Les souffrances à Gaza sont «pratiquement inégalées», rapporte un responsable humanitaire

Une jeune fille palestinienne laisse libre cours à ses émotions dans la cour de l'hôpital Al-Chifa de la ville de Gaza après que les corps des victimes y ont été transportés, à la suite d'une frappe israélienne qui a touché une école transformée en abri dans le camp de réfugiés d'Al-Chati, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le groupe militant Hamas. (AFP)
Une jeune fille palestinienne laisse libre cours à ses émotions dans la cour de l'hôpital Al-Chifa de la ville de Gaza après que les corps des victimes y ont été transportés, à la suite d'une frappe israélienne qui a touché une école transformée en abri dans le camp de réfugiés d'Al-Chati, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le groupe militant Hamas. (AFP)
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Publié le Vendredi 08 novembre 2024

Les souffrances à Gaza sont «pratiquement inégalées», rapporte un responsable humanitaire

  • Gaza est désormais «inhabitable» en raison de la politique d'Israël, soutenue par l'armement fourni par l'Occident, a déclaré M. Egeland
  •  Il ne s'agit en aucun cas d'une réponse légale, d'une opération ciblée d'«autodéfense» visant à démanteler des groupes armés, ou d'une guerre conforme au droit humanitaire, a-t-il ajouté

LONDRES: Les Palestiniens de la bande de Gaza connaissent des souffrances «pratiquement inégalées», a averti l'un des plus éminents responsables humanitaires du monde à la suite d'une visite dans l'enclave, a rapporté le Guardian vendredi.

Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, s'est rendu à Gaza cette semaine et a rapporté que des familles, des veuves et des enfants ont été poussés «au-delà du point de rupture» par la guerre menée par Israël depuis un an.

Il a été témoin de «scènes de désespoir absolu», les familles palestiniennes ayant été déchirées par les attaques, les survivants étant incapables d'enterrer leurs proches décédés.

Gaza est désormais «inhabitable» en raison de la politique d'Israël, soutenue par l'armement fourni par l'Occident, a déclaré M. Egeland.

Il ne s'agit en aucun cas d'une réponse légale, d'une opération ciblée d'«autodéfense» visant à démanteler des groupes armés, ou d'une guerre conforme au droit humanitaire, a-t-il ajouté.

«Les familles, les veuves et les enfants à qui j'ai parlé endurent des souffrances pratiquement inégalées dans l'histoire récente. Rien ne peut justifier la poursuite de la guerre et de la destruction.»

Depuis l'année dernière, les familles de l'enclave ont été contraintes à plusieurs reprises de se déplacer d'une zone à l'autre en raison des ordres d'évacuation israéliens, qui couvrent désormais 80% de la bande de Gaza.

La situation est encore plus grave dans le nord de la bande de Gaza, où l'offensive et le blocus israéliens, qui durent depuis un mois, ont coupé l'accès à l'aide humanitaire à quelque 100 000 personnes.

Un général de brigade israélien a déclaré cette semaine qu'il n'était pas question d'autoriser le retour des Palestiniens chez eux dans le nord de la bande de Gaza.

Selon des experts en droit humanitaire, une telle politique de transfert forcé équivaudrait à des crimes de guerre.

Alors que l'aide continue d'être coupée à la population palestinienne, les Nations unies ont condamné«les interférences illégales avec l'aide humanitaire et les ordres qui conduisent à des déplacements forcés».

M. Egeland a mis en garde contre «l'impact catastrophique d'étouffer les flux d'aide» sur la population palestinienne, qui ne peut plus accéder à la nourriture ou à l'eau pendant plusieurs jours.

L'ancien ministre norvégien des Affaires étrangères et diplomate a déclaré: «Depuis le début de cette guerre, il n'y a pas eu une seule semaine où une aide suffisante a été acheminée à Gaza.»

Malgré la pénurie aiguë d'aide humanitaire, le Parlement israélien a adopté, cette semaine, des projets de loi interdisant à l'Office de secours et de travaux des Nations unies d'opérer dans les territoires occupés, le désignant comme une organisation terroriste.

M. Egeland a appelé à un cessez-le-feu immédiat à Gaza afin d'éviter que la situation «mortelle» ne s'aggrave, ajoutant: «Les dirigeants de tous bords agissent en toute impunité, tandis que des millions de personnes à Gaza et dans la région paient un prix terrible.»

«Les humanitaires peuvent parler de ce qu’ils voient, mais seuls ceux qui sont au pouvoir peuvent mettre fin à ce cauchemar.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.