Visite d’Etat de Macron en Arabie: un tournant dans les relations bilatérales

Le président français Emmanuel Macron (G) et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman tiennent une réunion bilatérale lors du sommet UE - Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Bruxelles, le 16 octobre 2024. Éviter une « conflagration générale » au Moyen-Orient sera en tête de l'ordre du jour lorsque l'Union européenne et les dirigeants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar, se rencontreront à Bruxelles le 16 octobre 2024. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (G) et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman tiennent une réunion bilatérale lors du sommet UE - Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Bruxelles, le 16 octobre 2024. Éviter une « conflagration générale » au Moyen-Orient sera en tête de l'ordre du jour lorsque l'Union européenne et les dirigeants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar, se rencontreront à Bruxelles le 16 octobre 2024. (AFP)
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Publié le Lundi 02 décembre 2024

Visite d’Etat de Macron en Arabie: un tournant dans les relations bilatérales

  • La visite coïncide avec une très grande forme d'incertitude sur l'évolution de la région, mais aussi plus généralement, du système international dans le monde
  • Pour l’Elysée, cette visite d'Etat de trois jours « viendra manifester de la qualité de la relation entre les deux pays

PARIS: Le président français Emmanuel Macron effectue du 2 au 4 décembre une visite d’Etat en Arabie Saoudite, qui marque un véritable tournant dans les relations entre les deux pays, et ce à plusieurs égards.

Tout d'abord, parce que c'est la première visite d'Etat qu’effectue le président français dans le royaume et qu’elle intervient à un moment de graves crises régionales à commencer par la guerre à Gaza, ensuite la situation au Liban depuis l’entrée en vigueur du cessez le feu le 27 septembre, ainsi que le Yémen, et puis tout récemment les incursions effectuées par les troupes djihadistes à Alep au Nord Ouest de la Syrie.

Il s’agit de la troisième visite de Macron en Arabie Saoudite, les deux premières ayant eu lieu en 2017 et 2021, lors de son premier mandat présidentiel.

D’autre part, elle sera l’occasion d’acter le rehaussement des relations bilatérales entre la France et l’Arabie Saoudite au niveau d’un partenariat stratégique, qui témoigne de la qualité exceptionnelle de la coopération entre les deux pays.

Il s’agit de la troisième visite de Macron en Arabie Saoudite, les deux premières ayant eu lieu en 2017 et 2021, lors de son premier mandat présidentiel.

Pour l’Elysée, cette visite d'Etat de trois jours « viendra manifester de la qualité de la relation entre les deux pays, ainsi que l'étroitesse des relations personnelles entre le prince héritier Mohamed ben Salmane et le président de la république », d’autant plus qu’elle a lieu à « un moment important au regard de l'évolution » de l'arabie saoudite.

Il s'agit donc pour la France « de poser et d'acter un rehaussement de la relation au niveau d'un partenariat stratégique, qui devrait être signé dans le segment politique de la visite » et qui permettra de définir « une nouvelle ambition, un socle renouvelé entre la France et l'arabie saoudite pour les 10 prochaines années avec un plan de travail associé » affirme le palais présidentiel français.

La France estime que Riyad « sous la conduite du prince héritier Mohamed ben Salmane est, est engagée résolument dans une profonde et rapide transformation, et une ouverture économique et culturelle ».

Cette visite affirme l’Elysée « témoignera du soutien apporté par la France à la dynamique engagée et de la contribution que nous souhaitons apporter à la diversification économique en cours et caractérisée par toute une série de méga projets dans le cadre de la vision 2030 ».

L'Arabie saoudite est également engagée dans une modernisation sociale qui est tournée, notamment vers la jeunesse, et vers une plus grande implication des femmes dans la société saoudienne et dans son économie.

Par ailleurs, indique l’Elysée, Riyad entend jouer un rôle, « celui d'une grande puissance du Moyen-Orient ouverte sur le monde et actrice à part entière de la mondialisation, mais aussi un carrefour incontournable, désormais à la jonction de trois continents ».

La visite coïncide avec une très grande forme d'incertitude sur l'évolution de la région, mais aussi plus généralement, du système international dans le monde.

Et cela se traduit par toute une série d'initiatives et de grands événements qu'accueille le royaume, tel que l'exposition universelle 2030 pour laquelle la France avait apporté son soutien à la candidature de l'Arabie saoudite. 

