La police israélienne se mobilise pour la « Journée de Jérusalem » alors que la guerre à Gaza fait toujours rage

Des gens marchent près des murs de la vieille ville de Jérusalem, illuminés par les drapeaux d'Israël, le 25 mai 2025, à la veille de la Journée de Jérusalem, qui commémore la prise par l'armée israélienne du secteur oriental de la ville en 1967, pendant la guerre israélo-arabe. (Photo AHMAD GHARABLI / AFP)
Des gens marchent près des murs de la vieille ville de Jérusalem, illuminés par les drapeaux d'Israël, le 25 mai 2025, à la veille de la Journée de Jérusalem, qui commémore la prise par l'armée israélienne du secteur oriental de la ville en 1967, pendant la guerre israélo-arabe. (Photo AHMAD GHARABLI / AFP)
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Publié le Lundi 26 mai 2025

La police israélienne se mobilise pour la « Journée de Jérusalem » alors que la guerre à Gaza fait toujours rage

  • « Yom Yerushalaïm » (« la Journée de Jérusalem » en hébreu) commémore pour les Israéliens la « réunification » de la ville en 1967. 
  • Leur marche doit les conduire jusqu'au mur des Lamentations, à Jérusalem-Est, dernier vestige du Second Temple, détruit en l'an 70 par les Romains, et le lieu le plus sacré où les juifs sont autorisés à prier.

JERUSALEM : Lundi, des policiers se tenaient devant des barrières près des remparts de la Vieille ville, à quelques heures d'un défilé de nationalistes israéliens en marge de la « Journée de Jérusalem », qui se déroule pour la deuxième année consécutive sur fond de guerre à Gaza.

« Yom Yerushalaïm » (« la Journée de Jérusalem » en hébreu) commémore pour les Israéliens la « réunification » de la ville en 1967. 

Chaque année, à l'occasion de cette journée, des milliers de nationalistes israéliens, en majorité religieux, marchent dans les rues de Jérusalem, y compris dans la Vieille ville, occupée et annexée par Israël, en brandissant des drapeaux israéliens, dansant et chantant. 

Dès lundi matin, des groupes de jeunes venus de tout le pays se réunissaient près de la porte de Jaffa, arborant des T-shirts blancs, comme c'est souvent le cas pour cette marche, a constaté une journaliste de l'AFP. 

Leur marche doit les conduire jusqu'au mur des Lamentations, à Jérusalem-Est, dernier vestige du Second Temple, détruit en l'an 70 par les Romains, et le lieu le plus sacré où les juifs sont autorisés à prier.

Les autorités locales peuvent ordonner la fermeture des commerces palestiniens dans l'enceinte de la Vieille ville.

Pour de nombreux Palestiniens, ce défilé sous haute surveillance est perçu comme une provocation délibérée.

Chaque année, des incidents émaillent cette marche, notamment dans les rues de la Vieille ville, certains des participants entonnant des slogans racistes.

En 2024, deux journalistes, dont un photographe palestinien, avaient été agressés par des adolescents participant à la manifestation. 

En 2021, alors que la marche commençait à se diriger vers la Vieille ville de Jérusalem, le Hamas avait lancé un barrage de roquettes en direction de la ville, provoquant une guerre de 12 jours entre Israël et le mouvement islamiste palestinien, ainsi que des émeutes entre juifs et Arabes dans tout le pays.

Dimanche, la police a annoncé le déploiement « de milliers » d'agents dans toute la ville afin « d'assurer la sécurité et la sûreté du public ».

La mairie israélienne de Jérusalem a annoncé une série d'événements qui ont débuté le soir même, comme pour toutes les fêtes du calendrier juif.

Un drapeau israélien géant a été déployé dimanche soir sur l'esplanade du mur des Lamentations, alors que des milliers de visiteurs se pressaient dans les rues de la Vieille ville.

Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, le gouvernement israélien doit se réunir lundi dans le quartier palestinien de Silwan. 

Silwan, en contrebas des murailles de la Vieille ville, abrite un site archéologique juif important, Ir David, à un endroit où la Bible situe la Cité du roi David après sa conquête de Jérusalem sur les Jébuséens.

Depuis juin 1967, la colonisation israélienne s'est développée dans la partie Est de la ville, et est régulièrement condamnée à l'international. 

