Rétrospective de l'année 2024 : les événements qui témoignent de la réussite des réformes de l'Arabie saoudite

Rétrospective de l'année 2024 : les événements marquants qui témoignent de la réussite des réformes de l'Arabie saoudite
Rétrospective de l'année 2024 : les événements marquants qui témoignent de la réussite des réformes de l'Arabie saoudite
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Publié le Mardi 31 décembre 2024

Rétrospective de l'année 2024 : les événements qui témoignent de la réussite des réformes de l'Arabie saoudite

  • Le nouveau système de métro de Riyad soulagera la pression sur les routes en supprimant des dizaines de millions de trajets en voiture chaque année.
  • L'année qui s'achève a été marquée par des événements qui témoignent de la rapidité avec laquelle le Royaume évolue.

LONDRES : En 1924, Riyad n'était qu'une petite ville oasis de moins d'un kilomètre carré où vivaient pas plus de 30 000 personnes.

Il y a cent ans, l'automobile n'avait pas encore supplanté le chameau comme principal moyen de transport et la future capitale du Royaume d'Arabie saoudite était encore enfermée dans les murs défensifs qui l'avaient encerclée pendant 200 ans.

Aujourd'hui, Riyad est une vaste métropole, la plus grande ville de la péninsule arabique. En constante expansion, la capitale s'étend aujourd'hui sur 1 500 kilomètres carrés et compte près de huit millions d'habitants, qui dépendent en grande partie de la voiture.

Une photo montre la session d'ouverture de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, UNCCD COP16, dans la capitale saoudienne Riyad, le 2 décembre 2024. (AFP)
Une photo montre la session d'ouverture de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, UNCCD COP16, dans la capitale saoudienne Riyad, le 2 décembre 2024. (AFP)

En 2024, Riyad a franchi une étape importante vers un avenir plus durable avec l'ouverture, le 1^(er) décembre, des trois premières lignes d'un nouveau système révolutionnaire de métro sans conducteur de 176 km de voies ferrées reliant tous les quartiers de la ville.

L'objectif de Riyad n'est pas seulement de s'étendre, mais aussi de s'améliorer. Le pays suit ainsi le plan Vision 2030, qui vise à sortir le Royaume d'une économie dépendante du pétrole, et ce nouveau système de transport en commun permettra d'alléger la pression sur les routes en supprimant des dizaines de millions de trajets en voiture chaque année.

Après une décennie de travaux, les six lignes de métro devraient être ouvertes d'ici à la fin janvier 2025, avec 190 trains desservant 85 stations, et une capacité initiale de 1,2 million de passagers par jour pour une capacité prévue de 3,6 millions. ***

D'autres faits marquants en Arabie saoudite 

- Février : 15 trillions de pieds cubes standard de gaz naturel sont découverts dans le champ de Jafurah.     

- Mai : Des étudiants remportent 27 prix à la Foire internationale des sciences et de l'ingénierie aux États-      Unis.

- Août : L'équipe saoudienne Team Falcons est couronnée championne de la Coupe du monde d'esport.

- Septembre : Riyad accueille la troisième édition du Global AI Summit, également connu sous le nom de GAIN.

- Septembre : Le royaume arrive en tête de la région et en quatrième position au niveau mondial dans l'indice des  services gouvernementaux numériques des Nations unies.

- Octobre : Découverte d'une ville vieille de 4 000 ans, baptisée Al-Natah, cachée dans l'oasis de Khaybar.

- Octobre : Des archéologues discutent des découvertes faites à Al-Faw, le plus récent site du patrimoine mondial du Royaume.

Des traces précieuses du passé de la ville subsistent encore. La ligne 1, également appelée « la ligne bleue », dessert l'axe nord-sud de la capitale et passe à proximité de la vieille ville. Le fort Al-Masmak, autrefois le plus grand bâtiment de Riyad et datant du XIX^e siècle, a été repris par Abdulaziz Al-Saud en 1902. Il témoigne encore du passé du Royaume.

Fahad bin Abdurrahman Al-Jalajel, ministre de la santé d'Arabie saoudite ; Abdullah Al Rabeeah, superviseur général, King Salman Humanitarian Aid and Relief Centre, Arabie saoudite ; Anita Zaidi, présidente, égalité des sexes, Bill & Melinda Gates Foundation, États-Unis ; Keir Simmons, correspondant international en chef, NBC News, Royaume-Uni ; Mian Muhammad Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan ; Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général, Organisation mondiale de la santé (OMS) ; William H. Gates, coprésident de la Fondation Bill et Melinda Gates, États-Unis ; intervenant lors de la session « Bridging the Health Gap » de la réunion spéciale sur la collaboration mondiale, la croissance et l'énergie pour le développement 2024, Riyad, Arabie saoudite, 28 avril 2024. (Photo : Forum économique mondial/Deepu Das)
Fahad bin Abdurrahman Al-Jalajel, ministre de la santé d'Arabie saoudite ; Abdullah Al Rabeeah, superviseur général, King Salman Humanitarian Aid and Relief Centre, Arabie saoudite ; Anita Zaidi, présidente, égalité des sexes, Bill & Melinda Gates Foundation, États-Unis ; Keir Simmons, correspondant international en chef, NBC News, Royaume-Uni ; Mian Muhammad Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan ; Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général, Organisation mondiale de la santé (OMS) ; William H. Gates, coprésident de la Fondation Bill et Melinda Gates, États-Unis ; intervenant lors de la session « Bridging the Health Gap » de la réunion spéciale sur la collaboration mondiale, la croissance et l'énergie pour le développement 2024, Riyad, Arabie saoudite, 28 avril 2024. (Photo : Forum économique mondial/Deepu Das)