D’autres événements sont également prévus, dont notamment l'accueil d'un certain nombre de grands événements centrés sur Riyad qui font de la capitale saoudienne un lieu particulier pour que les deux pays puissent investir sur un certain nombre de projets.

Autre élément important, la visite coïncide avec une très grande forme d'incertitude sur l'évolution de la région, mais aussi plus généralement, du système international dans le monde.

Elle est donc pour l’Elysée « un moment pour travailler ensemble sur des initiatives en faveur de la paix et de la sécurité d'abord dans la région, mais y compris au delà sur la question des enjeux globaux ».

La visite comprend aussi un certain nombre d'éléments multilatéraux, tel que le « One Planet summit » qui est une initiative portée par Macron depuis le début de son mandat et qui vise à transformer le système financier international en faveur de la transition écologique, et le « one water summit », qui est une initiative prise par la France avec le soutien du président et du prince héritier, et qui permettra de mettre l'accent sur les enjeux planétaires liés à l'eau, 

En définitive, l’Elysée estime que la visite sous ses différents aspects vise à « traduire notre capacité d'agir en commun dans le monde » et de « consolider la place de la France comme un partenaire incontournable et fiable pour l'arabie saoudite dans tous les domaines de son développement et de sa vision ».

Le volet culturel, sera aussi mis en avant avec une visite du président français dans l’oasis d’Al Ula, un projet très ambitieux en matière d'influence culturelle et de développement du tourisme, et « le meilleur exemple de ce que la France et l'arabie saoudite peuvent construire comme projet commun dans le secteur culturel et de l'élargir à d’autres champs de notre coopération » souligne l’Elysée.


Barrot entame à Riyad une tournée pour repenser et consolider les partenariats avec le Golfe

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, arrive aujourd’hui à Riyad, dans le cadre d’une tournée qui le mène à Doha, Abou Dhabi, puis en Oman, où il clôturera son déplacement vendredi. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, arrive aujourd’hui à Riyad, dans le cadre d’une tournée qui le mène à Doha, Abou Dhabi, puis en Oman, où il clôturera son déplacement vendredi. (AFP)
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  • À travers une série d’échanges diplomatiques récents, la diplomatie française affiche une ambition claire : consolider ses partenariats avec les pays du Golfe et adapter ses outils d’influence afin de contribuer à une architecture de sécurité plus stable
  • L’axe principal de cette stratégie consiste, selon Paris, à renforcer une approche commune avec les pays du Golfe et à accroître la coordination face aux tensions persistantes

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, arrive aujourd’hui à Riyad, dans le cadre d’une tournée qui le mène à Doha, Abou Dhabi, puis en Oman, où il clôturera son déplacement vendredi.

Cette visite survient au moment où le Moyen-Orient est secoué par les conflits, les rivalités régionales et les recompositions stratégiques, un contexte qui conduit Paris à redéfinir sa place et son rôle dans la région.

À travers une série d’échanges diplomatiques récents, la diplomatie française affiche une ambition claire : consolider ses partenariats avec les pays du Golfe et adapter ses outils d’influence afin de contribuer à une architecture de sécurité plus stable.

L’axe principal de cette stratégie consiste, selon Paris, à renforcer une approche commune avec les pays du Golfe et à accroître la coordination face aux tensions persistantes, notamment liées à l’Iran, afin de partager une lecture des menaces et d’élaborer des réponses durables.

Des équilibres régionaux en mutation 

Dans cette logique, la stabilité du Liban demeure une priorité, assure Paris, qui estime que ce pays, fragilisé par des crises à répétition, incarne à lui seul les risques d’un effondrement régional en chaîne.

Par ailleurs, Paris insiste sur une réalité : les équilibres sont en train de changer, et les pays du Golfe, profondément marqués par les conflits récents, de l’Ukraine à Gaza, n’en sortiront pas indemnes.

Leurs besoins évoluent, leurs attentes aussi. Pour Paris, il ne s’agit plus seulement de maintenir des alliances existantes, mais de les transformer.

Dans ce cadre, les partenariats de défense, notamment, doivent être repensés à l’aune de nouvelles formes de guerre, à savoir l’usage massif des drones, l’intégration de l’intelligence artificielle ou encore les conflits hybrides, qui redéfinissent les règles du jeu.

La France entend rester un partenaire de premier plan, non pas en renégociant immédiatement ses accords, mais en les adaptant progressivement. « Il est encore trop tôt pour revoir les textes », souligne-t-on côté diplomatique, « mais il est évident que les besoins ne sont plus les mêmes ».

