La vaccination contre la Covid-19 ne garantit pas l’immunité collective en 2021, avertit l'OMS

Selon l’OMS, les campagnes de vaccination massive ne suffiront pas à garantir l’immunité collective cette année (Photo, AFP).
Selon l’OMS, les campagnes de vaccination massive ne suffiront pas à garantir l’immunité collective cette année (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 12 janvier 2021

La vaccination contre la Covid-19 ne garantit pas l’immunité collective en 2021, avertit l'OMS

  • Les statistiques des cas, qui dépassent désormais les 90 millions recensés, s'affolent dans le monde, en raison de mutations plus contagieuses du virus
  • La Chine a finalement donné son feu vert à la venue d'une équipe d'experts de l'OMS chargée d'enquêter sur l'origine du coronavirus

GENÈVE: Les campagnes de vaccination massives, face à la progression galopante de la Covid-19, ne suffiront pas à garantir une immunité collective en 2021, a averti lundi l'OMS, dont une équipe est attendue cette semaine en Chine, un an après l'annonce du premier des près de 2 millions de morts de la pandémie.

Les statistiques des cas, qui dépassent désormais les 90 millions recensés, s'affolent dans le monde, en raison de mutations plus contagieuses du virus, notamment au Royaume-Uni, le pays européen le plus touché. 

Un an jour pour jour après l'annonce par Pékin du premier décès de la Covid-19, un homme qui faisait ses courses sur un marché de Wuhan, la Chine a donné son feu vert à la venue d'une équipe d'experts de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) chargée d'enquêter sur l'origine du coronavirus, initialement attendue la semaine dernière.

La visite de ces 10 experts, désormais programmée à partir de jeudi, est ultra-sensible pour le régime chinois, soucieux d'écarter toute responsabilité dans l'épidémie qui a fait plus d'1,9 million de morts et plongé dans le monde dans la crise économique.

« Ce sont des réponses que nous cherchons, non des coupables ou des accusés », a assuré le directeur des questions d'urgence sanitaire à l'OMS, Michael Ryan.

« Sans peur et sans masque »

Sept centres de vaccination massive ont ouvert lundi au Royaume-Uni, où le gouvernement compte immuniser quelque 15 millions de personnes d'ici mi-février pour commencer à lever son troisième confinement en un an.

Le système de santé britannique, qui a franchi le seuil des 80 000 morts, est « actuellement confronté à la plus dangereuse situation dont on puisse se souvenir », a alerté Chris Whitty, le médecin-chef pour l'Angleterre.

En Allemagne, qui compte plus de 40 000 morts, les prochaines semaines constitueront « la phase la plus dure de la pandémie » avec un personnel médical travaillant au maximum de ses capacités, a déclaré la chancelière Angela Merkel. Plus de 80% des lits dans les services de soins intensifs allemands sont occupés.

Pour répondre à l'impatience mondiale face aux difficultés d'accès aux vaccins, la société allemande de biotechnologie BioNTech a affirmé pouvoir fournir « 2 milliards de doses » de son vaccin d'ici la fin de l'année, nettement plus que le précédent objectif portant sur 1,3 milliard de doses.

La PME, associée au géant américain Pfizer, tient désormais compte du « nouveau standard » permettant de tirer 6 doses de chaque flacon au lieu de 5.

L'Inde, deuxième pays le plus touché - après les Etats-Unis - avec plus de 10 millions de cas recensés, a prévu de commencer dès samedi à vacciner jusqu'en juillet 300 millions d'habitants sur une population d'1,3 milliard.

« J'ai hâte de me faire vacciner et de vivre sans peur et sans masque tout le temps, l'an dernier a été très dur pour nous », a déclaré Shatrughan Sharma, un travailleur de 43 ans à New Delhi.

La Russie a pour sa part annoncé qu'1,5 million de personnes dans le monde s'étaient fait administrer son vaccin Spoutnik V et envisage d'en développer une version « légère » ne nécessitant qu'une seule injection, mais de moindre efficacité.

Aux Etats-Unis, où plus de 374 000 personnes sont mortes du nouveau coronavirus, le président élu Joe Biden a reçu lundi en direct à la télévision la deuxième dose du vaccin de Pfizer/BioNTech.

« Ma priorité numéro un est de faire en sorte que le vaccin soit (injecté) dans les bras des gens, aussi rapidement que possible », a déclaré le futur président démocrate, qualifiant de « mascarade » la distribution organisée par le gouvernement du président sortant, Donald Trump.

Pour accélérer le rythme des vaccinations, New York a assoupli ses critères d'éligibilité et ouvert lundi ses premiers grands centres.

« Faux sentiment de sécurité »

Mais l'OMS a averti que masques, distanciation sociale et lavages de main seraient encore le quotidien de l'humanité « au moins jusqu'à la fin de cette année ».

« Nous n'allons pas atteindre (...) l'immunité collective en 2021 », a lancé la responsable scientifique de l'OMS, Soumya Swaminathan. Le déploiement des vaccins, quand il s'agit de milliards de doses, « prend du temps », a-t-elle expliqué, exhortant à « faire preuve d'un peu de patience ».

De son côté, le directeur de la Santé de La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), Emanuele Capobianco, a mis en garde contre un « potentiel faux sentiment de sécurité dû au déploiement des vaccins ».

Une inquiétude justifiée par la circulation mondiale du variant identifié en Grande-Bretagne, d'une contagiosité accrue.

Les autorités sanitaires russes ont annoncé dimanche en avoir découvert un premier cas chez une personne de retour du Royaume-Uni. Le Mexique, pays qui compte plus de 130 000 morts, en a également détecté un premier cas dans l'État de Tamaulipas, frontalier des Etats-Unis. 

A court terme, les Etats européens durcissent les mesures pour réduire les contacts, au risque d'aggraver la morosité économique.

Le Portugal, où l'épidémie atteint de nouveaux records, « décrètera quelque chose de très semblable au premier confinement de mars », lors du prochain Conseil des ministres mercredi, a affirmé le chef du gouvernement Antonio Costa.

En France, où le nombre de malade de la Covid-19 hospitalisé continue de grimper, huit nouveaux départements ont avancé leur couvre-feu à 18 heures, rejoignant quinze départements (sur une centaine) qui l'avaient fait au début de l'année.

La Suède, contrainte de revenir sur une politique moins stricte que ses voisins, peut désormais depuis dimanche durcir les mesures, notamment pour la première fois fermer commerces et restaurants dans des zones ciblées.

Au Liban, la réponse à la propagation en flèche du nouveau coronavirus est elle radicale : couvre-feu total pendant onze jours, à partir de jeudi, durant lequel il sera interdit de sortir, même pour faire ses courses alimentaires.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.