À l'instar de Riyad, l'ensemble du pays a connu une croissance et une transformation rapides, et l'année 2024 a été marquée par une multitude d'événements qui témoignent de la rapidité avec laquelle le royaume s'impose en tant qu'acteur et destination d'envergure mondiale.

L'année en Arabie saoudite a commencé comme elle se termine, avec le Winter at Tantora Festival, le festival de culture, d'art et de musique d'AlUla, qui a débuté le 19 décembre et se poursuit jusqu'au 11 janvier.

Depuis ses débuts en décembre 2018, lorsque le festival mettait en vedette le chanteur italien Andrea Bocelli et le violoniste français Renaud Capuçon, il s'est développé pour devenir une célébration mondialement reconnue de l'art, de la musique et de la culture, avec de nombreux événements se déroulant dans la salle de concert Maraya aux murs miroirs, dans la vallée d'Ashar d'AlUla. 

Un train circule vers la station de métro King Abdullah Finance District (KAFD) dans la capitale saoudienne Riyad, le 1er décembre 2024. (AFP)
Un train circule vers la station de métro King Abdullah Finance District (KAFD) dans la capitale saoudienne Riyad, le 1er décembre 2024. (AFP)

L'un des temps forts de la saison 2024 a été le concert classique du 27 décembre donné par la chanteuse Abeer Nehme et l'Orchestre national arabe, qui a célébré la riche tapisserie du patrimoine arabe.

À l'autre bout de l'échelle musicale, se tenait MDLBEAST Soundstorm, le festival de musique de la mi-décembre. À juste titre, il se targue d'être « le week-end le plus bruyant de Riyad » et a accueilli cette année des artistes tels qu'Eminem, Muse, David Guetta et Linkin Park.

Un autre événement culturel à grande affluence qui place de plus en plus l'Arabie saoudite sur la carte mondiale du divertissement est Riyadh Season, une célébration de six mois à haute intensité qui se tient dans plusieurs lieux et est présentée comme le festival de divertissement le plus grand et le plus diversifié au monde.

Le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge à Jeddah, en Arabie saoudite, le 6 décembre 2024. (AP)
Le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge à Jeddah, en Arabie saoudite, le 6 décembre 2024. (AP)

Débutant le 12 octobre 2024, la saison a attiré plus de 10 millions de visiteurs en l'espace de deux mois.

L'un des temps forts de cette année a été le combat qui a opposé les champions de boxe poids légers Dmitry Bivol et Artur Beterbiev à la Kingdom Arena. Le Russe Beterbiev a remporté la victoire, devenant ainsi le premier champion incontesté des poids légers à quatre ceintures depuis 2002.

Par contraste, pour résumer la diversité éclectique de toute la saison, le 14 novembre, des stars du monde entier sont arrivées à Riyad pour célébrer les 45 ans du couturier libanais Elie Saab.

L'année en Arabie saoudite a commencé comme elle se termine, avec le Winter at Tantora Festival, le festival de culture, d'art et de musique d'AlUla, qui a débuté cette année le 19 décembre et se poursuit jusqu'au 11 janvier. (Shutterstock)
L'année en Arabie saoudite a commencé comme elle se termine, avec le Winter at Tantora Festival, le festival de culture, d'art et de musique d'AlUla, qui a débuté cette année le 19 décembre et se poursuit jusqu'au 11 janvier. (Shutterstock)

Des célébrités telles que Jennifer Lopez, Halle Berry, Céline Dion, Nadine Nassib Njeim, Monica Bellucci et Razane Jammal ont assisté au défilé de mode.

Sur la côte ouest de Djeddah, la quatrième édition du Festival international du film de la mer Rouge, qui s'est déroulée du 5 au 14 décembre, a continué à renforcer sa réputation de nouvelle force émergente de l'industrie cinématographique mondiale.

Le festival a présenté des films d'Arabie saoudite, du monde arabe, d'Asie et d'Afrique, et a donné lieu à des conversations avec des stars mondiales telles que Sarah Jessica Parker et Priyanka Chopra.

