La licorne fintech saoudienne Tabby double sa valorisation à 3,3 milliards de dollars 

Ce dernier investissement fait de Tabby la société fintech la plus valorisée du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. 
Ce dernier investissement fait de Tabby la société fintech la plus valorisée du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. 
Short Url
Publié le Mercredi 12 février 2025

La licorne fintech saoudienne Tabby double sa valorisation à 3,3 milliards de dollars 

  • L'entreprise affirme avoir doublé ses volumes de transactions annualisés à plus de 10 milliards de dollars depuis son dernier cycle de financement 
  • Le Royaume vise à augmenter de manière significative le nombre de startups à forte croissance

RIYAD: La première licorne fintech d'Arabie saoudite, Tabby, a doublé sa valorisation à 3,3 milliards de dollars (1 dollar = 0,96 euro) à la suite de la clôture d'un cycle de financement de série E de 160 millions de dollars.

Ce cycle de financement a été mené par Blue Pool Capital, basé à Hong Kong, et Hassana Investment Co, le bras financier de l'Organisation générale de l'assurance sociale d'Arabie saoudite, avec la participation de STV et de Wellington Management.

Ce dernier investissement fait de Tabby la société fintech la plus valorisée du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

L'entreprise affirme avoir doublé ses volumes de transactions annualisés à plus de 10 milliards de dollars depuis son dernier cycle de financement de série D de 200 millions de dollars en 2023, qui lui a permis d'obtenir le statut de licorne – une désignation pour les startups évaluées à 1 milliard de dollars ou plus sans être cotées en bourse.

Dans le cadre du programme national des licornes, également connu sous le nom de Saudi Unicorns, le Royaume vise à augmenter de manière significative le nombre de startups à forte croissance, à créer des emplois et à stimuler le produit intérieur brut.

Le programme, une initiative conjointe du ministère de la Communication et des Technologies de l'information, de la fondation Mohammed ben Salmane et du programme national de développement technologique, fournit des services tels que l'aide à l'expansion et la mise en relation avec des investisseurs pour les startups technologiques prometteuses.

«Cet investissement nous permet d'accélérer notre déploiement de produits qui rendent la gestion de l'argent plus simple et plus gratifiante pour nos clients. Nous nous concentrons sur la création d'un impact tangible – en aidant les gens à prendre le contrôle de leurs finances avec des outils accessibles, sans effort et conçus pour leur vie quotidienne», a déclaré Hosam Arab, PDG et cofondateur de Tabby.

La licorne Tabby s'est développée au-delà de son service principal «achetez maintenant, payez plus tard» avec l'acquisition du portefeuille numérique Tweeq et l'introduction de la Tabby Card pour des paiements flexibles au-delà de la caisse, ainsi que de Tabby Plus, un programme d'abonnement.

En 2023, Tabby a fait part de son intention de lancer une première offre publique sur le marché saoudien à la suite de la relocalisation de son siège social dans le Royaume.

Fondée aux Émirats arabes unis avant de s'installer en Arabie saoudite, l'entreprise a connu une croissance exponentielle en phase avec les objectifs stratégiques du Royaume.

Le dernier cycle de financement de Tabby accélérera son expansion dans les produits financiers, y compris les comptes de dépenses numériques, les paiements, les cartes et les outils de gestion de l'argent.

L'investissement renforce également la position de l'entreprise avant son introduction en bourse.

Tabby compte actuellement plus de 15 millions d'utilisateurs enregistrés et plus de 40 000 vendeurs sur sa plateforme.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.