Le Forum des minéraux du futur, qui se tiendra à Riyad, cherche à renforcer les liens mondiaux

Le Forum des minéraux du futur, qui se tiendra la semaine prochaine à Riyad, accueillera une représentation sans précédent de 85 ministres en exercice. (Bannière du forum)
Le Forum des minéraux du futur, qui se tiendra la semaine prochaine à Riyad, accueillera une représentation sans précédent de 85 ministres en exercice. (Bannière du forum)
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Publié le Samedi 11 janvier 2025

Le Forum des minéraux du futur, qui se tiendra à Riyad, cherche à renforcer les liens mondiaux

  • Les dirigeants du secteur minier de 85 pays se réuniront la semaine prochaine pour discuter des défis et des perspectives.
  • L'événement est organisé par le ministère saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales, sous le patronage du roi Salman.

RIYADH : Les principaux représentants du secteur minier de plus de 85 pays se réuniront à Riyad la semaine prochaine à l'occasion du Forum des minéraux de l'avenir pour discuter des défis et de l'évolution des industries minérales mondiales.

Les principales parties prenantes, notamment les gouvernements, les organisations internationales, les fédérations d'entreprises, les investisseurs et les dirigeants du secteur, participeront au forum qui se tiendra du 14 au 16 janvier au King Abdulaziz International Conference Center.

L'événement est organisé par le ministère saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales, sous le patronage du roi Salman.

Selon le ministère, la quatrième réunion ministérielle internationale annuelle des ministres des mines, qui se tiendra le 14 janvier dans le cadre du forum, réunira le plus grand nombre de représentants gouvernementaux et de sujets à débattre.

Parmi les 85 pays représentés, on compte 16 nations du G20. Au moins 50 ministres et 13 vice-ministres y participeront, selon le ministère.

Le ministère a précisé que plus de 50 organisations officielles et non gouvernementales, ainsi que des syndicats et des personnalités de premier plan de l'industrie minière mondiale, assisteront à l'événement, ce qui témoigne de l'importance de ce rassemblement en tant que plateforme mondiale pour discuter des affaires de l'industrie minière et minérale, des moyens de répondre à la demande croissante de minéraux stratégiques et essentiels, et des nouvelles possibilités de développement dans les pays producteurs et transformateurs de minerais.

La réunion se concentrera sur plusieurs questions, notamment sur les progrès réalisés au cours de l'année précédente concernant les trois initiatives de la réunion ministérielle : l'élaboration d'un cadre stratégique pour les minéraux critiques, l'augmentation de la transformation à valeur ajoutée dans les pays producteurs de minéraux, la production de minéraux verts à l'aide de technologies modernes et d'énergies renouvelables, ainsi que la garantie de la durabilité et de la transparence dans les chaînes d'approvisionnement.

Les discussions porteront également sur la création de centres d'excellence dans les principales régions minières, afin de faciliter les investissements, de renforcer les capacités et de développer les ressources humaines.

Le ministre de l'Industrie et des Ressources minérales, Bandar Alkhorayef, présidera la réunion et prononcera le discours d'ouverture. Il soulignera l'engagement de l'Arabie saoudite en faveur du développement durable du secteur minier et insistera sur son rôle de chef de file dans la promotion de son avenir.

Il évoquera aussi les possibilités de coopération mondiale pour relever les défis et investir dans le vaste potentiel du secteur minier.

Parmi les ministres participant à la réunion figurent le ministre italien de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin ; le secrétaire d'État britannique aux Affaires et au Commerce, Jonathan Reynolds ; le ministre brésilien des Mines et de l'Énergie, Alexandre Silveira ; le ministre indien du Charbon et des Mines, G. Kishan Reddy ; Parks Tau, ministre sud-africain du Commerce, de l'Industrie et de la Concurrence ; Kizito Pakabomba, ministre des Mines de la République démocratique du Congo ; Karim Badawi, ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales ; Henry Dele Alake, ministre nigérian du Développement des minéraux solides ; et Leila Benali, ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable.

Le vice-ministre de l'Industrie et des Ressources minérales chargé des Affaires minières, Khalid bin Saleh Al-Mudaifer, a déclaré que cette réunion marquait une étape importante vers la réalisation du développement durable dans le secteur mondial de l'exploitation minière et des minéraux.

Il a ajouté que cette réunion ministérielle internationale constituait une plateforme idéale pour trouver des solutions et élaborer une législation sur les meilleures pratiques en matière d'exploitation minière durable, mais aussi pour explorer les moyens d'investir dans des projets miniers afin de parvenir à un développement économique et social dans les pays producteurs.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com  


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.