Forum des médias saoudiens à Riyad. (SPA)
Forum des médias saoudiens à Riyad. (SPA)

Sur le plan sportif, le Royaume a ajouté cette année un nouveau sport à un portefeuille en pleine expansion qui comprend déjà le football, le golf, la boxe et la Formule 1. Le Grand Prix d'Arabie saoudite, qui s'est tenu sur le circuit de Jeddah Corniche et constituait la deuxième manche du championnat de Formule 1 de cette année, était le quatrième organisé dans le pays. Il a été remporté par Max Verstappen de Red Bull.

En novembre, les finales de la Women's Tennis Association se sont tenues pour la première fois à Riyad, avec une bourse record de 15 millions de dollars à la clé.

Coco Gauff, numéro 3 mondial, a battu Zheng Qinwen lors de cette première finale de ce type à se tenir dans le Royaume.

Des mannequins présentent la dernière collection lors du défilé de mode Jimmy à Riyad. (REUTERS)
Des mannequins présentent la dernière collection lors du défilé de mode Jimmy à Riyad. (REUTERS)

Après sa victoire contre la championne olympique chinoise, l'Américaine de 20 ans a salué l'événement comme une source d'inspiration pour les jeunes Saoudiennes, « juste pour montrer aux filles qu'elles peuvent réaliser leurs rêves », a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté : « Je ne suis littéralement pas différente d'elles. Nous venons peut-être d'endroits différents. »

Lorsqu'elle prendra sa retraite, elle espère qu'il y aura une championne saoudienne en Grand Chelem.

Des personnes assistent au festival de musique Soundstorm, organisé par MDLBEAST, à Banban, dans la banlieue de la capitale saoudienne Riyad. (AFP)
Des personnes assistent au festival de musique Soundstorm, organisé par MDLBEAST, à Banban, dans la banlieue de la capitale saoudienne Riyad. (AFP)

Mais le plus grand moment pour l'Arabie saoudite est peut-être survenu le 11 décembre, lorsque l'instance mondiale du football, la FIFA, a confirmé que la Coupe du monde 2034 se tiendrait dans le Royaume.

L'organisation de ce tournoi de 48 équipes dans 15 stades répartis dans cinq villes attirera des centaines de milliers de supporters et de joueurs, dont beaucoup découvriront le pays pour la première fois.

« Pour nous, le football n'est pas seulement un sport », a déclaré Abdulaziz bin Turki Al-Faisal, le ministre saoudien des Sports, après l'annonce de la nouvelle : « C'est une valeur que nous partageons avec le monde entier. »

L'Arabie saoudite, a-t-il ajouté, est « impatiente d'accueillir » de nombreux autres événements et d'écrire l'histoire du football.

« C'est l'occasion de vous inviter tous à venir visiter mon pays, à célébrer notre culture, à voir par vous-mêmes cette grande réussite.

L'Arabie saoudite ne s'ouvre pas seulement au monde par le biais de la fête et des loisirs.

En 2024, le Royaume a accueilli un certain nombre de conférences mondiales de haut niveau, notamment la conférence sur la biodiversité (COP16) qui s'est tenue durant les deux premières semaines de décembre. Au cours de cet événement, les promesses mondiales de lutte contre la sécheresse et la dégradation des sols ont dépassé les 10 milliards de dollars. En avril, la réunion spéciale du Forum économique mondial sur la collaboration mondiale, la croissance et l'énergie au service du développement a également eu lieu. ***

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com  


Le Hezbollah dénonce «l'agression israélienne persistante» au Liban malgré la trêve

Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
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  • "Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste
  • "Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien Naïm Qassem a condamné lundi les opérations israéliennes persistantes au Liban malgré la trêve, et réitéré son refus de négociations directes entre Israël et son pays.

Malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée à l'issue de deux sessions de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, l'armée israélienne continue de mener des frappes meurtrières, surtout dans le sud du Liban, où elle démolit des bâtiments et interdit aux habitants de dizaines de localités de revenir.

"Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste.

"Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté.

Critiquant une diplomatie qui place le Liban "sous tutelle", il a plaidé pour "une diplomatie qui mène" à la cessation des hostilités et pour "des négociations indirectes" avec Israël.

"Les négociations directes sont une concession gratuite, sans résultat", a-t-il dit, vantant le comportement "légendaire" du Hezbollah au combat. "Ne trahissez donc pas la résistance", a-t-il ajouté, à l'adresse du pouvoir libanais, en défendant "l'unité nationale".

Entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé jeudi à une rencontre entre le président libanais et le Premier ministre israélien, qui serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante".

Lundi, l'armée israélienne a mené une série de frappes après un nouvel avis d'évacuation adressé aux habitants de quatre localités dans le sud du Liban.

Selon les termes de l'accord de trêve publié par Washington, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah, qui s'oppose à cette clause et continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes malgré la trêve.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d'un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine.


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.