L'armée israélienne se prépare à se retirer du Liban, selon un haut responsable israélien

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a déclaré jeudi que les Etats-Unis l'avaient informé que Israël se retirerait le 18 février, mais que son armée resterait déployée dans cinq endroits. (AFP)
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a déclaré jeudi que les Etats-Unis l'avaient informé que Israël se retirerait le 18 février, mais que son armée resterait déployée dans cinq endroits. (AFP)
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Publié le Vendredi 14 février 2025

L'armée israélienne se prépare à se retirer du Liban, selon un haut responsable israélien

  • Dans la nuit de jeudi à vendredi, des chasseurs israéliens ont frappé "des sites militaires de l'organisation terroriste du Hezbollah où étaient entreposés des armes et des lanceurs, qui constituent une menace directe pour le front intérieur israélien"
  • Des médias libanais ont rapporté que des chasseurs israéliens avaient frappé des sites dans le sud du pays

JERUSALEM: L'armée israélienne est prête à se retirer du territoire libanais et à transférer des zones à l'armée libanaise dans les délais prévus par l'accord de cessez-le-feu conclu sous médiation franco-américaine, selon un haut responsable de la sécurité israélienne.

"Nous sommes toujours déployés conformément à l'accord (dont l'application est) contrôlé(e) par les Etats-Unis et nous travaillons en étroite collaboration avec les Etats-Unis pour nous assurer que le transfert des responsabilités à l'armée libanaise se fera dans les délais prévus", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat, conformément aux protocoles.

Ses déclarations ont été autorisées à être publiées vendredi.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des chasseurs israéliens ont frappé "des sites militaires de l'organisation terroriste du Hezbollah où étaient entreposés des armes et des lanceurs, qui constituent une menace directe pour le front intérieur israélien", selon l'armée israélienne.

Des médias libanais ont rapporté que des chasseurs israéliens avaient frappé des sites dans le sud du pays.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a déclaré jeudi que les Etats-Unis l'avaient informé que Israël se retirerait le 18 février, mais que son armée resterait déployée dans cinq endroits.

"Je les ai informés en mon nom et au nom du président, le général Joseph Aoun, et du Premier ministre, le juge Nawaf Salam, de notre rejet absolu de cette proposition", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le haut responsable israélien a déclaré que le retrait de l'armée était en cours et que "la prochaine étape de l'accord stipule que nous nous retirerons jusqu'à la ligne bleue et que nous (céderons) à l'armée libanaise, de manière ordonnée, (le contrôle de) la zone d'où nous nous retirons".

Cependant, a-t-il observé, l'armée israélienne continue à surveiller les mouvements du Hezbollah. "Nous avons vu plusieurs incidents clairs où le Hezbollah essayait de violer l'accord, comme l'infiltration dans le sud (...), essayant de restaurer ou d'enlever des munitions, et aussi la contrebande d'armes dans la vallée de la Bekaa", a-t-il dit.

L'ONU et le Hezbollah ont accusé Israël de commettre des violations de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre, après deux mois de guerre ouverte.

Auparavant, le Hezbollah et Israël avaient échangé des tirs pendant plus d'un an. Le mouvement libanais a commencé à tirer des projectiles sur Israël après le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023, affirmant agir en soutien aux Palestiniens.

reg/bfi/sg

 

© Agence France-Presse


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.