L’autre priorité, selon la diplomatie française, consiste à sécuriser les flux économiques et énergétiques. La question de la liberté de circulation, notamment dans des zones sensibles comme le détroit d’Ormuz, est revenue au premier plan.

Pour réduire les risques, Paris pousse à la diversification des routes commerciales. Le projet « IMEC », qui constitue un corridor reliant l’Inde, le Golfe et l’Europe, s’inscrit dans cette logique.

Plusieurs variantes sont à l’étude, passant potentiellement par la Syrie, la Jordanie, l’Égypte ou encore le Liban. L’enjeu n’est pas tant de trancher immédiatement, affirme la diplomatie française, que de bâtir une feuille de route commune avec les partenaires régionaux et européens.

Car la France n’avance pas seule et, si elle se montre particulièrement active, notamment en tant que puissance méditerranéenne, elle s’inscrit dans une dynamique plus large au sein de l’Union européenne, sur la base d’une prise de conscience partagée : la sécurité économique nécessite une meilleure résilience des chaînes d’approvisionnement.

Un soutien français multidimensionnel au Liban 

Sur le plan diplomatique, les regards restent également tournés vers les négociations entre l’Iran et les États-Unis. Même si le dialogue n’est pas rompu, les discussions peinent à progresser.

Les points de blocage sont connus : l’enrichissement de l’uranium, la levée des sanctions et la gestion des stocks nucléaires, autant de dossiers sensibles qui continuent d’alimenter l’incertitude régionale.

Pour l’heure, les échanges se poursuivent à distance, sans avancée décisive, et dans ce paysage complexe, le Liban reste un dossier central pour Paris.

Le soutien français se veut multidimensionnel : humanitaire, militaire, diplomatique et économique. Plusieurs dizaines de millions d’euros ont déjà été mobilisées pour venir en aide aux populations, tandis qu’un appui renforcé à l’armée libanaise est envisagé.

Mais la question du Hezbollah illustre toute l’ambiguïté de la situation. La France a durci sa position, qualifiant désormais son action militaire de terroriste (depuis le décès de deux soldats français de la FINUL) et soutenant le principe d’un monopole des armes par l’État libanais.

Toutefois, elle ne renie pas une réalité politique : le Hezbollah demeure un acteur incontournable du paysage libanais.

Enfin, Paris insiste sur un point : sa stratégie ne s’inscrit pas dans une logique de rivalité avec les États-Unis. Il ne s’agit pas de se substituer à Washington, mais de proposer une offre complémentaire.

Les pays du Golfe sont les mieux placés pour choisir leurs partenaires, affirme Paris, qui entend simplement rester un acteur crédible. La démarche française repose sur la conviction que, dans un Moyen-Orient fragmenté, seule une approche collective peut permettre de stabiliser durablement la région, et que ne rien faire n’est plus une option.


Présidentielle en France: Marine Le Pen veut un second tour face au camp macroniste

La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen, réagit lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 28 avril 2026. (AFP)
La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen, réagit lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 28 avril 2026. (AFP)
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  • Marine Le Pen souhaite un second tour contre le bloc central lié à Emmanuel Macron pour obtenir une « élection de choix », plutôt qu’un duel contre Jean-Luc Mélenchon perçu comme un vote de rejet
  • Elle souligne le rôle potentiel de Édouard Philippe comme candidat rassembleur, tout en restant incertaine de sa propre candidature selon une décision judiciaire, avec Jordan Bardella en possible remplaçant

PARIS: A un an de la présidentielle en France, Marine Le Pen affirme dans un entretien à l'AFP qu'elle "souhaite un second tour face au bloc central" - le camp du président Emmanuel Macron - pour "avoir la force d'une élection de choix" plutôt qu'une "élection de rejet" en cas de duel face à dirigeant de gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

"La présidentielle se jouera certainement entre le bloc central et le RN, s'ils arrivent à avoir un candidat commun", déclare la patronne du Rassemblement national (extrême droite), qui estime que "dans cette configuration, Edouard Philippe a un certain nombre de qualités mathématiques" car "il est en même temps issu de la droite, ancien Premier ministre macroniste" et "il plaît à la gauche, en tout cas il ne la dérange pas".

