Rifaat al-Assad a pris un vol de l'aéroport de Beyrouth, selon une source de sécurité libanaise

Rifaat Assad pose pour un photographe à Paris. Les procureurs fédéraux suisses ont annoncé qu'ils avaient renvoyé l'ancien vice-président syrien Rifaat Assad, l'oncle de l'actuel président de ce pays en guerre, devant un tribunal pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour avoir prétendument ordonné des meurtres et des tortures il y a plus de quarante ans (File/AP).
Rifaat Assad pose pour un photographe à Paris. Les procureurs fédéraux suisses ont annoncé qu'ils avaient renvoyé l'ancien vice-président syrien Rifaat Assad, l'oncle de l'actuel président de ce pays en guerre, devant un tribunal pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour avoir prétendument ordonné des meurtres et des tortures il y a plus de quarante ans (File/AP).
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Publié le Samedi 28 décembre 2024

Rifaat al-Assad a pris un vol de l'aéroport de Beyrouth, selon une source de sécurité libanaise

  • L'ancien chef des forces d'élite du régime de Hafez el-Assad, âgé de 87 ans, est accusé par le parquet fédéral suisse d'avoir « ordonné des meurtres, des actes de torture, des traitements cruels et des détentions illégales ».
  • Ces « crimes de guerre et crimes contre l'humanité » ont fait entre 10 000 et 40 000 morts en 1982, lors de la sanglante répression d'une insurrection d'islamistes à Hama.

BEYROUTH : Rifaat al-Assad, surnommé le « boucher de Hama », a pris un avion en partance de l'aéroport de Beyrouth après la chute de son neveu, le président syrien déchu Bachar al-Assad, a indiqué samedi une source de sécurité libanaise.

L'ancien chef des forces d'élite du régime de Hafez el-Assad, âgé de 87 ans, est accusé par le parquet fédéral suisse d'avoir « ordonné des meurtres, des actes de torture, des traitements cruels et des détentions illégales ».

Ces « crimes de guerre et crimes contre l'humanité » ont fait entre 10 000 et 40 000 morts en 1982, lors de la sanglante répression d'une insurrection d'islamistes à Hama.

Rifaat al-Assad est arrivé au Liban par voie terrestre et a pris un vol depuis l'aéroport de Beyrouth normalement, car il n'y avait aucune notice d'Interpol le concernant », a indiqué à l'AFP la source de sécurité.

Il n'était pas recherché par la Sécurité générale au Liban et aucun autre mandat ne justifiait son arrestation, a précisé cette source, qui a requis l'anonymat car elle n'était pas autorisée à parler à la presse.

Rifaat al-Assad, qui était « en possession d'un passeport diplomatique », a quitté le Liban il y a environ une semaine, a ajouté cette source, sans préciser sa destination.

Bouthaïna Chaabane, l'ancienne traductrice de Hafez al-Assad et principale conseillère politique du fils, a elle aussi réussi à prendre un avion à l'aéroport de Beyrouth avec un passeport diplomatique, selon la même source.

L'un de ses amis à Beyrouth avait indiqué à l'AFP qu'elle s'était rendue au Liban dans la nuit du 7 au 8 décembre, avant de rejoindre Abou Dhabi.

C'est au cours de cette nuit qu'une coalition de groupes armés, menée par les islamistes de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a pris le contrôle de Damas et acté la chute du régime de Bachar al-Assad.

Rifaat al-Assad avait quitté la Syrie en 1984 après une tentative manquée de coup d'État contre son frère Hafez.

Se présentant comme un opposant à Bachar al-Assad, il a passé 37 ans d'exil en France, avant de rentrer en Syrie en 2021 pour échapper à une condamnation à quatre ans de prison pour blanchiment en bande organisée et détournement de fonds publics syriens, infligée par la justice française.

Mi-décembre, des médias suisses avaient révélé que le Tribunal pénal fédéral avait informé les parties civiles, à savoir les victimes, qu'il envisageait de « clore la procédure » concernant Rifaat al-Assad. Selon le tribunal, il souffrirait de maladies l'empêchant de voyager et de participer à son procès, ont rapporté Le Matin Dimanche et SonntagsZeitung.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".