Israël considère Jérusalem comme sa capitale « unifiée et indivisible », ce que la communauté internationale ne reconnaît pas, tout comme l'annexion de la partie orientale de la ville.

Pendant son premier mandat, toutefois, le président Donald Trump a déplacé l'ambassade des États-Unis à Jérusalem après avoir reconnu la ville comme capitale d'Israël. 

Dimanche soir, son ambassadeur en Israël, Mike Huckabee, ainsi que la secrétaire d'État américaine à la Sécurité intérieure en visite, Kristi Noem, ont brièvement assisté aux commémorations au mur des Lamentations. 

La marche de lundi aura lieu pour la deuxième année consécutive sur fond de guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque lancée par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023. 

La guerre a ravivé les discussions, au sein de la droite israélienne, sur une annexion du territoire palestinien.


Malgré les frappes russes et le froid, Kiev danse le ska

Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses. (AFP)
Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses. (AFP)
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  • Chaque hiver depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou pilonne les infrastructures énergétiques de son voisin
  • Début janvier, des bombardements massifs ont plongé Kiev dans le noir et privé la moitié de ses habitants de chauffage

KIEV: Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses.

C'est une "flashmob", explique-t-elle, une fête improvisée entre les habitants des immeubles environnants pour "ne pas penser aux problèmes", alors que le quartier est quotidiennement privé d'électricité pendant "17 ou 18 heures".

Chaque hiver depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou pilonne les infrastructures énergétiques de son voisin.

Début janvier, des bombardements massifs ont plongé Kiev dans le noir et privé la moitié de ses habitants de chauffage.

Le réseau a été rétabli depuis, mais reste extrêmement fragile et les coupures de courant font partie du quotidien des habitants de la capitale.

Ces derniers jours, le mercure flirte avec les -20 degrés, faisant chuter la température des logements, avec parfois 10 petits degrés dans les pièces.

"Les gens en ont assez de rester sans courant, de se sentir tristes", résume Olena Chvydka. "C’est une charge psychologique pour chacun".

Pour résister, Olena a organisé une fête en plein air. Platines et baffles ont été installées à 13H, quand il faisait encore -10 °C. "Maintenant, il doit faire -15 ou moins", sourit-elle.

"Invincibles" 

House, rap, ska... les styles s'enchaînent sous les doigts gelés du DJ, dont le visage dépasse à peine d'une doudoune épaisse et d'un gros bonnet.

Pieds dans la neige glacée, une femme se déhanche, auréolée de fourrure synthétique, engoncée dans une combinaison en satin bleu.

Des verres de vin chaud, des pas de danse maladroits sur la glace, des sourires sur les visages: "Les gens sont détendus ici. C’est vraiment cool", dit à l'AFP Olga Pankratova, résidente et ancienne officier des forces armées.

"Beaucoup de résidences font cela maintenant. Je suppose que c’est une question d’unité", glisse-t-elle.

"Ce genre de rassemblements apporte une forme de résistance civilisée à la force qui nous est imposée: missiles, explosions, flammes... Ça nous unit".

Un effet de mode s'est emparé de la capitale et les vidéos de soirées de ce genre fleurissent sur les réseaux sociaux.

L'ambiance tranche avec l'atmosphère de la capitale. Depuis janvier, le ronron des générateurs est devenu la bande originale des rues de Kiev, moins peuplées qu'à l'accoutumée à cause de la glace qui recouvre ses pavés.

L'Ukraine craint aussi une reprise des frappes russes sur ses infrastructures, alors que des drones de reconnaissance russes survolent Kiev en journée, alimentant les rumeurs de possibles attaques massives sur la ville.

"Peu importe à quel point on se force à faire bonne figure, cela affecte beaucoup notre état émotionnel sur le moment", confie Olga en évoquant les coupures de courant et accusant la Russie de "vouloir instiller la peur et la haine" dans la société ukrainienne.

"Les gens sont invincibles", lance pour sa part Ievgueniï, officier militaire à la retraite, qui a participé à l'organisation de la fête.

"Malgré la situation très compliquée, ils veulent tenir bon et célébrer. Et ils attendent la victoire quoi qu’il arrive", conclut-il.


