Londres redoute les conséquences pour les réfugiés d'une escalade au Moyen-Orient

Des personnes portent des banderoles lors d'un sit-in devant un centre de santé géré par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), demandant à l'organisation de ne pas réduire l'assistance fournie aux réfugiés palestiniens, dans la ville de Gaza (AFP).
Des personnes portent des banderoles lors d'un sit-in devant un centre de santé géré par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), demandant à l'organisation de ne pas réduire l'assistance fournie aux réfugiés palestiniens, dans la ville de Gaza (AFP).
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Publié le Jeudi 08 août 2024

Londres redoute les conséquences pour les réfugiés d'une escalade au Moyen-Orient

  • "Nous sommes actuellement, malheureusement, dans une situation géopolitique préoccupante", a déclaré Mme Dodds à l'AFP, lors d'une visite en Jordanie.
  • Entrée dans son onzième mois, la guerre à Gaza a ravagé ce territoire palestinien assiégé et menacé de famine selon l'ONU, déplaçant la grande majorité de ses 2,4 millions d'habitants.

AMMAN : La ministre britannique du Développement international, Anneliese Dodds, a exprimé son inquiétude pour les réfugiés au Moyen-Orient en cas d'escalade militaire entre l'Iran et ses alliés d'une part, Israël de l'autre, dans un entretien jeudi à l'AFP.

Les craintes d'un embrasement régional, alors que se poursuit la guerre à Gaza, se sont accrues depuis les assassinats, le 30 juillet du chef militaire du Hezbollah libanais, dans une frappe israélienne à Beyrouth, et le lendemain du chef du Hamas à Téhéran, imputé à Israël.

"Nous sommes actuellement, malheureusement, dans une situation géopolitique préoccupante", a déclaré Mme Dodds à l'AFP, lors d'une visite en Jordanie.

"Nous devons voir une désescalade" a-t-elle plaidé, faute de laquelle "ceux qui souffriraient en premier seraient ceux qui sont les plus vulnérables dans cette région".

Environ 650.000 réfugiés syriens en Jordanie sont enregistrés auprès de l'ONU, mais Amman estime à 1,3 million le nombre de Syriens ayant trouvé refuge dans le pays depuis le début de la guerre en 2011.

La Jordanie accueille également 2,2 millions de réfugiés palestiniens.

Mme Dodds a par ailleurs rappelé la récente annonce par Londres d'une aide de six millions de livres (7 millions d'euros) pour soutenir "en particulier la distribution d'eau et l'assainissement pour 55.000 personnes à Gaza".

Entrée dans son onzième mois, la guerre à Gaza a ravagé ce territoire palestinien assiégé et menacé de famine selon l'ONU, déplaçant la grande majorité de ses 2,4 millions d'habitants.

L'attaque menée le 7 octobre par des commandos du Hamas dans le sud d'Israël, qui a déclenché le conflit, a entraîné la mort de 1.198 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles israéliennes.

L'offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait jusqu'à présent 39.677 morts, d'après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, qui ne détaille pas le nombre de civils et de combattants morts.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.