Retraites: des "progrès" ont été réalisés entre les partenaires sociaux, mais pas d’ "accord général", un texte sera soumis au Parlement, promet Bayrou

Le Premier ministre français François Bayrou (L) s’entretient avec le Ministre d’Etat français des Affaires étrangères Manuel Valls (R) et le délégué français aux relations avec le Parlement Patrick Mignola (C) lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Chambre basse du Parlement français, à Paris le 15 janvier 2025. (Photo AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou (L) s’entretient avec le Ministre d’Etat français des Affaires étrangères Manuel Valls (R) et le délégué français aux relations avec le Parlement Patrick Mignola (C) lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Chambre basse du Parlement français, à Paris le 15 janvier 2025. (Photo AFP)
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Publié le Mercredi 15 janvier 2025

Retraites: des "progrès" ont été réalisés entre les partenaires sociaux, mais pas d’ "accord général", un texte sera soumis au Parlement, promet Bayrou

  • Le Premier ministre, qui cherche à éviter une censure des socialistes, a évoqué trois scénarios qui pourraient se produire à l'issue de la « conférence sociale » des syndicats et du patronat visant à réviser la réforme contestée d'Élisabeth Borne.
  • S'il n'y a aucune sorte d'accord, c'est la réforme précédente qui continuera à s'imposer », a-t-il réaffirmé devant les députés, lors de la séance des questions au gouvernement.

PARIS : S'il y a des « progrès » entre partenaires sociaux sur la réforme des retraites, mais pas d'« accord général », un texte sera soumis au Parlement, a promis mercredi François Bayrou, répondant ainsi au président du PS Olivier Faure qui souhaitait que le Parlement soit saisi, même en cas de désaccord.

Le Premier ministre, qui cherche à éviter une censure des socialistes, a évoqué trois scénarios qui pourraient se produire à l'issue de la « conférence sociale » des syndicats et du patronat visant à réviser la réforme contestée d'Élisabeth Borne.

« La première possibilité, c'est qu'un accord se dégage naturellement. Il fera l'objet d'un texte soumis au Parlement, à l'Assemblée nationale et au Sénat. S'il n'y a aucune sorte d'accord, c'est la réforme précédente qui continuera à s'imposer », a-t-il réaffirmé devant les députés, lors de la séance des questions au gouvernement.

Mais le chef du gouvernement a évoqué une troisième voie. « Il est probable qu'une situation se produise dans laquelle des marges de progression, de mouvement, de changement et d'adaptation auront été identifiées sans qu'il y ait un accord général. Si c'est le cas, nous proposerons un texte qui reprendra ces adaptations et ces progrès, et nous le soumettrons à l'Assemblée », a affirmé le Premier ministre.

Pour le Premier secrétaire du Parti socialiste, la « conférence sociale » ne « peut pas se clore par un accord ou le retour à la réforme de 2023 ».

« Pour nous, socialistes, le statu quo n'est pas une option. C'est pourquoi, même dans le cas où syndicats et patronat ne trouveraient pas d'accord, il reviendra alors à la démocratie parlementaire de s'exprimer. Le Parlement doit avoir le dernier mot », avait détaillé Olivier Faure dans sa question.

« La réponse à cette question conditionne notre réponse de demain », a-t-il ajouté en référence à la motion de censure déposée par La France insoumise, à laquelle se sont associés les communistes et les écologistes.

Déçus par les annonces de François Bayrou sur les retraites et le budget la veille dans sa déclaration de politique générale, les socialistes exhortent le gouvernement à continuer de négocier, alors qu'ils hésitent à voter pour cette motion de censure.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.