l'Arabie saoudite recèle un riche potentiel pour la recherche quantique, Selon des experts

Munir Eldesouki, président de KACST, honore les gagnants du défi Quantum for Society à l'occasion de la Journée quantique mondiale. (@C4IR_KSA)
Munir Eldesouki, président de KACST, honore les gagnants du défi Quantum for Society à l'occasion de la Journée quantique mondiale. (@C4IR_KSA)
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Publié le Mardi 15 avril 2025

l'Arabie saoudite recèle un riche potentiel pour la recherche quantique, Selon des experts

  • Le Centre du Royaume pour la quatrième révolution industrielle a organisé pour la deuxième fois la Journée mondiale des quanta à la Cité des sciences et des technologies du roi Abdulaziz, à Riyad.
  • L'événement KACST a accueilli de nombreux experts de l'industrie, dont David E. Keyes, associé principal du président pour les projets stratégiques à l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah.

RIYAD : Selon les experts, l'Arabie saoudite recèle un important potentiel pour la recherche quantique.

Célébrant le 100^e anniversaire du développement initial de la mécanique quantique, le Centre du Royaume pour la quatrième révolution industrielle a organisé pour la deuxième fois la Journée mondiale de la quantique à la Cité du Roi Abdulaziz pour la science et la technologie à Riyad.

Ahmed Abdul Majeed, un jeune diplômé en physique d'origine nigériane, a déclaré à Arab News que la conférence de lundi lui avait permis d'approfondir sa passion pour la science quantique.

« Au cours de ma troisième année de licence, j'ai développé un intérêt soudain pour la quantique... depuis lors, tout ce qui me concerne tourne autour de la quantique », a-t-il déclaré.

La première édition de la Journée mondiale de la quantique a eu lieu en 2021 dans le but de promouvoir la compréhension de la science quantique, qui traite de minuscules particules plus petites que les atomes et qui a le potentiel de révolutionner la puissance de calcul. 

L'événement organisé par la KACST a accueilli de nombreux experts du secteur, dont David E. Keyes, associé principal du président pour les projets stratégiques à l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah.

Admirateur de longue date du travail de M. Keyes, Abdul Majeed collabore avec lui depuis plus d'un an au sein du groupe de lecture sur l'informatique quantique de la KAUST. Regroupant des universitaires et des passionnés, ce groupe se réunit régulièrement pour discuter des dernières avancées dans le domaine de l'informatique quantique et invite souvent des entreprises étrangères à se joindre à la conversation.

Actif depuis deux ans, le groupe de lecture de la KAUST cherche à introduire la science quantique dans un plus grand nombre de cours universitaires dans le Royaume. 

« Je sais que l'Arabie saoudite travaille sur (la recherche quantique) et je pense qu'elle réalisera plus de choses que n'importe quel autre pays », a déclaré Abdul Majeed.

Richard Schoebel, directeur régional d'ID Quantique, une entreprise suisse qui développe des solutions de cybersécurité sûres sur le plan quantique, a déclaré à Arab News que le Royaume avait fait des progrès significatifs au cours des deux dernières années dans ce domaine.

« Nous constatons enfin qu'il y a beaucoup de mouvement en termes de quantique ici dans la région. Quand je regarde en arrière, il y a quelques années, c'était vraiment très lent, mais maintenant on voit que ça s'accélère... et que ça prend beaucoup d'ampleur ».

M. Schoebel estime qu'il est important de faire avancer la recherche quantique, car il s'agit de « la prochaine grande affaire ».

L'informatique quantique va changer le monde tel que nous le connaissons, et lorsqu'elle est associée à l'intelligence artificielle, elle ouvre de nouvelles possibilités, a-t-il déclaré.

D'autre part, à mesure que la technologie quantique se développe, elle a le potentiel de contourner les méthodes traditionnelles de cybersécurité, ce qui rend essentiel le développement de pratiques plus sûres.

