14 ans de guerre civile en Syrie: l'avenir de la nation est en jeu, selon le chef de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé jeudi à une action urgente pour assurer l'avenir de la Syrie, alors que le pays marque le 14e anniversaire du début de sa guerre civile dévastatrice. (AFP)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé jeudi à une action urgente pour assurer l'avenir de la Syrie, alors que le pays marque le 14e anniversaire du début de sa guerre civile dévastatrice. (AFP)
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Publié le Vendredi 14 mars 2025

14 ans de guerre civile en Syrie: l'avenir de la nation est en jeu, selon le chef de l'ONU

  • Guterres a condamné l'immense souffrance humaine causée par le conflit, qui comprend l'utilisation d'armes chimiques, les bombardements aux barils et les sièges prolongés 
  • La guerre civile, qui a débuté à la mi-mars 2011, est devenue l'un des conflits les plus dévastateurs de l'histoire moderne

NEW YORK: Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé jeudi à une action urgente pour assurer l'avenir de la Syrie, alors que le pays marque le 14e anniversaire du début de sa guerre civile dévastatrice.

Il a condamné l'immense souffrance humaine causée par le conflit, qui comprend l'utilisation d'armes chimiques, les bombardements aux barils et les sièges prolongés qui ont transformé la nourriture et les médicaments en armes de guerre.

La guerre civile, qui a débuté à la mi-mars 2011, est devenue l'un des conflits les plus dévastateurs de l'histoire moderne, les manifestations pacifiques contre le régime du président Bachar el-Assad s'étant rapidement transformées en une guerre brutale impliquant de multiples factions et des puissances étrangères.

Plus de 500 000 personnes ont été tuées et plus de 13 millions de Syriens ont été déplacés, dont environ 6,7 millions ont cherché refuge dans les pays voisins et au-delà. La guerre a provoqué des destructions massives, laissant des villes en ruines, et de graves crises humanitaires, notamment des pénuries de nourriture, d'eau et de soins médicaux.

«Le peuple syrien a enduré des épreuves inimaginables», a déclaré António Guterres, soulignant en particulier le meurtre aveugle de civils et la destruction d'hôpitaux, d'écoles et de maisons. Malgré la dévastation, a-t-il ajouté, les appels du peuple syrien à la liberté et à la dignité sont restés «inébranlables».

Le 8 décembre dernier, le régime Assad s'est effondré face à une offensive majeure des forces d'opposition, menées par Hayat Tahrir al-Cham. Depuis lors, il y a une lueur d'espoir pour la reconstruction et la réconciliation, a déclaré M. Guterres.

Cependant, il a averti que «cet avenir meilleur tant mérité est en suspens». Toutes les violences doivent cesser, a-t-il déclaré, et il a appelé à une enquête crédible et indépendante sur les décès de civils qui se poursuivent.

Selon les Nations unies, des familles entières ont été tuées dans la région côtière du pays lors d'une récente série d'attaques sectaires entre groupes rivaux. Les violences ont éclaté jeudi dernier lorsque des groupes armés fidèles à l'ancien président déchu, Bachar el-Assad, ont tendu une embuscade aux forces de sécurité dans la province de Lattaquié, tuant au moins 16 d'entre elles, a déclaré le ministère syrien de la Défense.
«Les autorités intérimaires se sont engagées à plusieurs reprises à construire une nouvelle Syrie, sur des bases inclusives et crédibles pour tous les Syriens», a déclaré António Guterres.

«Le moment est venu d'agir. Des mesures audacieuses et décisives sont nécessaires pour garantir que chaque Syrien – indépendamment de son appartenance ethnique, de sa religion, de son affiliation politique ou de son sexe – puisse vivre en sécurité, dans la dignité et sans crainte.»

Il a également réaffirmé la volonté des Nations Unies «de travailler aux côtés du peuple syrien et de soutenir une transition politique inclusive qui garantisse la responsabilité, favorise l'apaisement national et jette les bases du redressement à long terme de la Syrie et de sa réintégration au sein de la communauté internationale».

M. Guterres a ajouté: «Ensemble, nous devons veiller à ce que la Syrie sorte des ténèbres de la guerre pour entrer dans un avenir défini par la dignité et l'État de droit, où toutes les voix sont entendues et où aucune communauté n'est laissée pour compte.»

Il a exhorté la communauté internationale à soutenir le peuple syrien dans ses efforts pour parvenir à un avenir plus pacifique et inclusif.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.