« L'impression de renaître » : les Syriens d'Istanbul exultent après la chute d'Assad

Des résidents syriens en Turquie brandissent des drapeaux syriens alors qu'ils célèbrent la fin du régime Baas en Syrie après que les combattants rebelles ont pris le contrôle de Damas pendant la nuit, à la mosquée Fatih, à Istanbul, le 8 décembre 2024. (Photo AFP)
Des résidents syriens en Turquie brandissent des drapeaux syriens alors qu'ils célèbrent la fin du régime Baas en Syrie après que les combattants rebelles ont pris le contrôle de Damas pendant la nuit, à la mosquée Fatih, à Istanbul, le 8 décembre 2024. (Photo AFP)
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Publié le Dimanche 08 décembre 2024

« L'impression de renaître » : les Syriens d'Istanbul exultent après la chute d'Assad

  • Des centaines de Syriens ont accouru dimanche matin devant la grande mosquée du quartier de Fatih à Istanbul, l'un des épicentres de la communauté syrienne de la ville, forte de 500 000 membres, ravis d'être « débarrassés d'Assad ».
  • « C'est incroyable, on a l'impression de renaître », lance, incrédule, Sawsan Al-Ahmad, tenant son jeune fils dans les bras.

ISTAMBUL : Des centaines de Syriens ont accouru dimanche matin devant la grande mosquée du quartier de Fatih à Istanbul, l'un des épicentres de la communauté syrienne de la ville, forte de 500 000 membres, ravis d'être « débarrassés d'Assad ».

« Je ne pensais pas que ça arriverait un jour, même pas dans trois siècles ! Personne ne s'y attendait, c'est une victoire immense ! », s'exclame Mohamad Cuma, un étudiant syrien arrivé d'Alep il y a trois ans.

« C'est incroyable, on a l'impression de renaître », lance, incrédule, Sawsan Al-Ahmad, tenant son jeune fils dans les bras. Cette mère de famille a vécu en 2011 les premiers mois du siège impitoyable de Homs par les forces du régime syrien, et se réjouit à l'idée d'emmener son fils « sur sa terre », maintenant que le règne de la famille Assad est terminé.

Derrière elle, sous la pluie battante, des centaines de Syriens scandent « Allah akbar ! » (« Dieu est le plus grand ! »), certains appelant à exécuter Bachar al-Assad en agitant des drapeaux de la révolution syrienne.

Au milieu du brouhaha, audible à des centaines de mètres à la ronde, un homme brandit un portrait d'Abdel-Basset al-Sarout, une ancienne star du football syrien devenu combattant rebelle et mort en 2019 dans des affrontements avec les forces du régime.

« Il finira en enfer ! »

« Aujourd'hui est une grande fête pour nous, les Syriens ! », lâche Ibrahim Al-Mohamed, un des trois millions de réfugiés syriens à vivre sur le sol turc, âgé de 42 ans.

Au milieu des scènes de liesse, l'émotion du père de famille se lit sur son visage. « Mon fils est devenu handicapé à cause d'Assad. Nous vivions à Alep et une bombe a été larguée sur l'immeuble voisin. Il a été traumatisé, il n'arrivait plus à parler. Il a désormais treize ans et commence à aller un peu mieux », dit-il, les yeux rougis.

« Dieu soit loué, nous sommes débarrassés d'Assad », dit Ahmed Mohamad, professeur de Coran arrivé d'Alep il y a onze ans après avoir fait défection de l'armée syrienne.

« Si Dieu le veut, il sera décapité », ajoute-t-il en mimant une lame de décapitation avec le pouce passé sous sa gorge.

Mohamad Cuma, lui, se fiche de ce qu'il adviendra d'Assad. « Il est parti, et c'est l'essentiel. Qu'il aille en Russie, en Biélorussie ou au Venezuela, laissez-le partir. Dans tous les cas, il finira en enfer. »

Il espère désormais que « toute la Syrie sera unifiée sous un même drapeau » et prédit que 50 % des Syriens réfugiés en Turquie rentreront chez eux.

La chute d'Assad lui fait aussi revoir ses ambitions : « Jusqu'à la semaine dernière, mon plan était de poursuivre en master au Royaume-Uni », confie l'étudiant en ingénierie civile à la prestigieuse université stambouliote de Bogaziçi.

« Mais désormais, je me dis que je pourrais être utile à la reconstruction de la Syrie, donc je vais très probablement rentrer. »


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.