Le salon du tourisme de Paris entre reprise internationale et frilosité des Français

Jusqu'à 50 programmes d'éducation et de formation touristiques seront évalués dans le cadre du processus TedQual de l'OMT. (Shutterstock)
Jusqu'à 50 programmes d'éducation et de formation touristiques seront évalués dans le cadre du processus TedQual de l'OMT. (Shutterstock)
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Publié le Mardi 11 mars 2025

Le salon du tourisme de Paris entre reprise internationale et frilosité des Français

  • Selon une estimation publiée par l'ONU Tourisme, 1,4 milliard de touristes ont effectué un voyage à l'étranger l'an dernier, soit 11 % de plus qu'en 2023.
  • La France reste la première destination mondiale avec 100 millions de visiteurs étrangers accueillis en 2024, mais le nombre de Français partant en vacances a encore baissé cette année.

PARIS : Le tourisme international ne s'est jamais aussi bien porté et, malgré leur pouvoir d'achat limité, les vacanciers français pourront profiter du Salon Mondial du Tourisme à Paris pour sa 48^e édition à partir de jeudi.

Selon une estimation publiée par l'ONU Tourisme, 1,4 milliard de touristes ont effectué un voyage à l'étranger l'an dernier, soit 11 % de plus qu'en 2023. Le tourisme mondial a ainsi retrouvé son niveau record de 2019, avant la pandémie de coronavirus, porté par l'appétit pour les voyages, notamment en Europe et en Asie.

Une nouvelle hausse du nombre de voyages internationaux est attendue en 2025, de l'ordre de « 3 à 5 % » par rapport à 2024.

La France reste la première destination mondiale avec 100 millions de visiteurs étrangers accueillis en 2024, mais le nombre de Français partant en vacances a encore baissé cette année, selon Didier Arino, directeur du cabinet Pro tourisme.

« On envisage 41,5 millions de partants (61 % de la population) en 2025 contre 42,2 millions en 2024. On a une baisse de 2 millions de partants en trois ans », a-t-il détaillé à l'AFP.

« Dans les ménages les plus touchés, 700 000 renoncent complètement aux vacances, 500 000 privilégient un séjour gratuit (chez des amis ou des parents) au lieu d'un séjour payant (en hôtel ou au camping) et un vacancier sur dix a décidé de ne réaliser qu'un seul séjour dans l'année », ajoute M. Arino.

Côté agences de voyages, le nombre de dossiers était fin février quasiment à l’équilibre par rapport à 2024 entre juin et septembre (-0,1 %) mais alors que les réservations en juillet (+2,1 %) et septembre (+4,9 %) sont en avance sur un an, juin (-0,9 %) et surtout août (-4,4 %) sont en retard, selon les Entreprises du Voyage.

Inflation, situation internationale... : les raisons de ce recul sont multiples, mais « les choses peuvent encore évoluer », estime Didier Arino.

Le budget des vacanciers en hébergement payant n'est malgré tout pas à la baisse puisque la moyenne est de 2 345 euros par séjour estival, contre 2 262 euros l'an passé. « Les petits budgets ont basculé des séjours marchands vers les séjours non marchands alors que les budgets élevés (plus de 3 500 euros) ont progressé », explique Didier Arino. 

- Un « effet Trump »

« Dans ceux qui partent, un sur deux a choisi de préserver son budget vacances en réduisant d'autres postes de dépenses quotidiennes, comme les dépenses liées à la maison, l'automobile, les vêtements ou les sorties restaurant », détaille-t-il.

« L'envie de vacances est très forte, mais le problème est le décalage entre le +vouloir partir+ et le +pouvoir partir+, surtout que les prix augmentent plus fortement que le budget disponible pour les vacances », selon lui.

D'où le succès des destinations à l'étranger où l'on peut « se lâcher sur de petites choses qui font partie du plaisir des vacances » comme l'apéritif, le restaurant ou l'activité, moins chères en Espagne ou au Maghreb qu'en France où il y a « le sentiment d'être obligé de se restreindre ».

Les destinations asiatiques (Japon, Thaïlande, Cambodge) font leur entrée sur le podium en troisième position, derrière l'Espagne et l'Italie. La destination États-Unis souffre de l'« effet Trump » avec un recul des intentions de départ de 25 %. « C'est énorme », juge Didier Arino, « c'est la plus forte baisse ».

En France, les partants choisissent à 66 % les destinations balnéaires, 15 % les destinations vertes, 8 % les destinations urbaines et 11 % la montagne.

Au salon mondial du tourisme, qui se tient porte de Versailles à Paris, « on attend 100 000 visiteurs, essentiellement des Franciliens », a déclaré à l'AFP Christel Marzullo, la nouvelle directrice. En « véritable contrepied aux problématiques de pouvoir d’achat », le salon proposera des « offres spéciales » réservées aux visiteurs.

Plusieurs parcours de visite seront proposés aux visiteurs : voyage en famille, voyage à petits prix, culture, mémoire et arts de vivre, voyage en solo, voyage en train, tourisme durable et accessible…

Le salon réunira de jeudi à dimanche 240 exposants représentant 300 destinations. Avec un même ticket d'entrée, les visiteurs pourront se rendre au salon Destination nature et à son festival Expérience nature.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.