Les candidats à un siège permanent au «Conseil de paix» de Trump doivent verser un milliard de dollars 

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger. (AFP)
"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger. (AFP)
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  • Les Etats candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par Donald Trump, qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces"
  • "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits"

BRUXELLES: Les Etats candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par Donald Trump, qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces", selon la "charte" obtenue lundi par l'AFP.

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger.

 

 


Espagne: au moins 21 morts et des dizaines de blessés dans une collision entre deux trains

La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu'il a "projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails", a-t-il poursuivi, expliquant que "la priorité" pour le moment était "de porter secours aux victimes".. (AFP)
La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu'il a "projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails", a-t-il poursuivi, expliquant que "la priorité" pour le moment était "de porter secours aux victimes".. (AFP)
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  • Les images diffusées à la télévision publique montraient les deux trains entourés d'une foule de personnes et d'ambulances, tandis que les services d'urgence s'efforçaient de venir en aide aux nombreux blessés
  • Selon le ministre, "les derniers wagons d'un train" de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid, "ont déraillé" près d'Adamuz, à près de 200 km au nord de Malaga, entrant en collision avec un train

MADRID: Un accident ferroviaire impliquant deux trains à grande vitesse a fait dimanche au moins 21 morts et une trentaine de blessés graves dans le sud de l'Espagne, selon la Garde civile, après une collision très violente qui a projeté des wagons hors des rails.

Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, a souligné sur le réseau social X que "le choc a été terrible".

"Toutes les personnes blessées nécessitant des soins hospitaliers ont été évacuées", a-t-il déclaré ensuite lors d'un point presse tôt lundi matin. "On parle de 30 personnes blessées gravement qui ont été transférées dans des hôpitaux", a-t-il précisé.

Les images diffusées à la télévision publique montraient les deux trains entourés d'une foule de personnes et d'ambulances, tandis que les services d'urgence s'efforçaient de venir en aide aux nombreux blessés.

Selon le ministre, "les derniers wagons d'un train" de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid, "ont déraillé" près d'Adamuz, à près de 200 km au nord de Malaga, entrant en collision avec un train de la compagnie nationale Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente en direction de Huelva.

La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu'il a "projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails", a-t-il poursuivi, expliquant que "la priorité" pour le moment était "de porter secours aux victimes".

La Garde civile a indiqué à l'AFP, dans un dernier bilan, qu'il y avait au moins 21 morts, les autorités régionales andalouses évoquant au moins 73 blessés, dont six très graves, et "une nuit (qui s'annonce) très difficile".

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué "une nuit de profonde douleur" après "le tragique accident ferroviaire". Il a précisé suivre de près les opérations, le gouvernement central à Madrid "collabor(ant) avec les autres autorités compétentes" mobilisées sur place.

De son côté, la famille royale espagnole a fait part dans un communiqué de sa "grande inquiétude" à la suite de ce "grave accident".

"Tout est complètement détruit", a déclaré Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, à la chaîne de télévision publique TVE.

"Nous avons même dû déplacer des corps pour pouvoir accéder à des personnes vivantes", a-t-il ajouté.

"Un film d'horreur" 

"On se croirait dans un film d'horreur", a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo, à la chaîne La Sexta.

"Il y a eu un choc très violent à l'arrière et l'impression que tout le train allait se disloquer (...) De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre", a-t-il dit.

C'est comme si "un tremblement de terre" avait secoué le wagon, a témoigné de son côté un journaliste de la radio publique RNE qui voyageait dans l'un des deux trains, à la télévision publique TVE.

Les occupants du wagon ont pris les marteaux de secours pour briser les vitres et commencer à sortir du convoi, a-t-il encore raconté.

Selon des médias espagnols, plus de 300 personnes se trouvaient dans le train d'Iryo et plus de 100 dans l'autre train de Renfe.

Dans la grande gare madrilène d'Atocha, des "équipes de soutien vont être déployées pour accompagner les familles" des personnes touchées, a annoncé la présidente de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso.

Le président français Emmanuel Macron a adressé ses "pensées" aux victimes de l'accident, évoquant "une tragédie" et promettant le soutien de la France à l'Espagne.

Face à la situation, "le trafic de trains à grande vitesse entre Madrid et Cordoue, Séville, Malaga et Huelva (des villes dans le sud de l'Espagne, ndlr) sera interrompu au moins toute la journée du lundi 19 janvier", a, par ailleurs, indiqué sur X le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol (Adif).