Les perspectives du secteur saoudien de l'assurance sont stables en 2025: S&P Global

Dans son dernier rapport, l'agence de notation S&P Global a révélé que le bénéfice net des compagnies d'assurance du Royaume a augmenté de 17% au troisième trimestre de 2024, par rapport à la même période en 2023.
Dans son dernier rapport, l'agence de notation S&P Global a révélé que le bénéfice net des compagnies d'assurance du Royaume a augmenté de 17% au troisième trimestre de 2024, par rapport à la même période en 2023.
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Publié le Mercredi 11 décembre 2024

Les perspectives du secteur saoudien de l'assurance sont stables en 2025: S&P Global

  • Le secteur de l'assurance du pays devrait se développer à un taux de croissance annuel composé de 5,2% jusqu'en 2028
  • Cette croissance est principalement attribuée aux secteurs de l'assurance santé et de l'assurance automobile

RIYAD: Le secteur de l'assurance en Arabie saoudite devrait rester robuste en 2025, avec une croissance attendue du chiffre d'affaires entre 10 et 15%, selon une nouvelle étude.

Dans son dernier rapport, l'agence de notation S&P Global a révélé que le bénéfice net des compagnies d'assurance du Royaume a augmenté de 17% au troisième trimestre de 2024, par rapport à la même période en 2023.

Le secteur de l'assurance du pays devrait se développer à un taux de croissance annuel composé de 5,2% jusqu'en 2028, la taille du marché devant atteindre 83,7 milliards de riyals saoudiens (22,28 milliards de dollars; 1 dollar = 0,95 euro), selon la société d'analyse de données GlobalData.

Cette croissance est principalement attribuée aux secteurs de l'assurance santé et de l'assurance automobile, qui devraient contribuer à 86% du total des primes brutes émises.

«S&P s'attend à ce que les notations des assureurs saoudiens restent stables en 2025, conformément aux perspectives stables pour tous les assureurs notés dans le Royaume», a déclaré l'agence de crédit basée aux États-Unis.

Le rapport souligne que les grands acteurs s'approprient une part croissante des bénéfices nets sur le marché saoudien, tandis que les petits assureurs connaissent une baisse de rentabilité.

«Les plus grands assureurs, Bupa et Tawuniya, représentent désormais plus de 50% des revenus d'assurance du marché au troisième trimestre 2024», note S&P Global. Les cinq premiers assureurs ont généré ensemble près des trois quarts du revenu total du marché au T3 2024, soit une augmentation d'environ 1% par rapport à la même période en 2023.

Alors que la concurrence s'intensifie, ces cinq acteurs majeurs représentent désormais environ 80% des bénéfices totaux, laissant les 21 assureurs restants se partager seulement 20% des bénéfices.

Le rapport souligne également que l'assurance médicale et l'assurance automobile représentaient plus de 80% du total des recettes d'assurance au troisième trimestre de 2024. Cependant, les primes d'assurance automobile ont connu une légère baisse de 2,5% par rapport au troisième trimestre de 2023, dans un contexte de concurrence croissante sur les prix.

Malgré cela, le rapport indique que la pénétration globale de l'assurance en Arabie saoudite continue d'augmenter, même si elle reste relativement faible par rapport à d'autres marchés.

Le rapport d'août de S&P Global souligne que l'Arabie saoudite devrait stimuler la croissance du secteur de l'assurance dans la région du Conseil de coopération du Golfe, en particulier grâce à l'introduction d'une couverture médicale obligatoire et aux efforts visant à réduire le nombre de véhicules non assurés.

Ces mesures devraient créer une demande supplémentaire d'assurance et générer des primes plus élevées.

«La pénétration de l'assurance dans le Royaume devrait augmenter, grâce au fort potentiel de croissance du marché. Comparée au PIB non pétrolier, la profondeur du marché de l'assurance devient plus évidente», conclut S&P Global dans ses dernières perspectives.

Selon les données compilées par Arab News à partir de Bloomberg, le secteur de l'assurance de l'Arabie saoudite a affiché une forte performance au cours du premier semestre de 2024, avec des bénéfices en hausse de 25%, atteignant 2,2 milliards de riyals saoudiens, par rapport à la même période en 2023.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.