Cisjordanie : l'armée israélienne mène de nouveaux raids et tue plusieurs « terroristes » samedi

Un véhicule militaire israélien roule dans une rue endommagée lors d'un raid militaire dans le camp d'al-Fara pour les réfugiés palestiniens, au sud de Jénine en Cisjordanie occupée, le 2 février 2025. (Photo de Jaafar ASHTIYEH / AFP)
Un véhicule militaire israélien roule dans une rue endommagée lors d'un raid militaire dans le camp d'al-Fara pour les réfugiés palestiniens, au sud de Jénine en Cisjordanie occupée, le 2 février 2025. (Photo de Jaafar ASHTIYEH / AFP)
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Publié le Dimanche 02 février 2025

Cisjordanie : l'armée israélienne mène de nouveaux raids et tue plusieurs « terroristes » samedi

  • Une opération militaire israélienne est en cours dimanche en Cisjordanie occupée, faisant au moins un mort selon les autorités palestiniennes, alors que l'armée affirme avoir tué plusieurs « terroristes » la veille dans des frappes aériennes.
  • Des drones étaient visibles dans le ciel du camp.

JERUSALEM : Une opération militaire israélienne est en cours dimanche en Cisjordanie occupée, faisant au moins un mort selon les autorités palestiniennes, alors que l'armée affirme avoir tué plusieurs « terroristes » la veille dans des frappes aériennes.

Selon des témoins, « l'armée de l'occupation a déployé de vastes forces à l'aube » dans le gouvernorat de Tubas et le village de Tammoun, dans le nord du territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Les soldats ont bloqué les entrées et sorties du camp de réfugiés de Faraa, dans le gouvernorat de Tubas, près de Jénine, et y ont mené des raids contre des maisons, expulsant les habitants, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des drones étaient visibles dans le ciel du camp.

Le ministère de la Santé palestinien a indiqué qu'un homme de 73 ans avait été tué par des balles israéliennes dans le camp de Jénine, situé au nord-est de Tubas.

Cette région est considérée comme l'un des bastions de la lutte palestinienne et abrite plusieurs mouvements armés.

L'armée israélienne a de son côté annoncé avoir mené une opération « antiterroriste » dans le village de Tammoun avant l'aube, alors que des violences secouaient déjà la région depuis plusieurs jours. Des armes y ont été découvertes et l'opération a été étendue à cinq villages alentour.

Des tracts écrits en arabe ont été distribués dans les rues, expliquant que l'objectif de l'opération était « d'éradiquer les criminels armés, les laquais de l'Iran ».

« Ne leur fournissez aucune aide ou soutien », pouvait-on encore lire. « Ne vous approchez pas des forces de sécurité israéliennes. »

Appuyées par des bulldozers, des drones et des véhicules blindés, les forces israéliennes ont lancé, le 21 janvier, une vaste opération à Jénine contre les combattants affiliés aux mouvements palestiniens Hamas et Jihad islamique.

- « Laquais de l'Iran » -

L'opération avait été lancée deux jours après le début d'une trêve entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.

Samedi, le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne avait annoncé la mort de cinq personnes, dont un adolescent, dans plusieurs frappes israéliennes à Jénine et Qabatiya, cinq kilomètres plus au sud.

L'armée israélienne a confirmé dimanche qu'un « aéronef de l'armée de l'air avait frappé et éliminé, la veille, une cellule terroriste » à bord d'un véhicule, alors qu'elle s'apprêtait à commettre une attaque à Qabatiya.

Après la frappe, « les explosifs à l'intérieur du véhicule ont explosé », a-t-elle ajouté, précisant avoir tué deux terroristes, Saleh Zakarneh et Abed al-Hadi Kamel, habitants de ce village.

Ce dernier avait été libéré en novembre 2023, lors de la première trêve dans la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

L'armée a également indiqué avoir mené samedi deux autres frappes sur des « cellules terroristes » à Jénine.

Les violences en Cisjordanie ont explosé durant le conflit à Gaza. Depuis le 7 octobre 2023, au moins 882 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne ou par des colons, selon le ministère palestinien de la Santé.

Dans le même temps, au moins 30 Israéliens, dont des soldats, ont trouvé la mort dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires, selon Israël. 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.