Le chef de l'ONU aux réfugiés a déclaré : « Continuer à détourner les yeux du Soudan aura des conséquences catastrophiques. »

Des réfugiés soudanais remplissent des jerrycans d'eau au camp de réfugiés de Touloum dans la province de Wadi Fira, au Tchad, le 8 avril 2025. (Photo Joris Bolomey / AFP)
Des réfugiés soudanais remplissent des jerrycans d'eau au camp de réfugiés de Touloum dans la province de Wadi Fira, au Tchad, le 8 avril 2025. (Photo Joris Bolomey / AFP)
Short Url
Publié le Mardi 15 avril 2025

Le chef de l'ONU aux réfugiés a déclaré : « Continuer à détourner les yeux du Soudan aura des conséquences catastrophiques. »

  • « Nous devons tout mettre en œuvre pour ramener la paix au Soudan. L'aide humanitaire et le soutien au développement doivent être renforcés.
  • Continuer à détourner le regard aura des conséquences catastrophiques », a-t-il écrit dans une déclaration dans laquelle il met aussi les Européens en garde contre l'arrivée de réfugiés soudanais faute d'une aide adéquate.

GENEVE : « Continuer à détourner le regard du Soudan aura des conséquences catastrophiques » pour le pays qui entre dans sa troisième année de guerre civile, mais aussi pour la région, a-t-il mis en garde mardi.

« Nous devons tout mettre en œuvre pour ramener la paix au Soudan. L'aide humanitaire et le soutien au développement doivent être renforcés. Continuer à détourner le regard aura des conséquences catastrophiques », a-t-il écrit dans une déclaration dans laquelle il met aussi les Européens en garde contre l'arrivée de réfugiés soudanais faute d'une aide adéquate.

Les hostilités entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les paramilitaires des forces de soutien rapide (FSR) ont commencé le 15 avril 2023 et se sont étendues à l'essentiel du pays. Elles ont fait des dizaines de milliers de morts, plus de treize millions de déplacés internes et de réfugiés, et ont provoqué ce que l'ONU considère comme la plus grave crise humanitaire actuelle. 

« Les Soudanais sont assiégés de toutes parts : guerre, exactions généralisées, indignité, faim et autres épreuves. Ils sont confrontés à l'indifférence du monde extérieur, qui, depuis deux ans, se désintéresse de la paix au Soudan et de l'aide à ses voisins », dénonce le Haut-Commissaire.

« Les Soudanais ne sont pas les seuls à être devenus invisibles. Le monde a largement tourné le dos aux pays et aux communautés qui accueillent tant de réfugiés », accuse encore M. Grandi. 

Le Tchad, lui-même un pays aux ressources limitées, accueille de très nombreux réfugiés, tout comme l'Égypte qui a accueilli 1,5 million de Soudanais. Les Soudanais du Sud qui avaient trouvé refuge au Soudan sont retournés dans leur pays, lui aussi au bord de la guerre civile.

« La stabilité de toute la région est menacée. Il existe un besoin urgent de protection humanitaire, mais aussi d'aide au développement afin que les gouvernements d'accueil puissent offrir un avenir meilleur à la fois aux réfugiés et à leurs propres populations », souligne le Haut-Commissaire.

Et les conséquences ne se limitent pas aux pays de la région.

« Des réfugiés soudanais arrivent en Ouganda après avoir traversé la Libye – un voyage semé d'embûches – pour rejoindre l'Europe », rappelle M. Grandi.

« Ces réfugiés ont besoin et méritent le respect de leurs droits fondamentaux : la sécurité et la dignité, l'éducation et l'emploi, la santé et le logement, ainsi que la paix. Nombreux sont ceux qui ont fait ce voyage pour obtenir ces droits, et beaucoup d’autres suivront leur exemple », insiste-t-il. 


Macron annonce la mort d'un 2e militaire français de la Finul des suites de ses blessures

Short Url
  • "Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures"
  • La Nation salue "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

PARIS: Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.

"Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures", a déclaré le président sur le réseau X, ajoutant que la Nation saluait "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

 

 


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa fait un mort et deux blessés malgré la trêve

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Short Url
  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Short Url
  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.