Prisonniers palestiniens torturés: des experts de l'ONU dénoncent une "impunité absolue"

Des détenus palestiniens ligotés et bandés aux yeux sont transportés par les soldats israéliens à Gaza le 8 décembre 2023. (Haaretz via AP/File)
Des détenus palestiniens ligotés et bandés aux yeux sont transportés par les soldats israéliens à Gaza le 8 décembre 2023. (Haaretz via AP/File)
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Publié le Lundi 05 août 2024

Prisonniers palestiniens torturés: des experts de l'ONU dénoncent une "impunité absolue"

  • Dans un communiqué, les experts de l'ONU, soulignent que "l'escalade du recours à la torture par Israël contre les Palestiniens en détention est un crime contre l'humanité qui peut être évité".
  • Les experts affirment avoir reçu "des informations étayées" faisant état de nombreux cas de torture, d'agressions sexuelles et de viols, "dans des conditions inhumaines atroces".

GENEVE : Dix experts de l'ONU ont mis en garde lundi contre "l'escalade du recours à la torture" en Israël contre les prisonniers palestiniens depuis la guerre à Gaza, dénonçant une "impunité absolue" et appelant à prévenir un crime contre l'humanité.

Le 31 juillet, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk, a publié un rapport affirmant que depuis l'attaque du 7 octobre du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien, de nombreux Palestiniens ont été emprisonnés dans le secret avec dans certains cas un traitement pouvant s'apparenter à de la torture.

Dans un communiqué, les experts de l'ONU, qui sont mandatés par le Conseil des droits de l'Homme mais ne s'expriment pas en son nom, soulignent que "l'escalade du recours à la torture par Israël contre les Palestiniens en détention est un crime contre l'humanité qui peut être évité".

Ils dénoncent la situation d'"impunité absolue" ainsi que "le silence des États (...) après l'émergence de témoignages et de rapports sur des allégations de mauvais traitements et de torture", et appellent "à faire pression sur Israël" en vue de mettre en œuvre un système d'accès, de surveillance et de protection des détenus palestiniens.

"Ce qu'il faut maintenant, c'est une présence internationale indépendante d'observateurs des droits humains. Ils doivent devenir les yeux du monde", ont-ils affirmé.

Les experts affirment avoir reçu "des informations étayées" faisant état de nombreux cas de torture, d'agressions sexuelles et de viols, "dans des conditions inhumaines atroces".

"D'innombrables témoignages d'hommes et de femmes font état de détenus enfermés dans des sortes de cages, attachés à des lits, les yeux bandés et portant des couches, dévêtus, privés de soins de santé adéquats, de nourriture, d'eau et de sommeil" et soumis à des "électrocutions, y compris sur les parties génitales, au chantage et à des brûlures de cigarettes".

Cette commission d'experts, qui sont tous bénévoles et indépendants, est composée de quatre rapporteurs spéciaux, d'un expert indépendant et de cinq membres du Groupe de travail du Conseil des droits de l'Homme sur la discrimination à l'égard des femmes et des filles.

Selon le rapport du Haut-Commissariat publié la semaine dernière, au moins 53 prisonniers de Gaza et Cisjordanie sont morts durant leur détention par Israël entre le 7 octobre et le 30 juin.

Fin juillet, l'armée israélienne a annoncé l'interpellation de neuf soldats dans le cadre d'une enquête pour mauvais traitements présumés sur un détenu au centre de détention de Sde Teiman dans le sud d'Israël.

Cette guerre a été déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre, qui s'est traduite par une vaste prise d'otages et la mort de 1.197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles israéliennes.

D'après le gouvernement du Hamas, près de 40.000 personnes ont péri dans l'offensive israélienne de représailles sur la bande de Gaza.


Les ministres saoudiens se félicitent de la prochaine phase du plan pour Gaza et du Conseil de paix de Trump

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  • Les responsables soulignent le besoin urgent d'un cessez-le-feu et d'une aide humanitaire à Gaza
  • Le cabinet du Royaume réitère son soutien à l'accord de cessez-le-feu et à l'intégration des Forces démocratiques syriennes dans l'État syrien

RIYAD: Le cabinet saoudien a salué la deuxième phase du plan de paix pour la bande de Gaza, soutenant la création d'un comité palestinien pour administrer la région et l'annonce de la création du Conseil de la paix par le président américain Donald Trump.

La session s'est tenue mardi à Riyad et a été présidée par le roi Salman, selon l'agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné le besoin urgent d'un cessez-le-feu et d'une aide humanitaire à Gaza. Ils ont appelé au retour de l'Autorité palestinienne sur le territoire et à la fin de l'occupation israélienne, afin d'établir un État palestinien indépendant conformément aux résolutions de l'ONU, à l'initiative de paix arabe et à la solution à deux États.

Le Conseil des ministres saoudien a soutenu l'accord de cessez-le-feu et l'intégration des Forces démocratiques syriennes dans l'État syrien, réaffirmant son engagement en faveur de la paix civile et de la souveraineté de la Syrie.

Au Yémen, ils ont noté que l'Arabie saoudite poursuit ses efforts pour mettre fin à la crise et a lancé un ensemble de projets et de programmes d'une valeur de 507 millions de dollars pour développer les secteurs clés de la santé, de l'éducation et de l'infrastructure.

En 2025, l'Arabie saoudite s'est classée au premier rang des pays arabes et au deuxième rang mondial sur la liste des donateurs de l'ONU pour le Yémen, a ajouté l'APS.

