Les Houthis accusent Washington et Londres d'avoir mené des frappes sur le nord du Yémen

Une image tirée d'une vidéo fournie par la chaîne de télévision officielle Al-Masirah des Huthis du Yémen, le 26 décembre 2024, montre les dégâts subis par la tour de contrôle à la suite des frappes israéliennes sur l'aéroport de Sanaa. . (Photo by AL-MASIRAH TV / AFP)
Une image tirée d'une vidéo fournie par la chaîne de télévision officielle Al-Masirah des Huthis du Yémen, le 26 décembre 2024, montre les dégâts subis par la tour de contrôle à la suite des frappes israéliennes sur l'aéroport de Sanaa. . (Photo by AL-MASIRAH TV / AFP)
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Publié le Samedi 28 décembre 2024

Les Houthis accusent Washington et Londres d'avoir mené des frappes sur le nord du Yémen

  • « Deux raids aériens ont visé la zone de Buhais, dans le district de Medi, dans la province de Hajjah », ont indiqué les rebelles houtis dans un communiqué, dénonçant une « agression américano-britannique ».
  • Ils ont attribué à Washington et Londres cette frappe, intervenue au lendemain de raids israéliens ayant fait six morts et endommagé l'aéroport de Sanaa. Les États-Unis et le Royaume-Uni n'ont confirmé aucune de ces frappes.

SANAA : Les rebelles houthis du Yémen ont accusé les États-Unis et le Royaume-Uni d'avoir mené deux frappes aériennes samedi sur le nord du pays, tout en revendiquant le tir d'un missile contre une base aérienne dans le sud d'Israël.

« Deux raids aériens ont visé la zone de Buhais, dans le district de Medi, dans la province de Hajjah », ont-ils indiqué dans un communiqué, dénonçant une « agression américano-britannique ».

Ils n'ont pas fourni d'autres détails sur ces frappes.

Vendredi, les Houthis avaient fait état d'une frappe aérienne contre la capitale Sanaa qu'ils contrôlent, après avoir revendiqué des attaques de missiles et de drone contre Israël.

Ils ont attribué à Washington et Londres cette frappe, intervenue au lendemain de raids israéliens ayant fait six morts et endommagé l'aéroport de Sanaa. Les États-Unis et le Royaume-Uni n'ont confirmé aucune de ces frappes.

Par ailleurs, les Houthis ont revendiqué, dans un autre communiqué publié samedi, avoir tiré un missile contre la base de Nevatim, située dans le désert du Néguev, dans le sud d'Israël.

« Un missile hypersonique de type Palestine 2 a frappé sa cible avec succès », affirme le communiqué, alors qu'Israël a annoncé avoir intercepté tôt samedi un missile tiré à partir du Yémen.

Dans leur communiqué, les Houthis ont salué la manifestation qui s'est tenue vendredi à Sanaa et dans d'autres régions du Yémen sous leur contrôle pour dénoncer les frappes israéliennes et exprimer leur soutien aux Palestiniens.

Ils ont promis de « poursuivre les attaques contre l'ennemi israélien jusqu'à la fin de l'agression contre Gaza ».

La plupart des attaques des Houthis contre Israël ont été contrées ou n'ont provoqué que des dégâts matériels. Toutefois, samedi dernier, un missile a fait 16 blessés à Tel-Aviv et, en juillet, un civil israélien a trouvé la mort lorsque l'explosion d'un drone a frappé la ville.

Israël a riposté par des frappes aériennes au Yémen.

Depuis plus d'un an, les rebelles yéménites s'en prennent aussi aux navires qu'ils estiment liés à Israël, en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, disant agir en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza.

Leurs attaques ont perturbé le trafic dans cette zone maritime stratégique pour le commerce mondial, poussant les États-Unis à mettre en place une coalition maritime internationale et à frapper des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l'aide du Royaume-Uni. Depuis, les Houthis s'en prennent aussi aux navires liés à Londres et Washington.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com