Gaza: le pape condamne la «cruauté» d'une frappe, Israël dénonce «deux poids, deux mesures»

Toutes les personnes tuées "sont de la même famille, dont sept enfants, le plus âgé ayant six ans", avait-il précisé, en faisant état de 15 blessés. (AFP)
Toutes les personnes tuées "sont de la même famille, dont sept enfants, le plus âgé ayant six ans", avait-il précisé, en faisant état de 15 blessés. (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 23 décembre 2024

Gaza: le pape condamne la «cruauté» d'une frappe, Israël dénonce «deux poids, deux mesures»

  • "Hier, des enfants ont été bombardés. C'est de la cruauté, ce n'est pas la guerre. Je tiens à le dire parce que cela me touche au coeur", a dit le pape François
  • Le porte-parole de la Défense civile de la bande de Gaza, Mahmoud Bassal, avait dénoncé la veille auprès de l'AFP "un massacre de l'occupation (israélienne)" ayant "fait dix martyrs au sein de la famille Khalla, visée par une frappe aérienne

CITE DU VATICAN: Le pape François a condamné samedi la "cruauté" d'une frappe aérienne israélienne, ayant tué sept enfants à Gaza, selon la Défense civile du territoire palestinien, une "mise à l'index" dénoncée par Israël qui accuse le pape de "deux poids, deux mesures".

"Hier, des enfants ont été bombardés. C'est de la cruauté, ce n'est pas la guerre. Je tiens à le dire parce que cela me touche au coeur", a dit le pape François devant des membres du gouvernement du Saint-Siège.

Le porte-parole de la Défense civile de la bande de Gaza, Mahmoud Bassal, avait dénoncé la veille auprès de l'AFP "un massacre de l'occupation (israélienne)" ayant "fait dix martyrs au sein de la famille Khalla, visée par une frappe aérienne sur son domicile de Jabalia", près de la ville de Gaza.

Toutes les personnes tuées "sont de la même famille, dont sept enfants, le plus âgé ayant six ans", avait-il précisé, en faisant état de 15 blessés.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a affirmé que le bilan communiqué par la Défense civile à Gaza "ne concorde pas avec les informations en (sa) possession".

Les forces israéliennes "ont frappé plusieurs terroristes qui opéraient dans une structure militaire" du mouvement islamiste palestinien Hamas et "représentaient une menace", a-t-elle assuré.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi aux propos du pape et dénoncé des remarques "particulièrement décevantes car elles sont déconnectées du contexte réel et factuel de la lutte d'Israël contre le terrorisme jihadiste", selon un communiqué.

"Les critiques devraient être uniquement adressées aux terroristes, pas à la démocratie qui se défend face à eux. Il faut en finir avec le deux poids, deux mesures, et la mise à l'index de l'Etat hébreu et de son peuple", a ajouté le ministère.

Alors que le pape a déploré "la cruauté" des bombardements, la diplomatie israélienne a rétorqué que "la cruauté, ce sont les terroristes qui se cachent derrière des enfants tout en essayant d'assassiner des enfants israéliens".

"La cruauté, ce sont les terroristes qui gardent 100 personnes en otage pendant 442 jours, dont un bébé et des enfants, et les maltraitent", a-t-elle insisté. "Malheureusement, le pape a décidé d'ignorer tout ça".

Le pape François, 88 ans, appelle à la paix depuis l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la campagne de représailles israéliennes à Gaza. Ces dernières semaines, il a durci ses propos contre l'offensive israélienne.

Fin novembre, il avait affirmé que "l'arrogance de l'envahisseur (...) l'emporte sur le dialogue" en "Palestine", une position rare qui tranche avec la tradition de neutralité du Saint-Siège.

Dans des extraits publiés en novembre d'un livre à paraître, il a appelé à une étude "minutieuse" pour déterminer si la situation à Gaza "correspond à la définition technique" du génocide, une accusation fermement rejetée par Israël.

Le Saint-Siège soutient la solution dite de deux Etats, israélien et palestinien, et reconnaît depuis 2013 l'Etat de Palestine, avec lequel il entretient des relations diplomatiques.

La guerre à Gaza a été déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.208 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels israéliens et incluant les otages morts ou tués en captivité dans la bande de Gaza.

Plus de 45.000 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l'ONU.


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Short Url

RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Short Url

RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Short Url
  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.