La Syrie condamne des tirs israéliens meurtriers sur son territoire

Le gouvernorat de la province de Deraa a donné de son côté un bilan de cinq morts dans la localité de Kouaiya après des tirs d'obus de chars israéliens qui ont pénétré selon lui en territoire syrien. (AFP)
Le gouvernorat de la province de Deraa a donné de son côté un bilan de cinq morts dans la localité de Kouaiya après des tirs d'obus de chars israéliens qui ont pénétré selon lui en territoire syrien. (AFP)
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Publié le Mercredi 26 mars 2025

La Syrie condamne des tirs israéliens meurtriers sur son territoire

  • L'armée israélienne a affirmé que "des terroristes avaient ouvert le feu en direction des positions de ses soldats depuis le sud de la Syrie" voisine. "Les soldats ont riposté et l'armée de l'air a frappé les terroristes"
  • Dans un communiqué, le ministère syrien des Affaires étrangères a "condamné l'agression israélienne continue contre le territoire syrien", notamment "la dangereuse escalade" qui a tué selon lui "six civils"

DAMAS: La Syrie a condamné mardi comme une "violation flagrante" de sa souveraineté les bombardements meurtriers menés par Israël sur le sud de son territoire.

L'armée israélienne a affirmé que "des terroristes avaient ouvert le feu en direction des positions de ses soldats depuis le sud de la Syrie" voisine. "Les soldats ont riposté et l'armée de l'air a frappé les terroristes", a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué, le ministère syrien des Affaires étrangères a "condamné l'agression israélienne continue contre le territoire syrien", notamment "la dangereuse escalade" qui a tué selon lui "six civils" à l'ouest du chef-lieu éponyme de la province de Deraa.

Il a dénoncé "une violation flagrante de la souveraineté nationale".

Le gouvernorat de la province de Deraa a donné de son côté un bilan de cinq morts dans la localité de Kouaiya après des tirs d'obus de chars israéliens qui ont pénétré selon lui en territoire syrien.

Selon le gouverneur de Deraa, Anwar al-Zohbi, cité par l'agence de presse officielle Sana, "les violations répétées de l'armée d'occupation israélienne" ont entraîné des combats entre des habitants et des soldats. Cela a "conduit à une escalade avec des tirs d'artillerie et de drones israéliens".

Les autorités locales ont fait état de la fuite de quelque 350 familles de la localité de Kouaiya.

Après la chute du président syrien Bachar al-Assad en décembre, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon démilitarisée du Golan, dans le sud-ouest de la Syrie, à la lisière de la partie de ce plateau occupée par Israël depuis 1967.

Israël assure avoir pris le contrôle de la zone tampon pour "défendre" les communautés qui vivent sur le plateau du Golan et les citoyens israéliens.

Depuis décembre, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) fait état de manière quasi quotidienne d'incursions de l'armée israélienne dans le sud de la Syrie.

L'armée israélienne a mené des centaines de frappes sur des sites militaires de l'ancien pouvoir en Syrie depuis cette date, Israël affirmant vouloir empêcher que l'arsenal ne tombe entre les mains des nouvelles autorités, qu'il qualifie de "jihadistes".

Le 23 février, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exigé "la démilitarisation totale du sud de la Syrie" et indiqué que son pays ne tolérerait pas que les forces syriennes se déploient au sud de Damas.

Lors d'un sommet arabe au Caire début mars, le président syrien Ahmad al-Chareh a appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu'il retire "immédiatement" ses troupes du sud de la Syrie.

"Je suis préoccupé par les déclarations israéliennes concernant l'intention de rester en Syrie ainsi que par les demandes de démilitarisation totale du Sud", a déclaré mardi l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen.

La Jordanie, frontalière du sud de la Syrie, a condamné "fermement" mardi "l'incursion et le bombardement" israéliens dans la province de Deraa.

L'Arabie saoudite a aussi dénoncé mercredi les frappes, accusant Israël de saper "la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région avec des violations flagrantes et répétées du droit international".

Mardi, l'armée israélienne avait annoncé avoir frappé deux bases militaires dans le centre de la Syrie, déjà ciblées vendredi.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.