, que le Premier ministre, M. Gallant était entré en politique dans un parti de centre-droit (Koulanou), et les deux hommes ont souvent été en désaccord.

M. Gallant avait commandé l'opération "Plomb durci" dans la bande de Gaza fin 2008, début 2009, fatale à 1.440 Palestiniens et 13 Israéliens.

 


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)