Mahmoud Ali Youssouf, diplomate djiboutien, est à la tête de la Commission de l'UA

Mahmoud Ali Youssouf, ministre des Affaires étrangères de Djibouti et candidat à la Commission de l'Union africaine, pose pour une photo lors du 38ᵉ sommet de l'Union africaine (UA), au cours duquel les dirigeants éliront un nouveau chef de la Commission de l'UA, au siège de l'UA à Addis-Abeba, le 15 février 2025. (Photo Amanuel Sileshi / AFP)
Mahmoud Ali Youssouf, ministre des Affaires étrangères de Djibouti et candidat à la Commission de l'Union africaine, pose pour une photo lors du 38ᵉ sommet de l'Union africaine (UA), au cours duquel les dirigeants éliront un nouveau chef de la Commission de l'UA, au siège de l'UA à Addis-Abeba, le 15 février 2025. (Photo Amanuel Sileshi / AFP)
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Publié le Samedi 15 février 2025

Mahmoud Ali Youssouf, diplomate djiboutien, est à la tête de la Commission de l'UA

  • Peu de ministres des Affaires étrangères peuvent se prévaloir d'une telle longévité : le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, en poste depuis 2005, a été élu samedi à la tête de la Commission de l'Union africaine.
  • Son élection a été faite à la majorité des deux tiers des États membres ayant le droit de vote.

ADDIS ABEBA : Peu de ministres des Affaires étrangères peuvent se prévaloir d'une telle longévité : le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, en poste depuis 2005, a été élu samedi à la tête de la Commission de l'Union africaine.

Il va occuper la plus haute fonction de l'organisation continentale, alors que le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) risque de déstabiliser toute la région, que le Soudan est en guerre et que le nouveau président américain vient de réduire l'aide internationale.

Âgé de 59 ans, au front dégarni et aux fines lunettes, il faisait figure d'outsider face à l'opposant historique kényan Raila Odinga, qui avait multiplié les déplacements et s'était affiché avec les chefs d'État du continent.

Mais beaucoup d'observateurs des arcanes de l'organisation panafricaine ont loué les « compétences » et la campagne à bas bruit de ce diplomate de carrière, francophone, arabophone et anglophone, très proche du président de Djibouti Ismaïl Omar Guelleh.

Il succède au Tchadien Moussa Faki Mahamat, dont le mandat est arrivé à échéance. Le poste de président de la Commission, qui était cette fois réservé à un représentant de l'Afrique de l'Est, est stratégique puisqu'il s'agit du chef exécutif de l'UA.

Son élection a été faite à la majorité des deux tiers des États membres ayant le droit de vote.

Il entame ses fonctions à un moment où le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), avec le groupe armé M23 qui mène une offensive avec l'armée rwandaise, menace d'engendrer un conflit régional.

Le diplomate vétéran, qui a notamment été ambassadeur en Égypte, devra également gérer la guerre qui ravage le Soudan depuis avril 2023, ainsi que entretenir des relations avec le président américain.

Donald Trump avait suscité l'indignation en Afrique lors de son premier mandat en qualifiant certains États, dont des États africains, de « pays de merde ». À peine de retour à la Maison Blanche, il a annoncé un gel d'une grande partie de l'aide internationale américaine, semant un vent de panique sur le continent.

- « Problème de gouvernance » -

Mahmoud Ali Youssouf est originaire de l'un des pays les moins peuplés du continent, avec seulement un million d'habitants.

Ce qui n'empêche pas Djibouti, petit pays de la Corne de l'Afrique, d'occuper une position stratégique au niveau du détroit de Bab-el-Mandeb, par où transite une grande partie du commerce et des approvisionnements énergétiques mondiaux.

La France, ancienne puissance coloniale de plus en plus contestée sur le continent, ainsi que les États-Unis et la Chine y disposent de bases militaires.

Lors d'un entretien avec l'AFP en décembre, Mahmoud Ali Youssouf avait déclaré qu'il y avait un « problème de gouvernance » dans certains pays africains, évoquant notamment ceux qui ont été secoués par des coups d'État ces dernières années.

Parmi ceux-ci, le Gabon, le Mali, le Niger ou le Burkina sont toujours suspendus par l'organisation continentale.

Il avait alors décrit un continent en proie à « beaucoup de difficultés en ce moment, avec des changements anticonstitutionnels, des crises politiques, des conflits ouverts comme au Soudan, ainsi que des tensions entre certains États ».

Pour permettre le développement économique, et notamment la mise en place d'une zone de libre-échange à l'échelle du continent, la nouvelle Commission devra « commencer par la paix et la sécurité », a-t-il également anticipé, citant la lutte contre les mouvements djihadistes au Sahel et en Afrique de l'Est. 


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.