Turquie: la contestation continue, libération en cours de huit journalistes

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Publié le Jeudi 27 mars 2025

Turquie: la contestation continue, libération en cours de huit journalistes

  • La vague de contestation a été déclenchée par l'arrestation pour "corruption" le 19 mars du populaire maire d'opposition d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan
  • Des étudiants ont protesté mercredi dans plusieurs universités d'Ankara, la capitale. Dans l'une d'elles, plusieurs dizaines de leurs professeurs ont également dénoncé, en toges, les "pressions" exercées par le pouvoir sur l'opposition et les universités

ISTANBUL: La contestation est entrée dans sa deuxième semaine en Turquie où les autorités, confrontées à des manifestations d'une ampleur inédite depuis douze ans, ont ordonné jeudi la libération de huit journalistes arrêtés pour avoir couvert des rassemblements interdits.

Parmi eux figure le photographe de l'Agence France-Presse Yasin Akgül, arrêté lundi à l'aube à son domicile à Istanbul et incarcéré depuis mardi.

La vague de contestation a été déclenchée par l'arrestation pour "corruption" le 19 mars du populaire maire d'opposition d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan.

Des étudiants ont protesté mercredi dans plusieurs universités d'Ankara, la capitale. Dans l'une d'elles, plusieurs dizaines de leurs professeurs ont également dénoncé, en toges, les "pressions" exercées par le pouvoir sur l'opposition et les universités.

À Istanbul, où la contestation est la plus marquée, la soirée de mercredi a été plus calme que les jours précédents, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force de l'opposition, qui conviait jusque-là chaque soir des dizaines de milliers de personnes à se rassembler devant l'hôtel de ville d'Istanbul, a cessé de le faire, appelant à un très large rassemblement samedi à un autre endroit de la ville.

Une coordination étudiante d'Istanbul a également appelé à une manifestation en fin de journée jeudi dans un arrondissement dont le maire a lui aussi été arrêté et démis de ses fonctions et où des milliers de jeunes avaient défilé mardi soir sous les applaudissements de riverains, les visages souvent masqués de peur d'être d'identifiés par la police.

"Terreur de la rue" 

Le président Erdogan, qui a durci le ton contre l'opposition mercredi, suggérant que de nouvelles enquêtes pour corruption pourraient s'abattre sur le CHP, a affirmé à plusieurs reprises qu'il ne céderait pas à la "terreur de la rue".

Les autorités, qui ont interdit les rassemblements dans plusieurs grandes villes du pays, ont annoncé mardi avoir arrêté plus de 1.400 manifestants depuis la début de la vague de contestation.

Deux journalistes arrêtés à Izmir (ouest), troisième ville du pays et bastion de l'opposition, sont toujours en garde à vue jeudi, selon une ONG.

La justice turque a en revanche ordonné jeudi matin la libération de huit journalistes arrêtés lundi à Istanbul et Izmir.

Les sept journalistes d'Istanbul, tous incarcérés, doivent être libérés dans les prochaines heures, selon leurs avocats.

Leur arrestation avait suscité de nombreuses condamnations internationales, Paris et l'ONU se disant "préoccupés".

L'ONG Reporters sans Frontières (RSF) s'est dite "soulagée" par l'annonce de la libération des huit journalistes, exigeant la libération des deux autres encore aux mains des autorités.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.