Grèce: nouvelles secousses sismiques au large de Santorin, dont l'une supérieure à 5

Sept tremblements de terre successifs d'une magnitude supérieure à 4 ont été enregistrés jeudi entre 02H23 GMT et 03H36 GMT par l'Institut géodynamique d'Athènes, l'autorité de référence en matière d'analyse sismique en Grèce. (AFP)
Sept tremblements de terre successifs d'une magnitude supérieure à 4 ont été enregistrés jeudi entre 02H23 GMT et 03H36 GMT par l'Institut géodynamique d'Athènes, l'autorité de référence en matière d'analyse sismique en Grèce. (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 06 février 2025

Grèce: nouvelles secousses sismiques au large de Santorin, dont l'une supérieure à 5

  • L'île célèbre dans le monde entier a été placée "en état d'urgence", a annoncé la Protection civile grecque. Une mesure qui restera en vigueur jusqu'au 3 mars
  • Sept tremblements de terre successifs d'une magnitude supérieure à 4 ont été enregistrés jeudi entre 02H23 GMT et 03H36 GMT par l'Institut géodynamique d'Athènes, l'autorité de référence en matière d'analyse sismique en Grèce

ATHENES: Une nouvelle série de secousses a frappé l'île grecque de Santorin entre mercredi soir et jeudi, dont l'une de magnitude supérieure à 5, s'inscrivant dans une vague sismique qui déconcerte les scientifiques.

L'île célèbre dans le monde entier a été placée "en état d'urgence", a annoncé la Protection civile grecque. Une mesure qui restera en vigueur jusqu'au 3 mars, et permettra de "faire face aux besoins extraordinaires et de gérer les conséquences de l'activité sismique de ces derniers temps", selon la même source.

Sept tremblements de terre successifs d'une magnitude supérieure à 4 ont été enregistrés jeudi entre 02H23 GMT et 03H36 GMT par l'Institut géodynamique d'Athènes, l'autorité de référence en matière d'analyse sismique en Grèce.

Cela fait suite à un séisme de magnitude 5,2, le plus fort depuis le week-end, qui a été enregistré mercredi soir.

Entre le 26 janvier et le 4 février, plus de 7.700 tremblements de terre ont été répertoriés dans la zone maritime entre Santorin et sa voisine Amorgos, également touristique, selon le laboratoire de sismologie de l'Université d'Athènes (EKPA).

Les experts n'ont pas encore été en mesure de donner une estimation définitive de la fin de cette activité sismique qui n'a fait jusqu'ici ni victime ni dégât.

Mais ils insistent sur le fait qu'elle est sans précédent.

Malgré les dernières secousses successives, "l'intensité diminue mais elle n'est pas encore stabilisée", a assuré le directeur de recherche de l'Institut géodynamique, Athanassios Ganas, à la télévision publique ERT.

"Nous sommes à mi-parcours", a ajouté le directeur adjoint de l'institut, Vassilis Karastathis, sur la même chaîne.

De son côté, le porte-parole du gouvernement Pavlos Marinakis a assuré que "tout le mécanisme d'Etat est mobilisé" afin de prévenir tout problème éventuel.

Il a annoncé qu'une plateforme digitale, "mysafetyplan", serait lancée prochainement pour informer la population sur les séismes ou autres catastrophes naturelles dans le pays.

Plus de 11.000 habitants et travailleurs saisonniers ont quitté Santorin depuis dimanche par voie maritime et aérienne, les opérateurs ayant renforcé les liaisons par ferries et par avion.

Les experts soulignent que la région n'a pas connu une telle activité sismique depuis le début des relevés en 1964.

"Le scénario le plus probable est que l'activité sismique continue pendant des jours ou semaines à la même intensité", a estimé Efthymios Lekkas, directeur de l'Autorité grecque de planification et de protection contre les séismes, sur ERT.

Mondialement connue, Santorin repose sur un volcan qui est entré en éruption pour la dernière fois en 1950, mais un comité d'experts a affirmé lundi que les secousses actuelles "ne sont pas liées à une activité volcanique".

Cependant, des équipes de secours ont été envoyées dans la région par mesure de précaution et des capteurs sismiques supplémentaires ont été déployés.

Efthymios Lekkas a averti mercredi qu'il y avait cinq zones à risque de glissements de terrain éventuels sur Santorin, une île qui souffre de problèmes de surtourisme en été, notamment à cause des nombreux bateaux de croisière qui font escale dans la caldeira.

"Nous examinons ces cinq zones (...) afin de prendre des mesures qui réduiront l'exposition au danger", a assuré M. Lekkas, soulignant que le port, Athinios, par lequel transitent "1,5 million de touristes chaque année" est une zone "de haut risque".

"Nous proposons aux gardes-côtes et à la police des actions pour réduire le nombre de personnes qui traversent cette zone", a-t-il ajouté.

Il a rappelé que "le risque d'éboulement de terrain est élevé sur presque toute la longueur des pentes de la caldeira de Santorin", compte tenu du "grand nombre de personnes qui visitent l'île pendant au moins huit mois chaque année".

Santorin a attiré environ 3,4 millions de visiteurs en 2023.

Les écoles de plus d'une douzaine d'îles des Cyclades ont été fermées par précaution jusqu'à vendredi, incitant de nombreuses familles avec enfants à quitter Santorin jusqu'à ce que la situation s'améliore.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Short Url
  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Short Url
  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Short Url
  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.