Le 911 de La Mecque est considéré comme un ami dans le besoin

Le centre opérationnel de sécurité unifié 911 dans la région de La Mecque. (An/Abdulrahman bin Shalhoub)
Le centre opérationnel de sécurité unifié 911 dans la région de La Mecque. (An/Abdulrahman bin Shalhoub)
Le centre opérationnel de sécurité unifié 911 dans la région de La Mecque. (An/Abdulrahman bin Shalhoub)
Le centre opérationnel de sécurité unifié 911 dans la région de La Mecque. (An/Abdulrahman bin Shalhoub)
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Publié le Samedi 07 juin 2025

Le 911 de La Mecque est considéré comme un ami dans le besoin

  • Ce centre joue un rôle essentiel mais souvent invisible dans la sécurité publique, en coordonnant les interventions d'urgence. Son rôle devient particulièrement crucial lors d'événements majeurs tels que le pèlerinage annuel du Hadj.
  • Le centre recevait environ 40 000 appels par jour, précisant que 80 % d'entre eux étaient traités directement par les opérateurs sans qu'il soit nécessaire de les transmettre à un niveau supérieur.

MINA : Que vous vous soyez perdu, que vous ayez égaré un objet de valeur ou que vous vous trouviez en situation de danger dans la région de La Mecque, il vous suffit d'appeler le 911. La première chose que vous entendrez sera la question suivante : « Comment puis-je vous aider ? »

Cependant, derrière cette simple question se cache une armée d'opérateurs qualifiés et un système vaste et sophistiqué : le Centre unifié des opérations de sécurité 911 de la région de La Mecque, une division clé du Centre national des opérations de sécurité relevant du ministère saoudien de l'Intérieur.

Ce centre joue un rôle essentiel mais souvent invisible dans la sécurité publique, en coordonnant les interventions d'urgence. Son rôle devient particulièrement crucial lors d'événements majeurs tels que le pèlerinage annuel du Hadj.

En temps normal, le centre comprend des représentants d'environ 15 agences de sécurité et de services, mais ce nombre peut atteindre 30 pendant le Hadj afin de pouvoir gérer efficacement les foules importantes et les situations d'urgence potentielles.

Situé à quelques kilomètres seulement des lieux saints, le centre est divisé en trois sections principales : la salle de réception des appels, la salle de répartition et la salle de surveillance, qui supervise le vaste réseau de caméras de sécurité de la ville. 

Dans une interview accordée à Arab News, le capitaine Abdulaziz bin Zuhair Al-Ghamdi, porte-parole du NCSO, a déclaré que le centre recevait environ 40 000 appels par jour, précisant que 80 % d'entre eux étaient traités directement par les opérateurs sans qu'il soit nécessaire de les transmettre à un niveau supérieur.

« La plupart des appels que nous recevons proviennent de personnes qui posent des questions sur certaines de nos règles, par exemple comment et quand entrer à La Mecque, ou qui est autorisé à entrer à La Mecque », a déclaré Al-Ghamdi.

Pendant les périodes de forte affluence, comme le Hadj, le volume d'appels augmente. Rien que le jeudi 5 juin, le centre a traité 46 079 appels. Beaucoup d'entre eux provenaient de pèlerins cherchant de l'aide pour trouver leurs tentes ou demandant une assistance médicale.

Le capitaine Al-Ghamdi a souligné que seuls 20 % des appels nécessitent des rapports officiels et sont transmis à des entités spécialisées pour suite à donner. 

« Comme vous pouvez le constater, le centre est équipé des technologies les plus avancées. Nous répondons aux appels en moins de deux secondes », a-t-il déclaré.

Outre la rapidité, le centre garantit également l'accessibilité : les opérateurs, hommes et femmes, sont formés pour répondre dans plusieurs langues, notamment l'anglais, le français et l'ourdou, afin d'aider la population diversifiée de pèlerins et de résidents qui sollicitent de l'aide.

Le porte-parole a précisé qu'une fois l'appel reçu, le numéro de téléphone, le nom et la localisation de l'appelant s'affichent immédiatement sur les écrans de surveillance avancés du centre. « En cas d'urgence grave, nous remplissons un formulaire et le transmettons au service spécialisé en moins de 45 secondes », a-t-il ajouté.

Le NCSO supervise des centres opérationnels de sécurité unifiés similaires à Riyad, Médine et dans la province orientale. Il est chargé de surveiller l'évolution de la sécurité dans tout le royaume, d'analyser les menaces, de gérer les crises à grande échelle et de coordonner les efforts d'intervention entre les différentes agences. 

Au-delà des opérations réactives, le centre surveille de manière proactive les développements quotidiens, émet des alertes pour sécuriser les installations essentielles et les missions diplomatiques, et coordonne les plans de sécurité pour les événements nationaux.

Dans une ville aussi densément peuplée et spirituellement importante que La Mecque, la responsabilité est immense. Mais grâce au dévouement invisible des équipes qui travaillent 24 heures sur 24, les résidents et les pèlerins bénéficient d'une réponse rapide et rassurante lorsqu'ils en ont le plus besoin.

Derrière chaque appel d'urgence traité se cache une promesse discrète de sécurité, tenue par des hommes et des femmes professionnels engagés à protéger des vies. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com  


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
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  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.

 


Frappes israéliennes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien

Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
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  • Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar
  • Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan

JERUSALEM: Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer.

L'agence iranienne Fars a par ailleurs affirmé qu'un autre complexe pétrochimique, cette fois près de Chiraz (centre-sud) avait été visé par des frappes, évoquant des "dégâts mineurs".

Israël n'a pas évoqué cette opération à ce stade. Mais le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'armée avait lundi "frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays".

Juste avant, Téhéran avait rapporté une série d'explosions sur le site, déjà frappé le 18 mars par Israël.

Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar.

Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a déclaré Israël Katz. "Cela représente un coup sévère se montant à des dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est également félicité des frappes.

"Aujourd'hui nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique en Iran. Ce qui veut dire que nous éliminons systématiquement la machine à financer des Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a-t-il déclaré dans une vidéo.

"Sous contrôle" 

Les médias officiels iraniens ont affirmé que la situation à Assalouyeh était "sous contrôle".

"L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête", a indiqué l'agence Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, ajoutant qu'aucun blessé n'était à déplorer.

Le champ offshore de South Pars, essentiel pour le secteur énergétique iranien, sert pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Ehsan Jahanian, gouverneur adjoint de la province iranienne de Bouchehr (sud-ouest), a indiqué que "deux infrastructures dans le secteur de Pars avaient été touchées par un raid aérien ennemi".

L'agence Tasnim a elle indiqué que "les entreprises Mobin et Damavand, qui fournissent de l'électricité, de l'eau et de l'oxygène" à Assalouyeh "ont été visées".

Il n'y a pas eu de dégâts du côté de l'entreprise pétrochimiques de Pars, selon cette source.

En mars, le président Donald Trump avait demandé à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes après les premières frappes contre le champ de South Pars.

Mais le président américain avait aussi menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques dans la région.

 


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.