Gaza : le Hamas déclare que les négociations à Doha sur une trêve sont « sérieuses et positives »

Des personnes en deuil défilent avec les corps de deux personnes décédées au camp de réfugiés palestiniens de Jénine lors d'affrontements avec les forces de sécurité palestiniennes, lors de leurs funérailles au camp dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 17 décembre 2024 (Photo AFP)
Des personnes en deuil défilent avec les corps de deux personnes décédées au camp de réfugiés palestiniens de Jénine lors d'affrontements avec les forces de sécurité palestiniennes, lors de leurs funérailles au camp dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 17 décembre 2024 (Photo AFP)
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Publié le Mardi 17 décembre 2024

Gaza : le Hamas déclare que les négociations à Doha sur une trêve sont « sérieuses et positives »

  • Selon une source proche des pourparlers, une délégation israélienne est arrivée lundi à Doha pour rencontrer des médiateurs, information que les autorités israéliennes n'ont pas confirmée.
  • Selon une source proche des discussions, il est question de parvenir à « un accord d'échange en deux ou trois phases, qui commencerait par une phase humanitaire avec la libération de prisonniers israéliens civils en vie contre des détenus palestiniens ».

DOHA : Le mouvement islamiste palestinien Hamas a déclaré mardi que les discussions menées au Qatar en vue d'un accord de trêve et de libération des otages à Gaza étaient « sérieuses et positives ».

Selon une source proche des pourparlers, une délégation israélienne est arrivée lundi à Doha pour rencontrer des médiateurs, information que les autorités israéliennes n'ont pas confirmée.

Dans un communiqué, le Hamas affirme qu'« à la lumière des discussions sérieuses et positives qui ont lieu aujourd'hui à Doha sous les auspices de nos frères qataris et égyptiens, il est possible de parvenir à un accord pour un cessez-le-feu et un échange de prisonniers si l'occupation cesse d'imposer de nouvelles conditions ».

Ces discussions font suite à une visite du chef du Mossad, le service de renseignement extérieur israélien, à Doha le 11 décembre, a indiqué lundi une source proche des négociations, mais rien n'indique qu'il participe aux pourparlers en cours.

En novembre 2023, une trêve d'une semaine, la seule intervenue jusqu'ici, avait permis la libération de 105 otages et de 240 Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes.

Tous les efforts de médiation menés par l'Égypte, les États-Unis et le Qatar depuis lors pour tenter d'obtenir une nouvelle trêve ont échoué.

Début novembre, le Qatar avait annoncé la suspension de ses efforts de médiation, reprochant aux deux belligérants leur absence totale de volonté d'aboutir à un accord. Mais depuis quelques semaines, les efforts diplomatiques ont repris, avec le renfort d'Ankara.

En marge des pourparlers de Doha, le numéro deux du Jihad islamique palestinien, Mohamed al-Hindi, a déclaré à l'AFP qu'une délégation de son mouvement, allié du Hamas, avait rencontré des responsables des renseignements égyptiens lundi « pour discuter des progrès en vue d'un échange de prisonniers ».

D'une manière générale, « les discussions ont atteint un stade avancé », a déclaré à l'AFP une source proche du Hamas à Doha.

Selon cette source, « tout indique que nous nous rapprochons d'un accord », sans doute « avant l'investiture de Donald Trump » comme président des États-Unis, le 20 janvier.

- "Deux ou trois phases" -

Un responsable du Hamas a indiqué à l'AFP que les discussions avaient pour but de mener par étapes « à un cessez-le-feu complet et permanent, un retrait total des troupes israéliennes de la bande de Gaza ».

Selon une source proche des discussions, il est question de parvenir à « un accord d'échange en deux ou trois phases, qui commencerait par une phase humanitaire avec la libération de prisonniers israéliens civils en vie contre des détenus palestiniens ».

Tous les efforts de médiation menés par l'Égypte, les États-Unis et le Qatar depuis lors pour tenter d'obtenir une nouvelle trêve ont échoué.

Début novembre, le Qatar avait annoncé la suspension de ses efforts de médiation, reprochant aux deux belligérants leur absence totale de volonté d'aboutir à un accord.

Mais depuis quelques semaines, les efforts diplomatiques ont repris, avec le renfort d'Ankara.

En marge des pourparlers de Doha, le numéro deux du Jihad islamique palestinien, Mohamed al-Hindi, a déclaré à l'AFP qu'une délégation de son mouvement, allié du Hamas, avait rencontré des responsables des renseignements égyptiens lundi « pour discuter des progrès en vue d'un échange de prisonniers ».

D'une manière générale, « les discussions ont atteint un stade avancé », a déclaré à l'AFP une source proche du Hamas à Doha.

Selon cette source, « tout indique que nous nous rapprochons d'un accord », sans doute « avant l'investiture de Donald Trump » comme président des États-Unis, le 20 janvier.

Un responsable du Hamas a indiqué à l'AFP que les discussions avaient pour but de mener par étapes « à un cessez-le-feu complet et permanent, un retrait total des troupes israéliennes de la bande de Gaza ».

Selon une source proche des discussions, il est question de parvenir à « un accord d'échange en deux ou trois phases, qui commencerait par une phase humanitaire avec la libération de prisonniers israéliens civils en vie contre des détenus palestiniens ».

Selon la même source, cette première étape, d'une durée initiale de « deux à quatre semaines » pouvant être prolongée, serait accompagnée d'une trêve et d'un début de retrait des troupes israéliennes.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.