Si sa préférence va donc à un affrontement contre celui qu'elle qualifie de "candidat du parti unique" et d'incarnation de "l'extinction du clivage droite-gauche", la triple candidate à l'Elysée souligne que dans ce scénario "il y a une condition sine qua non, c'est qu'ils arrivent à ne pas être quinze sur la ligne de départ".

Dans le cas contraire, "le risque que Jean-Luc Mélenchon s'appuie sur un socle qui est plus fiable que le bloc central est réel", poursuit Mme Le Pen, qui "souhaite un second tour face au bloc central" parce qu'elle "pense que ce qui est à faire est très important (et) qu'il est nécessaire d'avoir la force d'une élection de choix et pas d'une élection de rejet de l'autre candidat".

Les rares sondages de second tour réalisés ces derniers mois ont en effet prédit une très large victoire (à plus de 70%) au RN face à Jean-Luc Mélenchon, chef du parti de La France insoumise (LFI) - mais seul Jordan Bardella, le président du RN, a été testé comme candidat. Le match serait en revanche beaucoup plus serré face à l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, donné gagnant dans les dernières enquêtes d'opinion, aussi bien contre Mme Le Pen que M. Bardella.

Le parti d'extrême droite ne connaîtra toutefois le nom de son candidat que le 7 juillet, dans la foulée de la décision de la cour d'appel de Paris, qui pourrait confirmer l'inéligibilité de Marine Le Pen, voire lui imposer le port d'un bracelet électronique.

"Si les juges ne m'en empêchent pas, je serai candidate", assure-t-elle, précisant que "si je ne peux pas être candidate ou si je ne peux pas faire campagne, ça revient au même". Elle devrait alors laisser la place à Jordan Bardella.


La France rend hommage à un militaire tué au Liban

Le caporal-chef, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le 28 février.  Il était déployé depuis le 23 janvier dans le sud du Liban comme adjoint-chef de groupe cynotechnique spécialisé dans la détection d'explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). (AFP)
Le caporal-chef, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le 28 février. Il était déployé depuis le 23 janvier dans le sud du Liban comme adjoint-chef de groupe cynotechnique spécialisé dans la détection d'explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). (AFP)
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  • Cette attaque a causé la mort d'un autre militaire français, l'adjudant Florian Montorio, et blessé trois autres soldats dont Anicet Girardin, venu porter secours à son chef d'élément
  • Anicet Girardin est décédé mercredi dernier des suites de ses blessures, après avoir été rapatrié en France

SUIPPES: Un hommage national a été rendu mardi dans la Marne, dans le nord-est de la France, au sergent Anicet Girardin, mort à 31 ans des suites de ses blessures après une embuscade au Liban.

Le caporal-chef, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le 28 février.

Il était déployé depuis le 23 janvier dans le sud du Liban comme adjoint-chef de groupe cynotechnique spécialisé dans la détection d'explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

Le 18 avril, lors d'une mission de reconnaissance d'itinéraire visant à réaliser le ravitaillement d'un poste isolé de Casques bleus, sa patrouille "a été prise à partie par un groupe armé", a expliqué le 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes, où il s'était engagé en 2016.

Cette attaque a causé la mort d'un autre militaire français, l'adjudant Florian Montorio, et blessé trois autres soldats dont Anicet Girardin, venu porter secours à son chef d'élément.

Anicet Girardin est décédé mercredi dernier des suites de ses blessures, après avoir été rapatrié en France. Le lendemain, un hommage national avait été rendu à Florian Montorio au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban (sud-ouest), d'où il était issu.

"La nation s'incline devant le sergent Anicet Girardin (...), le 145e mort pour la France au Liban depuis 1978", a déclaré la ministre française des Armées, Catherine Vautrin, qui présidait la cérémonie en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill.

Elle a rendu hommage devant son cercueil recouvert du drapeau tricolore à un homme "consciencieux, discret, d'une fiabilité absolue" et qui était "apprécié de tous".

Les autorités françaises et l'ONU ont attribué l'attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah, lequel a nié toute implication.

La mort d'Anicet Girardin "redit le tribut que la France paye, son rôle et sa responsabilité, en l'espèce dans le cadre de la Finul où elle est depuis des décennies", a aussi déclaré mardi Emmanuel Macron en marge d'un déplacement en Andorre.

"Nous attendons évidemment une condamnation claire des auteurs de cette attaque, et surtout que les poursuites soient faites comme il se doit. Mais la France peut être fière du rôle qu'elle joue au Liban et pour la paix", a ajouté le président français.