Avec un si grand nombre de jeunes gens dans les domaines des sciences, des technologies, de l'ingénierie et des mathématiques (STIM) ayant reçu une solide formation, il y a beaucoup d'espace pour que la technologie quantique atteigne son plein potentiel ici, a-t-il déclaré.

Abdul Majeed, qui a récemment été accepté en master en technologie quantique à l'université du Sussex, a déclaré à Arab News qu'il rêvait de ramener l'éducation et les expériences qu'il avait acquises dans son pays, de créer une école pour enseigner aux autres et de fonder sa propre start-up, tout en s'associant à d'autres leaders de l'industrie.

« Je veux aussi faire un doctorat ; je veux vraiment atteindre le sommet de l'apprentissage.

Citant le lauréat du prix Nobel de physique Richard Feynman, Abdul Majeed a déclaré : « Si vous pensez comprendre la mécanique quantique, vous ne la comprenez pas.

La Journée mondiale de la quantique a réuni des experts de 65 pays qui ont abordé divers sujets liés à la science quantique, notamment les stratégies mondiales de développement technologique, les applications concrètes des solutions quantiques, les passerelles entre le monde universitaire et l'industrie, l'intelligence artificielle quantique, et bien d'autres encore.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


Liban: un Casque bleu français tué dans une embuscade attribuée au Hezbollah

Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
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  • Un soldat français a été tué et trois blessés au sud-Liban lors d’une embuscade contre des Casques bleus, attribuée au Hezbollah, marquant une nouvelle escalade dans le conflit régional
  • La France appelle le Liban à agir contre les responsables, tandis que les tensions persistent malgré les cessez-le-feu et les efforts diplomatiques en cours

PARIS: Deuxième soldat français tué depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février, un militaire français a été tué et trois autres soldats français blessés samedi au sud-Liban, lors d'une embuscade contre des Casques bleus attribuée au Hezbollah.

"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah", a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X.

Le sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, dans le sud-ouest de la France, a été tué "par un tir direct à l'arme légère", dans la région de Deir-Kifa, a précisé la ministre française des Armées Catherine Vautrin sur X.

"La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul", a ajouté M. Macron.

Le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi l'attaque contre les Casques bleus français. Il a promis de poursuivre les responsables.

La Force d'interposition de l'ONU au Liban (Finul) a dénoncé une attaque "délibérée", estimant que les auteurs de l'embuscade étaient vraisemblablement le Hezbollah, groupe militaire islamiste chiite allié de l'Iran, installé au Liban où il exerce une énorme influence et est en guerre contre Israël.

- "Garantir la sécurité" -

M. Macron s'est entretenu samedi avec M. Aoun et le Premier ministre libanais Nawaf Salam, leur demandant de "garantir la sécurité des soldats de la Finul", déployée au Liban depuis 1978, composée de plus de 7.000 militaires, dont plus de 600 Français.

Le sergent-chef Montorio "était en mission d'ouverture d'itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance", a détaillé Mme Vautrin, soulignant que ce "sous-officier expérimenté" avait déjà été "déployé plusieurs fois en opération".

"La Nation s'incline devant la mémoire d'un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d'armes", a ajouté la ministre.

La gravité des blessures des trois autres militaires n'a pas été précisée.

C'est le deuxième militaire français tué par des alliés de Téhéran depuis le début de la guerre amorcée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, qui a embrasé toute la région.

Le 12 mars, l'adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, a été tué dans une attaque de drone attribuée à une milice pro-iranienne. Il était déployé dans une base dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, où il participait à une mission de formation à la lutte antijihadiste.

Un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran est en vigueur depuis le 8 mars, et un intense ballet diplomatique est en cours pour tenter de le consolider.

Une trêve est aussi à l’œuvre au Liban, qu'Israël a attaqué en riposte aux attaques du Hezbollah. Des préparatifs de négociations sont en cours, mais le Hezbollah se dit "non concerné" par ces négociations libanaises avec Israël.


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.