L'Union africaine intégrée au G20: L'opportunité du continent de peser sur l'agenda international

Le Premier ministre indien Narendra Modi (à droite) et le président nigérian Bola Ahmed Tinubu se serrent la main lors d'une réunion bilatérale après la séance de clôture du sommet du G20 à New Delhi le 10 septembre 2023 (Photo, AFP).
Le Premier ministre indien Narendra Modi (à droite) et le président nigérian Bola Ahmed Tinubu se serrent la main lors d'une réunion bilatérale après la séance de clôture du sommet du G20 à New Delhi le 10 septembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 15 septembre 2023

L'Union africaine intégrée au G20: L'opportunité du continent de peser sur l'agenda international

  • En intégrant l'Union africaine, qui compte 55 membres, le G20 accueille le continent qui connaît la croissance la plus rapide
  • Cette adhésion intervient au moment où l'ordre mondial est largement rebattu, où la Chine et la Russie voient leur influence grandir

LAGOS: L'entrée de l'Union africaine (UA) dans le groupe des économies les plus puissantes du monde, le G20, souligne l'influence croissante du continent sur l'échiquier mondial, et offre une opportunité aux pays africains d'enfin peser sur les décisions internationales.

Les dirigeants africains ont largement applaudi cette intégration alors que seule l'Afrique du Sud était jusqu'ici représentée au G20, dont le sommet s'est tenu à New Delhi jusqu'à dimanche.

Ils espèrent ainsi que la voix du continent compte davantage dans les décisions concernant la finance mondiale, le commerce international ou encore le changement climatique.

Cette adhésion intervient au moment où l'ordre mondial est largement rebattu, où la Chine et la Russie voient leur influence grandir, et alors que le groupe commercial des BRICS s'élargit pour inclure deux nations africaines, l'Egypte et l'Ethiopie.

Cette entrée au G20 "contribuera certainement à inscrire les questions africaines à l'ordre du jour international, en plaçant l'UA au cœur des discussions", affirme Steven Gruzd de l'Institut sud-africain des affaires internationales.

En intégrant l'Union africaine, qui compte 55 membres, le G20 accueille le continent qui connaît la croissance la plus rapide, dont la population est la plus jeune et qui dispose d'un énorme potentiel pour contribuer aux transitions environnementales.

"Il est important pour l'Afrique d'être reconnue et incluse. Il reste à voir ce qu'elle fera réellement de cette adhésion", nuance cependant le chercheur.

Car selon les analystes, si l'UA dispose déjà de structures pour parvenir à des positions communes entre ses 55 membres, elle aura besoin de travailler en commun pour faire compter leur unique voix dans le groupe.

L'UA, dont le siège se trouve à Addis-Abeba, capitale de l'Ethiopie, compte 55 Etats membres, mais plusieurs d'entre eux sont actuellement suspendus du groupe à la suite de coups d'Etat qui ont mis en place des gouvernements militaires.

La pression en faveur de l'adhésion au G20 s'est accélérée cette année, le président sénégalais Macky Sall ayant déclaré qu'un siège de l'UA permettrait de réparer une "injustice" et la directrice de la banque centrale de l'Union européenne, Christine Lagarde, ayant insisté pour que l'Afrique ait plus de poids au sein des institutions financières.

"L'adhésion permanente de l'Afrique au G20 signifie qu'elle a été reconnue comme un acteur clé du paysage économique mondial", a déclaré le président de la Zambie, Hakainde Hichilema, après la décision.

Changement climatique
"Les pays africains doivent maintenant tirer parti de cette position pour accélérer le développement de leurs économies et de leurs jeunes populations", a-t-il aussi avancé.

Pour Solomon Ayele Dersso, directeur du groupe de réflexion Amani African Media and Research Services, le G20 permet ainsi à l'Afrique de changer de statut, en passant d'un continent "objet" de la prise de décision à "acteur".

"Elle apporte une certaine légitimité au groupe, dont il avait grand besoin, étant donné que certaines des décisions qu'il adopte ont des conséquences considérables sur des personnes qui n'ont jusqu'ici pas vraiment eu leur mot à dire", ajoute-t-il.

Le changement climatique est certainement l'une des questions sur lesquelles les pays africains chercheront à mieux faire entendre leur voix.

Car si le continent est l'un des plus touchés par les conséquences du changement climatique, il a été l'un des moins consultés dans les décisions prises au niveau mondial.

Les dirigeants africains se sont réunis à Nairobi ce mois-ci pour un sommet sur le climat au cours duquel ils ont insisté sur la nécessité de modifier le financement mondial et de soutenir le développement des énergies renouvelables sur le continent.

Selon William Gumede, président de la Democracy Works Foundation, un groupe de réflexion basé à Johannesburg, les nations africaines pourraient également chercher à avoir davantage leur mot à dire dans les décisions financières mondiales qui ont un impact sur le continent.

"L'Afrique mettra également sur la table le fait que la politique monétaire des pays occidentaux doit être menée de manière à ne pas nuire aux pays africains", a-t-il déclaré.

Mais l'émergence de la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis, les efforts de la Russie pour étendre son influence et la croissance des BRICS en tant que groupe économique concurrent ont également souligné l'importance de l'Afrique.

"Le moment choisi souligne le rôle renouvelé du continent en tant que champ de bataille diplomatique", selon M. Gumede.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".