Les ministres ont également souligné que la plupart des activités non pétrolières du Royaume ont atteint des taux de croissance annuels allant de cinq à dix pour cent au cours des cinq dernières années, conformément à la promotion de la durabilité et à la Vision 2030.

Ils ont examiné et approuvé plusieurs protocoles d'accord signés avec le Pakistan, l'Irak et le Kirghizstan, ainsi que la promotion de plusieurs fonctionnaires saoudiens à des postes de haut niveau dans divers ministères.


Les ministres saoudiens saluent la prochaine phase du plan pour Gaza et le Conseil de la paix de Trump

La session s'est tenue mardi à Riyad et était présidée par le roi Salmane. (SPA)
La session s'est tenue mardi à Riyad et était présidée par le roi Salmane. (SPA)
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  • Les responsables soulignent l’urgence d’un cessez-le-feu et de l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza
  • Le Conseil des ministres du Royaume réaffirme son soutien à l’accord de cessez-le-feu et à l’intégration des Forces démocratiques syriennes au sein de l’État syrien

​​​​​​RIYAD : Le Conseil des ministres saoudien a salué la deuxième phase du plan de paix pour la bande de Gaza, soutenant la création d’un comité palestinien chargé de l’administration du territoire ainsi que l’annonce du Conseil de la paix par le président américain Donald Trump.

La session s’est tenue mardi à Riyad et a été présidée par le roi Salmane, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Les ministres ont mis en avant la nécessité urgente d’un cessez-le-feu et de l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. Ils ont appelé au retour de l’Autorité palestinienne dans le territoire et à la fin de l’occupation israélienne, afin d’établir un État palestinien indépendant conformément aux résolutions de l’ONU, à l’Initiative de paix arabe et à la solution à deux États.

Le Conseil des ministres a également soutenu l’accord de cessez-le-feu et l’intégration des Forces démocratiques syriennes au sein de l’État syrien, réaffirmant son attachement à la paix civile et à la souveraineté de la Syrie.

Concernant le Yémen, les ministres ont indiqué que l’Arabie saoudite poursuit ses efforts pour mettre fin à la crise et a lancé un ensemble de projets et de programmes d’une valeur de 507 millions de dollars pour développer des secteurs clés tels que la santé, l’éducation et les infrastructures.

En 2025, l’Arabie saoudite s’est classée première parmi les pays arabes et deuxième au niveau mondial sur la liste des donateurs au Yémen établie par les Nations unies, a ajouté la SPA.

Les ministres ont également souligné que la majorité des activités non pétrolières du Royaume ont enregistré des taux de croissance annuels compris entre 5 % et 10 % au cours des cinq dernières années, en ligne avec les objectifs de durabilité et la Vision 2030.

Ils ont enfin examiné et approuvé plusieurs protocoles d’accord signés avec le Pakistan, l’Irak et le Kirghizistan, ainsi que la promotion de plusieurs responsables saoudiens à des postes de haut niveau au sein de différents ministères. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Davos: Le ministre iranien des affaires étrangères dénonce «deux poids, deux mesures» après la révocation de son invitation 

 Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé le WEF de faire deux poids deux mesures en annulant sa participation et en maintenant celle du président israélien. (File/AP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé le WEF de faire deux poids deux mesures en annulant sa participation et en maintenant celle du président israélien. (File/AP)
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  • Araghchi a rejeté la décision, affirmant que sa participation avait été annulée "sur la base de mensonges et de pressions politiques"
  • Il a également fait référence à la participation de M. Herzog à Davos en janvier 2024 malgré les plaintes judiciaires déposées contre lui en Suisse pour la conduite de son pays pendant la guerre à Gaza, qui a tué environ 71 000 personnes

DUBAI : Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué le Forum économique mondial pour avoir annulé son invitation à la réunion annuelle de Davos en raison de la répression des récentes manifestations dans son pays, accusant le forum d'appliquer "un double standard flagrant" et de succomber aux pressions occidentales.

Le Forum économique mondial a confirmé que M. Araghchi ne participerait pas au sommet de cette année, qui se tient jusqu'au 23 janvier, en déclarant que "bien qu'il ait été invité à l'automne dernier, la perte tragique de vies civiles en Iran au cours des dernières semaines signifie qu'il n'est pas juste que le gouvernement iranien soit représenté à Davos cette année".

Dans un post sur X, Araghchi a rejeté la décision, affirmant que sa participation avait été annulée "sur la base de mensonges et de pressions politiques de la part d'Israël et de ses mandataires et apologistes basés aux États-Unis".

Le ministre iranien a critiqué ce qu'il a appelé le "deux poids deux mesures" du WEF pour avoir maintenu une invitation au président israélien Isaac Herzog malgré les accusations internationales de génocide des Palestiniens à Gaza.

Il a également fait référence à la participation de M. Herzog à Davos en janvier 2024 malgré les plaintes judiciaires déposées contre lui en Suisse pour la conduite de son pays pendant la guerre à Gaza, qui a tué environ 71 000 personnes.

Si le WEF veut feindre une position prétendument "morale", c'est sa prérogative. Mais il devrait au moins être cohérent à ce sujet", a écrit M. Araghchi, estimant que la décision exposait une "dépravation morale et une faillite intellectuelle".

M. Herzog, d'Israël, devrait participer à une discussion modérée au WEF jeudi.