La mère du journaliste américain Austin Tice affirme que les nouveaux dirigeants syriens sont « déterminés » à retrouver son fils porté disparu

Debra Tice, mère du journaliste américain Austin Tice disparu en Syrie en août 2012, donne une conférence de presse sous les auspices du groupe américain Hostage Aid Worldwide à Damas le 20 janvier 2025. (Photo LOUAI BESHARA / AFP)
Debra Tice, mère du journaliste américain Austin Tice disparu en Syrie en août 2012, donne une conférence de presse sous les auspices du groupe américain Hostage Aid Worldwide à Damas le 20 janvier 2025. (Photo LOUAI BESHARA / AFP)
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Publié le Lundi 20 janvier 2025

La mère du journaliste américain Austin Tice affirme que les nouveaux dirigeants syriens sont « déterminés » à retrouver son fils porté disparu

  • la mère du journaliste américain Austin Tice, porté disparu en Syrie depuis 2012, a affirmé  lundi que les nouveaux dirigeants étaient « déterminés » à retrouver son fils.
  • Fin décembre, l'ONG Hostage Aid Worldwide avait déclaré croire qu'Austin Tice était vivant sans toutefois fournir d'informations concrètes sur son lieu de détention.

DAMAS : Lors d'une conférence de presse à Damas, la mère du journaliste américain Austin Tice, porté disparu en Syrie depuis 2012, a affirmé  lundi que les nouveaux dirigeants étaient « déterminés » à retrouver son fils.

Austin Tice travaillait pour l'Agence France-Presse, McClatchy News, le Washington Post, CBS et d'autres médias lorsqu'il a disparu en 2012 près de Damas, alors que la Syrie était le théâtre d'une guerre depuis plus d'un an.

« J'ai eu le privilège de rencontrer les nouveaux dirigeants de la Syrie », a déclaré Debra Tice. « J'ai été ravie d'apprendre qu'ils étaient déterminés à ramener mon fils chez lui », a-t-elle ajouté.

Fin décembre, l'ONG Hostage Aid Worldwide avait déclaré croire qu'Austin Tice était vivant sans toutefois fournir d'informations concrètes sur son lieu de détention.

Sa mère avait déclaré précédemment détenir des informations indiquant que son fils était en vie, tandis que le nouveau pouvoir syrien, qui a renversé Bachar al-Assad début décembre, affirmait le chercher.

« J'ai grand espoir que l'administration Trump sera très impliquée et diligente dans les efforts pour ramener Austin à la maison », a-t-elle déclaré lundi, ajoutant que les collaborateurs du nouveau président l'avaient déjà contactée.

« Je pense qu'ils agiront rapidement », a-t-elle poursuivi, à quelques heures de l'investiture du nouveau président américain.

Nizar Zakka, le directeur de l'ONG, estime que Tice a été emprisonné par le pouvoir de Bachar al-Assad entre novembre 2017 et février 2024, pouvoirs renversé il y a deux semaines par une coalition de rebelles.

Lors d'une interview à l'AFP le 13 janvier, Nizar Zakka, le président de l'ONG Hostage Aid Worldwide, a déclaré que son organisation avait « beaucoup de pistes », ajoutant qu'elle avait reçu des appels après une vaste campagne de SMS demandant aux Syriens de tout le pays des informations sur M. Tice.

M. Zakka estime que M. Tice a été emprisonné entre novembre 2017 et février 2024 par le pouvoir de Bachar al-Assad.

« Nous avons scruté les murs de cellule en cellule, y compris celles qui ont été peintes ou brûlées », a-t-il ajouté, précisant qu'ils avaient visité des lieux à Damas et à Lattaquié.

La coalition de rebelles islamistes qui a renversé Assad le 8 décembre a ouvert les prisons et libéré des milliers de détenus, parmi lesquels un Américain, mais M. Tice reste introuvable.


Liban: un chef islamiste capturé par Israël, quatre morts dans des attaques

Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya. (AFP)
Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya. (AFP)
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  • Israël mène régulièrement des opérations militaires dans le sud du Liban, malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités avec le mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Lundi, le ministre libanais de la Santé a indiqué qu'une frappe israélienne sur le village de Yanouh (sud) avait tué trois personnes

BEYROUTH: Des attaques israéliennes au Liban ont tué lundi quatre personnes dont un membre des forces de sécurité et son enfant, selon les autorités libanaises, quelques heures après la capture d'un cadre du groupe islamiste libanais Jamaa islamiya.

Israël mène régulièrement des opérations militaires dans le sud du Liban, malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités avec le mouvement pro-iranien Hezbollah.

Lundi, le ministre libanais de la Santé a indiqué qu'une frappe israélienne sur le village de Yanouh (sud) avait tué trois personnes.

L'armée israélienne a dit avoir ciblé Ahmad Ali Salameh, le présentant comme un responsable de l'artillerie du Hezbollah, qu'elle accuse de chercher à se réarmer.

La frappe a aussi tué un membre des forces libanaises de sécurité intérieure et son enfant de trois ans qui passaient par là, selon l'Agence de presse officielle du Liban Ani.

Plus tard lundi, le ministère de la Santé a également annoncé qu'une personne avait été tuée par des tirs israéliens dans le village frontalier d'Aïta al-Chaab. L'armée israélienne a déclaré qu'il s'agissait également d'un membre du Hezbollah.

Un peu plus tôt, l'organisation Jamaa islamiya - qui a revendiqué de nombreuses attaques contre Israël pendant la guerre - a condamné lundi "l'infiltration des forces d'occupation israéliennes" et "l'enlèvement à son domicile du responsable du groupe dans la région de Hasbaya et Marjayoun, Atwi Atwi".

