À Ramallah, des retrouvailles émues ont eu lieu entre Palestiniens libérés par Israël

Ali Nizal (à gauche), un ancien prisonnier palestinien libéré par Israël, tient son fils dans ses bras pour la première fois après son arrivée à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 1er février 2025. (Photo AHMAD GHARABLI / AFP)
Ali Nizal (à gauche), un ancien prisonnier palestinien libéré par Israël, tient son fils dans ses bras pour la première fois après son arrivée à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 1er février 2025. (Photo AHMAD GHARABLI / AFP)
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Publié le Samedi 01 février 2025

À Ramallah, des retrouvailles émues ont eu lieu entre Palestiniens libérés par Israël

  • Pour cette quatrième vague de libérations depuis l'entrée en vigueur de la trêve à Gaza, le 19 janvier, une foule enthousiaste s'est rassemblée pour accueillir les 25 Palestiniens ramenés en Cisjordanie occupée.
  • Au total, 183 prisonniers, dont un Égyptien, ont été libérés samedi. Sept d'entre eux, qui purgeaient des peines à perpétuité, ont été expulsés vers l'Égypte, dont l'Égyptien, et 150 ont été envoyés à Gaza, selon le Club des prisonniers palestiniens.

RAMALLAH, TERRITOIRES PALESTINIENS : À sa descente du bus qui le ramène à Ramallah, en Cisjordanie occupée, après avoir passé 23 ans dans les prisons israéliennes, Ata Abdelghani ne retrouve pas seulement sa liberté. Ses jumeaux, Zain et Zaid, l'attendent également pour leur première rencontre.

L'homme de 55 ans vient d'être libéré lors d'un nouvel échange entre plus de 180 Palestiniens et trois otages israéliens enlevés lors de l'attaque du 7 octobre 2023, dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.

Ses fils, aujourd'hui âgés de 10 ans, ont été conçus alors que leur père était incarcéré. Son sperme a été transféré clandestinement hors de prison.

Ata Abdelghani purgeait une peine à perpétuité, notamment pour meurtre, selon une liste publiée par le Club des prisonniers palestiniens à Ramallah.

« Ces enfants sont les ambassadeurs de la liberté, la génération future », lance-t-il en les serrant dans ses bras.

Pour cette quatrième vague de libérations depuis l'entrée en vigueur de la trêve à Gaza, le 19 janvier, une foule enthousiaste s'est rassemblée pour accueillir les 25 Palestiniens ramenés en Cisjordanie occupée.

Vêtus de l'uniforme carcéral, à savoir un survêtement gris, le crâne rasé, ils sortent du bus l'air las et fatigué. Mais ils sont emportés par la foule, beaucoup juchés sur des épaules, et accueillis en héros.

- « Moment bouleversant » -

M. Abdelghani peine à décrire ses émotions : « C'est difficile à décrire avec des mots », dit-il. « J'ai besoin de beaucoup de sang-froid pour me contrôler, calmer mes nerfs, pour absorber ce moment bouleversant. »

Il ajoute que la situation en prison était « difficile, tragique ».

Au total, 183 prisonniers, dont un Égyptien, ont été libérés samedi. Sept d'entre eux, qui purgeaient des peines à perpétuité, ont été expulsés vers l'Égypte, dont l'Égyptien, et 150 ont été envoyés à Gaza, selon le Club des prisonniers palestiniens.

Riad Marshoud, un autre ex-détenu, pleure en serrant dans ses bras ses deux fils, qu'il a laissés enfants lorsqu'il a été emprisonné il y a 22 ans.

Il s'assoit sur une chaise pendant que ses proches passent des appels vidéo à ses cousins et à ses oncles qui n'ont pas pu venir l'accueillir.

L'un d'eux se trouve en Jordanie, l'autre aux Émirats arabes unis. Tous veulent assister à la scène tandis que Riad Marshoud est félicité de toutes parts, étourdi de fatigue mais ravi.

« Le moment où les portes du bus se sont ouvertes et où je suis sorti a été très difficile, c'est dur de décrire cela en quelques mots », confie-t-il.

La foule dense qui l'entoure se disperse à l'arrivée de son père, coiffé du traditionnel keffieh, qui embrasse son fils en pleurant.

M. Marshoud a été incarcéré pour appartenance à une organisation non autorisée, coups de feu et conspiration en vue de commettre un meurtre, selon les données du ministère israélien de la Justice.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com