Syrie: des milliers de personnes rejoignent «la nouvelle armée», selon le président

Selon le président syrien, "grand nombre de jeunes hommes" avaient fui la Syrie d'Assad pour échapper à la conscription militaire obligatoire. (AFP)
Selon le président syrien, "grand nombre de jeunes hommes" avaient fui la Syrie d'Assad pour échapper à la conscription militaire obligatoire. (AFP)
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Publié le Lundi 10 février 2025

Syrie: des milliers de personnes rejoignent «la nouvelle armée», selon le président

  • Le président syrien par intérim Ahmed al-Chareh a annoncé, dans un entretien diffusé lundi, que "des milliers" de personnes rejoignaient la "nouvelle armée syrienne" depuis le renversement de Bachar al-Assad
  • Le nouveau pouvoir avait annoncé la dissolution de l'armée de M. Assad et de toutes les factions armées rebelles, dont le groupe radical islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) dirigé par M. Chareh

DAMAS: Le président syrien par intérim Ahmed al-Chareh a annoncé, dans un entretien diffusé lundi, que "des milliers" de personnes rejoignaient la "nouvelle armée syrienne" depuis le renversement de Bachar al-Assad.

"Je n'ai pas imposé la conscription obligatoire en Syrie. J'ai plutôt opté pour l'enrôlement volontaire, et aujourd'hui des milliers de personnes rejoignent la nouvelle armée syrienne", s'est félicité le président dans le podcast "The Rest is Politics" animé par Alastair Campbell et Rory Stewart, deux figures politiques britanniques.

Le nouveau pouvoir avait annoncé la dissolution de l'armée de M. Assad et de toutes les factions armées rebelles, dont le groupe radical islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) dirigé par M. Chareh.

Selon les experts, dans les premières années de la guerre déclenchée en 2011 par la répression sanglante de manifestations anti-gouvernementales, les pertes humaines, les désertions et les refus de conscription avaient réduit d'environ la moitié les troupes, qui comptaient initialement quelque 300.000 soldats.

Le pouvoir d'Assad avait été soutenu par la Russie et l'Iran, ainsi que par le Hezbollah libanais et d'autres groupes pro-iraniens, avant que ses forces armées ne s'effondrent face à l'avancée des rebelles menés par le HTS.

Selon le président syrien, "grand nombre de jeunes hommes" avaient fui la Syrie d'Assad pour échapper à la conscription militaire obligatoire.

"De nombreux anciens officiers ont fait défection et rejoignent progressivement le nouveau ministère de la Défense", a-t-il ajouté.

Les nouvelles autorités ont annoncé l'intégration des groupes armés dans une future armée nationale. Mais sur le terrain, des factions soutenues par la Turquie affrontent toujours les Forces démocratiques syriennes (FDS), appuyées par les Etats-Unis et l'administration kurde semi-autonome dans le nord-est du pays.

M. Chareh a de nouveau appelé à une levée des sanctions contre la Syrie, imposées, selon lui, au pouvoir déchu d'Assad pour "ses crimes".

"Maintenant que nous avons démantelé le régime et ses prisons, ces sanctions devraient être levées, car elles ne sont plus justifiées après sa chute", a-t-il dit.

Pour faire face aux "défis importants de sécurité", M. Chareh prône notamment "le développement économique".

"C'est sur cela que nous nous concentrons actuellement. Sans croissance économique, il ne peut y avoir de stabilité, et sans stabilité, nous risquons de créer un environnement propice au chaos et à l'insécurité", a-t-il ajouté.


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com