L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué avoir mené un "raid ciblé" durant la nuit de dimanche à lundi et "appréhendé un haut responsable terroriste" du groupe, qui a été "transféré sur le territoire israélien" pour y être interrogé.

Ce raid est intervenu quelques heures après la fin de la visite de deux jours du Premier ministre libanais Nawaf Salam dans le sud, où de larges secteurs proches de la frontière avec Israël restent désertés et en ruines.

Dans un communiqué, Nawaf Salam a condamné l'enlèvement d'Atwi Atwi, parlant d'"attaque flagrante contre la souveraineté libanaise, de violation de l'accord de cessez-le-feu et du droit international".

Le Hezbollah a, quant à lui, appelé l'État à "prendre des mesures dissuasives et claires, à agir immédiatement à tous les niveaux politique, diplomatique et juridique, et à œuvrer sérieusement pour la protection des citoyens".

Le député du Hezbollah Hussein al-Haj Hassan a accusé le mois dernier Israël de détenir "20 prisonniers libanais", affirmant que 10 d'entre eux ont été enlevés "sur le territoire libanais après le cessez-le-feu".

Aux termes de l'accord de trêve de novembre 2024, le gouvernement libanais s'est engagé à désarmer le Hezbollah. L'armée a déclaré le mois dernier avoir terminé cette opération dans une première zone du pays, située entre le fleuve Litani et la frontière israélienne, à une trentaine de kilomètres plus au sud.


Gaza: Israël dit avoir tué quatre combattants palestiniens qui sortaient d'un tunnel à Rafah

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  • La Défense civile de Gaza, placée sous l'autorité du Hamas, a annoncé que deux Palestiniens avaient été tués lundi par des tirs israéliens dans le territoire
  • Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu

GAZA: L'armée israélienne a dit lundi avoir tué quatre combattants palestiniens qui ont attaqué ses soldats en sortant d'un tunnel à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, près de quatre mois après le début d'une trêve mise à mal par des violences quotidiennes.

Israël et le mouvement islamiste Hamas s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre après deux ans de guerre.

La Défense civile de Gaza, placée sous l'autorité du Hamas, a annoncé que deux Palestiniens avaient été tués lundi par des tirs israéliens dans le territoire.

Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu.

Les soldats "continuent à opérer dans le secteur afin de localiser et éliminer tous les terroristes se trouvant à l'intérieur du réseau de tunnels", a ajouté l'armée.

La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a salué "une résistance héroïque" de la part de combattants qui ont "choisi la mort plutôt que la reddition".

Le Hamas avait annoncé fin novembre que des dizaines de ses combattants restaient coincés dans des tunnels de Rafah, sous une partie de la bande de Gaza encore occupée par l'armée. En vertu de l'accord de cessez-le-feu, celle-ci s'est retirée de près de la moitié du territoire.

20.000 combattants 

Ce secteur se trouve à proximité du passage de Rafah avec l'Egypte, seul accès vers le monde extérieur pour les habitants de la bande de Gaza assiégée par Israël, qui était largement fermé depuis mai 2024.

Israël a accepté de rouvrir le 2 février, mais de manière très limitée, ce poste-frontière par lequel environ 200 Palestiniens de Gaza seulement ont transité en une semaine dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte ou des habitants de retour après avoir reçu des soins.

Selon des responsables israéliens, le Hamas dispose encore de 20.000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza.

Malgré les violences qui se poursuivent, les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

La deuxième phase du "plan Trump" comprend notamment le désarmement du Hamas et le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza.

Mais le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n'excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens.

 "Trouver une tente"

La gouvernance du territoire doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, toujours attendus à Gaza, qui seront placés sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

Les Palestiniens de Gaza continuent pendant ce temps de survivre dans leur territoire en ruines.

"Notre plus grand souhait aujourd'hui est de trouver une tente où vivre, de trouver une miche de pain pour nourrir nos enfants. Notre plus grand souhait est de passer une nuit sans peur, en sécurité", a confié à l'AFP un père de famille de 58 ans, Akram Atiya Jaradeh, déplacé dans le nord du territoire.

Un total de 581 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de quatre soldats tués.

Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations et bilans des différentes parties.


Le prince héritier saoudien fait visiter At-Turaif au prince William

Le prince William, prince de Galles, participe à une visite avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed bin Salman. (Reuters)
Le prince William, prince de Galles, participe à une visite avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed bin Salman. (Reuters)
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  • Le prince William a visité le palais de Salwa, qui a servi de centre de gouvernement pendant le premier état saoudien
  • La visite comprenait aussi une exposition du style architectural Najdi dans le district d'At-Turaif, où il a vu les palais des imams et des princes du premier État saoudien

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman a fait visiter lundi au prince William de Grande-Bretagne At-Turaif, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO situé à Diriyah.

Le district d'At-Turaif est situé au cœur de Diriyah, au nord-ouest de Riyad, et constitue l'un des sites patrimoniaux les plus importants d'Arabie saoudite. Diriyah est le lieu de naissance du premier État saoudien.

La visite du prince William comprenait une exposition du style architectural Najdi dans le district d'At-Turaif, où il a vu les palais des imams et des princes du premier État saoudien.

Il a notamment visité le palais de Salwa, l'un des palais historiques qui ont servi de centre de gouvernement au cours du premier État saoudien.

Le prince de Galles effectue sa première visite officielle en Arabie saoudite. Il est arrivé dans la capitale, Riyad, lundi soir.

Le prince a été accueilli par des officiels, dont le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

L'ambassadeur britannique au Royaume, Stephen Hitchen, était également présent.